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... est à lire par là !




soja et soja fermenté

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matali
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MessageSujet: soja et soja fermenté Lun 29 Juin 2009 - 19:43

à lire : http://www.westonaprice.org/soy/dangersdusoja_fr.html

(merci Nestor encore)
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mojito
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MessageSujet: Re: soja et soja fermenté Mar 30 Juin 2009 - 17:16

Moi qui adore boire un verre de lait de soja a 4 h!!!vous pensez vraiment que c'est pas bon pour la santé ou ces propos sont exagéré?
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Aile
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MessageSujet: Re: soja et soja fermenté Mar 30 Juin 2009 - 17:40

Un site plus "modéré" sur le sujet : CLIC et celui là aussi, tant qu'à faire : CLIC

Je n'aime pas les "jetés de pavés dans la mare" : rien n'est jamais ni tout blanc, ni tout noir.. De plus tout évolue : je suis consommatrice de lait d'amande et de lait de riz, pour l'instant, RAS de ce côté là, mais qui sait si dans 10 ans, on ne va pas leur trouver les pires défauts !!

Comme disait ma grand mère "De tout, un peu, tu ne t'en porteras que mieux" (elle disait ça en parlant de nourriture, mais je trouve que c'est valable pour tout le reste aussi )
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matali
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MessageSujet: Re: soja et soja fermenté Mer 1 Juil 2009 - 12:05

mojito a écrit:
Moi qui adore boire un verre de lait de soja a 4 h!!!vous pensez vraiment que c'est pas bon pour la santé ou ces propos sont exagéré?
Tu n'es pas un nourrisson, les dangers sont moindres. C'est surtout une question d'excès (comme souvent).
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MessageSujet: Re: soja et soja fermenté Mer 1 Juil 2009 - 12:32

Aile, je reprends tes articles, juste pour pouvoir les lire directement ici.

http://www.biolineaires.com/articles/rayon-dietetique/dossier-soja/51-le-soja-et-ses-controverses.html a écrit:
Le soja et ses controverses

La polémique autour du soja

Le soja, comme beaucoup d’aliments, contient des phyto-oestrogènes. Une fois ingérées, elles agissent à la manière des hormones naturelles ou synthétiques, mais avec une efficacité 1000 à 2000 fois moindre, d’où un effet atténuateur in vivo. Ils appartiennent à la famille des isoflavones dont les plus répandus dans le soja sont la génistéine et la daidzéine qui seront rendues en partie actives par l’action de la flore intestinale. Les isoflavones vont se fixer sur les récepteurs des oestrogènes et vont soit combler les déficits (cas de la ménopause) soit compenser les excès hormonaux (cas de la périménopause).
Dans son rapport de mars 2006, l’Afssa* conclue que le soja est potentiellement dangereux pour l’homme en raison de son contenu en isoflavones et recommande de ne pas dépasser 1mg d’isoflavones par jour et par kg de poids. Par ailleurs, elle donne un certain nombre de recommandations basées sur des résultats d’expérimentation animale, mais qui ne prennent pas en compte les études attestant de l’innocuité chez l’homme.
Où l'on voit qu'il faudrait se méfier de tous les aliments contenant des "hormones"...

http://www.biolineaires.com/articles/rayon-dietetique/dossier-soja/51-le-soja-et-ses-controverses.html a écrit:
• Pour les nourrissons :
pas de soja avant 5/6 mois, le lait maternel étant le seul aliment adapté au bébé. L’Afssa déconseille les aliments à base de soja avant 3 ans. Des voix s’élèvent dans le milieu médical pour dire que parmi les adultes trentenaires des Etats-Unis et du Canada ayant consommé du soja depuis l’enfance, on n’a pas constaté, semble-t-il, d’effet négatif tant du point de vue de leur fertilité que de leur croissance. A noter que la consommation de soja dans l’enfance protègerait des maladies hormono-dépendantes et des cancers du sein à l’âge adulte.
Néanmoins, il est bon de rappeler que seules les préparations pour nourrissons à base de protéines de soja (PPS) sont adaptées à l’enfant de moins de 3 ans.
Il semble paradoxal par ailleurs de dénoncer les dangers des PPS alors que les produits laitiers contiennent des phyto-oestrogènes plus actifs (équol) qui apparaissent lors de la rumination et proviennent du fourrage (luzerne, trèfle, soja, etc.). Au demeurant, l’équol ne présente pas de danger. Reste que les nourrissons nourris avec des préparations à base de lait de vache, même s’ils consomment moins d’isoflavones que les nourrissons PPS, présentent des taux d’équol circulants plus élevé car l’équol (aglycone) est davantage assimilé.

• Pour la femme enceinte :
aucune étude n’a mis en évidence les effets négatifs d’une consommation de soja.
Par définition, les femmes enceintes ne sont pas ménopausées et consomment rarement des compléments alimentaires à base de phyto-oestrogènes…

• Pour les femmes ayant eu un cancer du sein :
même recommandation par l’Afssa de dosage à ne pas dépasser. Mais sur ce sujet, les expérimentations animales divergent : certaines ont montré un risque de croissance tumorale, d’autres non. Des études récentes confirment que le soja ne présente aucun danger même chez les femmes ayant eu des antécédents cancéreux.

• En cas d’hypothyroïdie :
selon les études, l’apport de soja ralentirait la synthèse de l’hormone thyroïdienne si les apports en iode sont insuffisants. Mais d’autres études ont montré que si l’apport en iode est correct, l’impact du soja est nul sur le fonctionnement de la thyroïde.
C'est marrant de lire dans l'article que le lait de vache n'est pas mieux... alors qu'on présente justement souvent le lait de soja comme une alternative.

http://www.biolineaires.com/articles/rayon-dietetique/dossier-soja/51-le-soja-et-ses-controverses.html a écrit:
Faut-il ou non consommer du soja ?
Les dernières études tendent à prouver que les dangers potentiels du soja ont été largement surestimés. Par voie alimentaire, il est impossible d’atteindre des consommations présentant un risque. La marge de sécurité est donc immense.
Il serait donc dommage de se priver d’un aliment au profil nutritionnel et au bénéfice santé aussi intéressant.
Le soja permet de complémenter les céréales ou de varier les apports protéiques. Il constitue une alternative aux protéines animales. La fermentation, même si elle ne concerne que quelques produits spécifiques, favorise une grande digestibilité des protéines et des autres nutriments. D’autre part, sans gluten et sans lactose, il est d’un précieux secours pour les allergiques.
Sa composition en acides gras fait diminuer le taux de cholestérol sanguin et la pression artérielle.
Grâce à la présence de polyphénols, aux propriétés anti-oxydantes le soja assure une protection contre les maladies cardio-vasculaires. Les polyphénols du soja possèdent une autre propriété méconnue : c’est l’induction de l’apoptose qui traduit la capacité à provoquer le « suicide » sélectif des cellules cancéreuses, tout en protégeant les cellules saines.
Il assure un confort à la femme ménopausée par l’apport en phyto-oestrogènes. Néanmoins, l’effet n’est tangible que pour les femmes dont la flore intestinale permet de rendre actives les isoflavones.
Le soja, à condition qu’il soit bio, sans contamination par les OGM et consommé dans le cadre d’une alimentation diversifiée, constitue un excellent aliment

* Afssa :Agence française de sécurité sanitaire des aliments

Ce dossier a été élaboré avec la contribution de Mr Hervé BERBILLE, ingénieur, auquel vont nos remerciements. Mr Berbille est le créateur du premier lait infantile bio à base de lait de vache et du premier complément alimentaire bio pour le traitement de la ménopause.
Voilà une belle conclusion : faut manger bio et diversifié !


http://www.restonsenforme.com/20090526/soja-dangereux-sante/ a écrit:
Le soja est-il dangereux pour la santé ?

Acclamé pour ses vertus santé, puis décrié pour ses potentiels dangers, le soja a depuis peu une réputation controversée. Accusé de favoriser les cancers du sein, déconseillé aux nourrissons et femmes enceintes, montré du doigt pour ses effets sur les femmes ménopausées, le soja est accusé de nombreux maux ! C’est le moment de faire le point.

Aujourd’hui, le soja tient une place importante dans l’alimentation occidentale. Mais que cache cette plante millénaire venue d’Asie ? Faut-il s’en méfier ? A qui est-elle déconseillée ?

Le soja, un aliment très allergisant

Le soja est l’un des neuf aliments allergènes les plus courants. L’allergie au soja provoque à peu près les mêmes symptômes que l’allergie au lait de vache : problèmes digestifs, maux et crampes d’estomac… D’ailleurs, une grande partie des personnes allergiques au lait de vache l’est aussi au soja. L’allergie au soja est fréquente chez les bébés mais disparaît dans la majorité des cas vers l’âge de 2 ou 3 ans. Dans les cas les plus graves, un régime sans soja est envisagé à vie.

Attention aux préparations pour nourrissons

Les préparations à base de soja sont généralement données aux nourrissons intolérants aux protéines du lait de vache. Ces « laits » pour bébés sont bien adaptés et répondent à leurs besoins nutritionnels. Mais, depuis quelques années, ils sont remis en cause. En effet, le soja est riche en phytoestrogènes, des molécules capables de reproduire les effets des hormones féminines : les oestrogènes. D’après plusieurs études, cette concentration en phytoestrogènes pourrait être responsable de troubles divers : moins bonne réponse vaccinale, problèmes de thyroïde, affections ORL et, à plus long terme, troubles des règles et de la fertilité. Ces problèmes peuvent apparaître en cas de consommation élevée, ce qui est malheureusement le cas pour les bébés nourris aux préparations à base de soja.

Les spécialistes s’accordent à dire que dans la mesure du possible, il faut privilégier l’allaitement maternel, et éviter les préparations à base de soja avant l’âge de 3 ans (c’est ce que recommande l’Afssa, Autorité française de sécurité sanitaire des aliments). Si votre bébé est intolérant aux protéines de lait de vache, préférez les préparations à base de soja à teneur réduite en phytoestrogènes (ou isoflavones). Dans tous les cas, n’hésitez pas à demander conseil à votre pédiatre ou votre médecin traitant.

Ménopause et cancer du sein

Depuis des millénaires, les femmes asiatiques consomment du soja quotidiennement. Chez cette population, l’effet protecteur des phytoestogènes vis-à-vis du cancer du sein a été démontré. Malheureusement, il ne peut pas être transposé aux femmes occidentales. Par ailleurs, dans son rapport de 2003, l’Afssa suggère que le soja pourrait favoriser l’apparition de cancer du sein chez les femmes ménopausées avec des antécédents de cancers du sein. Elle recommande donc aux femmes ménopausées de ne pas consommer plus d’un produit contenant du soja par jour

Quant aux compléments alimentaires à base de soja conçus pour réduire les désagréments liés à la ménopause, leur efficacité n’est pas avérée. Et ils sont bien entendu déconseillés aux femmes ayant des risques de développer un cancer du sein. Pour se protéger d’un tel cancer, les médecins préconisent plutôt… le sport ! A raison de 3 heures par semaine, une activité sportive réduirait de 30 à 40% le risque de cancer du sein.

Et pour les autres ?

Non, le soja n’a pas que des défauts. C’est aussi un excellent allié santé. Ses vertus sont multiples : il diminue le taux de cholestérol, réduit les douleurs chroniques, protège des maladies cardio-vasculaires… Le soja a tout à fait sa place au sein d’une alimentation saine et équilibrée. Mais comme tous les aliments, n’en n’abusez pas. Et en cas de doute, vous pouvez demander conseil à votre médecin.

Sophie Kovarik
Un article qui me semble bien pauvre en élément et qui mélange un peu tout...
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MessageSujet: Re: soja et soja fermenté Mer 1 Juil 2009 - 12:35

Le lien qui fait

http://www.westonaprice.org/soy/dangersdusoja_fr.html a écrit:
Resume Des Dangers Du Soja
Translation by Taty Lauwers
English Original

* Dans le soja, de hauts taux d’acide phytique réduisent l’assimilation du calcium, du magnésium, du cuivre, du fer et du zinc. L’acide phytique du soja n’est pas neutralisé par les préparations communes comme le trempage, la germination et la cuisson lente et longue. Des régimes à haute teneur en phytates ont provoqué des troubles de la croissance chez des enfants.
* Les inhibiteurs de trypsine du soja interagissent avec la digestion des protéines et peuvent provoquer des troubles au niveau du pancréas. Chez les animaux de laboratoire, le soja chargé en inhibiteurs de trypsine ralentit la croissance.
* Les phyto-oestrogènes du soja sont de puissants agents anti-thyroïdiens, qui peuvent entraîner de l’hypothyroïdisme et peuvent provoquer le cancer de la thyroïde. Chez les nourrissons, on associe la consommation de lait maternisé au soja à une maladie autoimmune touchant la thyroïde.
* Les analogues à la vitamine B12 présents dans le soja ne sont pas absorbés et peuvent même augmenter les besoins naturels en vitamine B12.
* Le soja augmente les besoins naturels en vitamine D. Le lait de soja est supplémenté en vitamine D2 synthétique (et toxique).
* Lors de la fabrication d’isolats de protéines de soja et de soja texturé, des protéines fragiles sont sur-dénaturées par les hautes températures.
* La fabrication de protéines de soja provoque la formation de nitrosamines hautement carcinogéniques et en une substance toxique : la lysinoalanine.
* De l’acide glutamique libre (MSG), une puissante neurotoxine, est produite pendant la fabrication du soja. Des taux supplémentaires sont ajoutés à bien des aliments à base de soja.
* Les aliments à base de soja contiennent de haux taux d’aluminium, qui est toxique pour le système nerveux et les reins.

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MessageSujet: Re: soja et soja fermenté Mer 1 Juil 2009 - 13:22

Et un dossier... un peu lourd à lire peut-être, alors, extraits :
http://www.westonaprice.org/soy/bonnesraisons.html a écrit:
Les bonnes raisons d'éviter de consommer les derives du soja

Par Sally Fallon et Maria Enig

"Chaque année, les travaux de recherche sur le soja et les produits à base de dérivés du soja semblent croître de façon exponentielle. Mieux encore, la recherche ne se limite plus aux premiers domaines d'investigation, comme le cancer, les affections cardiovasculaires et l'ostéoporose. De nouvelles découvertes donnent à penser que le soja a potentiellement des effets favorables dans plus de situations qu'on ne l'avait pensé jusqu'ici."
(...)

Marketing de l'aliment parfait

"Pensez seulement que vous pouvez faire pousser l'aliment parfait. Cet aliment-là ne procurerait pas seulement une alimentation équilibrée que l'on puisse acheter, mais il serait aussi délicieux et facile à préparer d'une multitude de façons. Ce serait un aliment sain, sans graisses saturées. En fait, vous feriez naître une véritable source de jouvence sur votre quarantaine passée." C'est ce qu'écrivait Dean Houghton, pour Furrow 2, un magazine publié en douze langes par John Deere. (2) "Cet aliment idéal préviendrait les maladies que l'on craint le plus au monde, et peut-être même en renverserait le cours. Vous pourriez faire pousser cette plante miracle dans une grande variété de sols et de climats. Sa culture améliorerait les sols au lieu de les épuiser... En réalité cette plante miracle existe déjà... On l'appelle soja."

Imaginez la suite. Les agriculteurs l'ont imaginée : ils plantent de plus en plus de soja. (...)

(...)

C'est le lait de soja qui a engrangé les gains les plus élevés, passant d'une valeur de 2 millions de dollars en 1980 à plus de 300 millions en 1999. (10) De récents progrès dans la fabrication ont transformé un breuvage asiatique gris, peu épais, amer et au goût de haricot en un produit que les consommateurs de l'Ouest peuvent accepter, une denrée qui a le goût d'un "milkshake", pris sans un quelconque sentiment de culpabilité. (...)

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MessageSujet: Re: soja et soja fermenté Mer 1 Juil 2009 - 13:23

Ce qui nous interpelle dans le sujet :

http://www.westonaprice.org/soy/bonnesraisons.html a écrit:
Le côté noir de la Cendrillon

La propagande qui a créé ces ventes formidables de soja est d'autant plus remarquable que, seulement quelques décades plus tôt, le soja était considéré comme impropre à la consommation, même en Asie.(...)

Les Chinois ne mangeaient pas de soja non fermenté comme ils le faisaient pour les autres légumineuses comme les lentilles, parce que le soja contient de grandes quantités de toxines naturelles ou "facteurs antinutritionnels". En tout premier lieu s'y trouvent de puissants inhibiteurs qui bloquent l'action de la trypsine et celle d'autres enzymes indispensables à la digestion. Ces inhibiteurs sont de grosses molécules de protéines très hermétiquement repliées qui ne sont pas complètement désactivées lors d'une simple cuisson. Il peuvent produire de graves troubles gastriques, réduisent la digestion des protéines et des carences chroniques d'absorption des acides aminés. Sur les animaux d'expérimentation, les rations riches en inhibiteurs de la trypsine provoquent l'augmentation du volume du pancréas, et aussi le cancer. (14)

Le soja contient aussi des hémagglutinines, substances favorisant la coagulation, qui poussent les globules rouges à se coller les uns aux autres.

Les facteurs antitrypsine et les hémagglutinines sont des inhibiteurs de la croissance. Des rats sevrés nourris avec du soja contenant ces substances antinutritionnelles ne grossissent pas normalement. Les composés qui dépriment la croissance sont inactivés lors de la fermentation. C'est la raison pour laquelle les Chinois commencèrent à incorporer des aliments à base de soja dans leur régime. Dans les produits précipités comme le tofu, les inhibiteurs d'enzymes se concentrent dans le liquide de trempage plutôt que dans le caillé. De la sorte dans le tofu et le caillé de haricots, les substances dépressives de la croissance sont réduites en quantité, mais elles ne sont pas totalement éliminées.

Le soja contient également des substances goitrigènes. Sa teneur en acide phytique, présent dans le son ou l'enveloppe de toutes les graines, est élevée. Cette substance peut bloquer l'absorption de minéraux essentiels dans le tractus intestinal (calcium, magnésium, cuivre, fer et particulièrement zinc). Bien que n'étant pas un mot familier, l'acide phytique a été étudié de façon extensive. Il y a des centaines d'articles sur les effets de l'acide phytique dans la littérature scientifique. Les chercheurs sont en général d'accord en ce que les régimes à base de graines et de légumineuses riches en phytates sont la cause des carences nombreuses en minéraux des pays du tiers monde. (15) Les analyses montrent bien que calcium, magnésium, fer et zinc sont présents dans les plantes consommées dans ces régions, mais leur contenu élévé en phytates empêche leur absorption.

Les graines de soja sont, de toutes les céréales et les légumineuses qui ont été étudiées, celles qui contiennent les teneurs les plus élevées en phytates (16), ces phytates de la graine de soja sont particulièrement résistants aux techniques habituelles de réduction de la teneur en phytates, telle une lente cuisson prolongée. (17) Seule, une longue période de fermentation est capable de réduire de façon significative le contenu des graines de soja en phytates. Lorsque des produits précipités comme le tofu sont absorbés en même temps que de la viande, les effets déminéralisants des phytates sont diminués. (18) Au Japon, on mange traditionnellement une petite portion de tofu ou de miso incorporé à un bouillon de poisson riche en matières minérales, suivi d'un plat de viande ou de poisson.

Les végétariens, consommateurs de tofu et de caillé de haricots comme substitutifs de la viande ou des produits laitiers, risquent des carences sévères en matières minérales. Les conséquences des carences en calcium, en magnésium et en fer sont bien connues, celles en zinc beaucoup moins.

Le zinc est catalogué métal de l'intelligence, parce qu'il est indispensable au développement et au fonctionnement normaux du cerveau et du système nerveux. Il joue un grand rôle dans la synthèse des protéines et la formation du collagène. Il est impliqué dans la régulation du sucre sanguin et protège ainsi du diabète. Il est indispensable à la fonction de reproduction. Le zinc entre dans la composition de nombreux enzymes et joue un grand rôle dans le système immunitaire. Les phytates de la graine de soja dépriment l'absorption du zinc beaucoup plus que celle d'autres minéraux. (19) La carence sévère en zinc peut provoquer un sentiment d' "ivresse spatiale" que certains végétariens prennent pour le "summum" de la spiritualité.

La consommation du lait a été donnée comme raison à la taille plus élevée des Japonais de seconde génération aux Etats-Unis. Certains enquêteurs en déduisent que la diminution du contenu en phytates du régime des Américains, quelque puissent être ses autres inconvénients, en est la seule explication, mettant l'accent sur le fait que les enfants, tant Américains qu'Asiatiques, ne consomment jamais assez de viande et de poisson pour palier les effets d'un régime riche en phytates, souffrant souvent de rachitisme, de retards de croissance et d'autres problèmes de développement. (20)

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Dernière édition par matali le Mar 6 Mai 2014 - 17:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: soja et soja fermenté Mer 1 Juil 2009 - 13:27

La suite...

http://www.westonaprice.org/soy/bonnesraisons.html a écrit:
Les isolats de protéines de soja, pas si sympa que cela

Les industriels transformateurs du soja ont travaillé dûr pour éliminer les facteurs antinutritionnels dans le produit fini, en particulier dans les isolats de protéines de soja (SPI), qui sont les composants-clé de la plupart des aliments imitant la viande et les produits laitiers, y compris les aliments infantiles et quelques marques de lait de soja.

Le SPI n'est pas quelque chose que l'on puisse fabriquer dans sa cuisine. (...) La plus grande partie des inhibiteurs est éliminée lors des traitements à température élevée, mais pas la totalité. La teneur des isolats de protéine de soja peut varier du simple au quintuple. (21) Même de très faibles teneurs en inhibiteurs de la trypsine se traduisent chez les rats par des retards de croissance par rapport aux contrôles. (22) Mais le passage à de très hautes tmpérature a pour effet secondaire malheureux de dénaturer les autres protéines du soja, qui deviennent très mal utilisées. (23) C'est la raison pour laquelle les animaux élevés avec des protéines de soja ont besoin d'être supplémentés en lysine pour corriger leurs retards de croissance.

Les nitrites sont de puissants carcinogènes. Ils se forment lors du séchage en tour spray. Un autre produit toxique, la lysino-alanine est formée lors du lavage alcalin. (24) De nombreuses flaveurs artificielles, et en particulier le MSG, sont additionnées au SPI et aux protéines végétales texturées pour en masquer le goût de haricot et leur donner celui de viande . (25)

Dans les essais nutritionnels, l'utilisation de SPI augmenta les besoins en vitamines E, K, D, et fit apparaître des signes de carences en calcium, magnésium, manganèse, molybdène, cuivre, zinc et fer. (26) L'acide phytique rémanent dans ces dérivés du soja inhibe très fort l'asorption du zinc et du fer. Les animaux nourris au SPI présentent une augmentation de la taille de certains organes, en particulier le pancréas et la thyroïde, ainsi que une déposition plus importante des acides gras dans le foie. (27)

(...)

La revendication de santé de la FDA contestée

La meilleure stratégie pour commercialiser un produit qui n'est pas sain de nature est évidemment de lui obtenir une "revendication" de santé. "La route pour l'approbation par la FDA a été longue et exigeante", confesse un apologiste de la protéine de soja, "et elle a consisté à faire une revue détaillée des données cliniques chez l'homme, de plus de 40 études efectuées sur une période de 20 ans. La protéine de soja s'est révélée comme étant une des rares denrées pouvant justifier de suffisamment de données scientifiques, non seulement pour être qualifiée pour donner lieu à une revendication de santé, mais également pour recevoir une approbation d'utilisation (alimentaire). (29)

(...)

Soja et cancer
(...) En plus d'une protection du coeur" selon une brochure d'une société, "le soja a montré de puissants effets de protection contre le cancer... Les Japonaises, qui mangent 30 fois plus de soja que les Américaines, présentent une incidence beaucoup moins élevée de cancer du sein, de l'utérus et de la prostate." (37)

Ce qui est vrai. Mais les Japonais, et tous les Asiatiques en général,souffrent plus fréquemment d'autres formes de cancer, en particulier ceux de l'oesopahe, de l'estomac, du foie et du pancréas. (38) Partout dans le monde, les Japonais ont des taux élevés de cancers de la thyroïde. (39) La logique qui voudrait que des niveaux peu élévés de cancer des organes de la reproduction soient liés à la consommation du soja devrait attribuer le niveau élevé des cancers de la thyroïde et ceux du tube digestif aux mêmes aliments, en particulier à cause du fait que le soja induit ces types de cancer chez les rats de laboratoire.

En fait, on peut se demander combien de soja les Asiatiques mangent-ils? Une enquête, réalisée en 1998 a montré que la consommaation journalière moyenne au Japon était de 8 grammes par jour pour les hommes et de 7 grammes pour les femmes, en fait moins de deux petites cuilères à café. (40) La célèbre Cornell China Study, dirigée par Colin T. Campbell, a montré qu'en Chine la consommation de légumineuses variait de 0 à 56 grammes par jour, avec une moyenne de 12 grammes. (41) En estimant que les 2/3 de cette consommation soit du soja, le maximum de consommation journalière serait de l'ordre de 40 grammes, c'est-à-dire 3 cuilerées à café, avec une moyenne de 9 grammes, c'est-à-dire à peine plus d'une petite cuillère. Une enquête datant de 1930 avaient montré que les produits à base de soja représentaient moins de 1,5 % des calories de la ration d'un Chinois, et celles de porc 65 % . (42) Traditionnellement les Chinois faisaient la cuisine avec du saindoux et non pas avec des huiles végétales.

Les produits fermentés du soja sont en fait de délicieux assaisonnements, naturels, qui peuvent aporter de nombreux suppléments nutritionnels dans le régime des Asiatiques. Mais en dehors des périodes de famine, les Asiatiques les consomment en petite quantité, en tant que condiments, et non pas pour les substituer aux aliments d'origine animale, sauf dans une exception : les moines célibataires vivants dans les monastères et menant un style de vie végétarien trouvent que les aliments dérivés du soja sont d'une aide remarquable pour tempérer la libido.

C'est la méta-analyse de Mark Messina qui, en 1994, alimenta les spéculations sur les propriétés anti-carcinogènes du soja. (43) Messina trouva que dans 26 études sur animaux, 65 % avaient constaté des effets protecteurs du soja en matière de cancer. Il négligea d'inclure dans son étude au moins un essai dans lequel il fut démontré que le soja provoquait le cancer du pancréas, l'étude de Rakis datant de 1985. (44) Chez l'homme, les résultats étaient en fait très mitigés. Quelques résultats montraient bien un effet protecteur, mais la plupart ne montraient aucune corrélation entre cancer et consommation de produits du soja. Il faisait la conclusion que "les données présentées dans cette revue ne peuvent pas être utilisées en tant que preuves pour déclarer que l'ingestion de soja diminue les risques de cancer". Malgré cela, dans son livre publié par la suite, "Le soja tout simplement et votre santé", Messina faisait une seule affirmation, recommandant la consommation d'une tasse (230 grammes) de produits à base de soja par jour, dans le régime "optimal" qu'il préconisait pour prévenir le cancer.

Des milliers de femmes consomment à présent du soja, croyant que cela les empêchera de contracter le cancer du sein. Pourtant, en 1996, des chercheurs ont trouvé que les femmes consommant des isolats de soja présentaient une incidence accrue d'hyperplasie épithéliale, un état qui préfigure la formation de tumeurs malignes. (45) L'année suivante, on découvrit que la génistéine présente dans l'alimentation stimulait les cellules mammaires et les faisait entrer dans le cycle cellulaire, une découverte qui incita les auteurs de l'étude à conclure que les femmes devraient s'abstenir de consommer des produits du soja pour prévenir le cancer du sein. (46)

Les phyto-oestrogènes: produit miracle ou poison ?

Les males des espèces tropicales d'oiseaux ont à la naissance le terne plumage des femelles et ils ne prennent leurs couleurs qu'à la maturité sexuelle, entre quelque chose comme 9 à 24 mois.

En 1991, Richard et Valérie James, éleveurs d'oiseaux exotiques à Wangerai, Nouvelle-Zélande, achetèrent une nouvelle marque d'aliment pour nourrir leurs oiseaux, basée essentiellement sur des protéines de soja. (47) Avec l'utilisation de cet aliment, leurs oiseaux prirent leurs couleurs après seulement quelques mois. En réalité, un des fabriquant des aliments pour oiseaux avoua que cette précocité était un avantage de l'aliment en question. Une annonce publicitaire des aliments Roudybush en 1992 montrait une image d'un Crimson Rosella rouge foncé, un perroquet australien qui normalement prend ses couleurs entre 18 et 24 mois, coloré billamment déjà à l'âge de 11 semaines.

Malheureusement, au cours des années suivantes, la fertilité des oiseaux diminua, avec la précocité de la maturation. Il apparut des oisillons déformés, chétifs ou mort-nés, surtout les femelles, avec pour résultat que la population globale des volières diminua régulièrement. Les oiseaux présentaient des malformations du bec et des os, des goitres, des troubles du système immunitaire et un comportement pathologique agressif. L'autopsie révéla une désintégration complète du tube digestif. La liste des problèmes correspondait avec nombre de problèmes rencontrés par les Jameses avec leurs deux enfants, qui avaient été alimentés avec un aliment infantile à base de soja.

Ahuris, frappés d'horreur et en colère, les Jameses contactèrent Mike Fitzpatrick, un PhD toxicologue, pour faire une enquête complémentaire. La revue de la littérature réalisée par le Dr Fitzpatrick apporta les preuves que la consommation de soja était liée à de nombreux troubles, y compris ceux de la fertilité, de l'augmentation des cancers et de la leucémie infantile. Dans des études des années 1950, (48), il y avait la preuve que la ginestéine provoquait des perturbations hormonales chez les animaux. Le Dr Fitzpatrick analysa aussi l'aliment pour oiseaux et il montra qu'il contenait une teneur élevée de phyto-oestrogènes, en particulier de la ginestéine. Lorsque les Jameses cessèrent de distribuer l'aliment suspecté à leurs animaux, le troupeau retrouva progressivement un comportement et une reproduction normaux.

Les Jameses embarquèrent alors dans une croisade privée, pour avertir le public et les fonctionnaires des dangers des toxines résiduelles présentes dans les denrées à base de soja, en particulier sur les isoflavones, la ginestéine et le diadzène. Protein Technology International eut connaissance de leur arguments en 1994.

En 1991, des chercheurs Japonais découvrirent que la consommation d'une quantité aussi faible que 30 grammes (2 cuillerées à soupe) de soja par jour seulement pendant un mois provoquait un accroissement marqué de l'hormone stimulante de la thyroïde (TSE). Un goitre diffus et de l'hypothyroïdisme se manifestèrent chez quelques personnes et un certain nombre se plaignirent de constipation, de fatigue et de léthargie, malgré un apport d'iode convenable. En 1997, les chercheurs du FDA's National Center for Toxicological Research firent la découverte bien embarrassante que les composants responsables du goitre étaient les isoflavones. (50) 25 grammes d'isolat de protéines de soja , la quantité minimum avancée pour obtenir des effets anti-cholestérol contenaient 50 à 70 mg d'isoflavones. Or il suffit de seulement 45 mg de ces substances pour exercer des effets biologiques significatifs chez les femmes pré-ménopausées, y compris une diminution des hormones nécessaires à une fonction thyroïdienne normale. Ces effets persistèrent durant 3 mois après l'arrêt de la consommation de soja. (51)

100 grammes de protéines de soja, dose maximim conseillée pour obtenir un effet sur le taux de cholestérol et quantité préconisée par Protein Technologies International, contient à peu près 600 mg d'isoflavones (52), soit une quantité toxique. En 1992, le service suisse de la santé estimait que 100 grammes de protéines de soja contenait autant d'oestrogènesque la pillule. (53)

Des études in vitro suggèrent que les isoflavones inhibaient la synthèse de l'oestradiol et des hormones stéroïdes. (54) Des problèmes de reproduction, de la stérilité, des troubles thyroïdiens et des maladies hépatiques en relation avec l'ingestion journalière d'isoflavones ont été observées dans plusieurs espèces animales, y compris souris, guépard, cailles, porcs, rats, esturgeon et mouton. (55)

Ce sont les isoflavones du soja que l'on accuse d'avoir une action sur les symptômes d'après la ménopause, y compris bouffées de chaleur et ostéoporose. L'inconfort dû aux bouffées de chaleur est difficile à quantifier et très subjectif et les sujets du lot de contrôle peuvent également en ressentir les effets au même niveau que celles qui absorbent les mêmes aliments à base de soja. (56) Mais l'affirmation que le soja prévient l'ostéoporose paraît extraordinaire, puisque les aliments à base de soja bloquent le calcium et provoquent une carence en vitamine D. Si les Asiatiques ont bien des taux d'ostéoporose plus faibles que les gens de l'Ouest, c'est à cause du fait que leur alimentation contient des quantités importantes de vitamine D procurée par les crevettes et les fruits de mer, et beaucoup de calcium présent dans leurs bouillons faits à base d'os. La raison pour laquelle les Occidentaux ont tant d'ostéoporose, c'est à cause de la substitution du beurre par l'huile de soja, source traditionnelle de vitamine d et d'autres activateurs nécessaires à l'absorption du calcium.

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MessageSujet: Re: soja et soja fermenté Mer 1 Juil 2009 - 13:28

La fin
http://www.westonaprice.org/soy/bonnesraisons.html a écrit:
Pillules pour bébés

Mais ce furent les isoflavones d'un aliment pour bébés qui causèrent le plus de soucis aux Jameses. En 1998, les chercheurs montrèrent que l'exposition journalière des tout jeunes enfants aux isoflavones dans un aliment infantile est 6 à 11 fois plus élevée par kilo de poids vif que celle déclenchant des troubles hormonaux chez un adulte qui consomme des protéines de soja. Les concentrations en isoflavones des jeunes enfants nourris avec des aliments infantiles à base de soja étaient 13.000 à 22.000 fois plus élevées que dans le plsma des enfants nourris au lait de vache. (57)

Environ 25 % des nourrissons américains sont élevés au biberon avec des formules à base de soja, un pourcentage bien plus élevé que dans tout le reste de l'Occident. Fitzpatrick estime qu'un enfant recevant uniquement une formule d'aliment à base de soja reçoit par unité de poids vif l'équivalent en oestrogène d'au moins 5 pillules par jour. (58) Par contre, on n'a jamais mis en évidence de phyto-oestrogènes dans les aliments infantiles à base de lait de vache, ni dans le lait des femmes qui consomment des protéines de soja.

Il y a des années que les scientifiques savent que les aliment à base de soja peuvent causer de l'hypothyroïdisme chez les jeunes enfants. Mais quel peut être l'effet des produits du soja sur leur développement hormonal, à la fois mâle et femelle?

Les petits garçons sont affectés d'un "poussée de testostérone" au cours de leurs premiers mois d'existence, alors que leur taux de testostérone est aussi élevé que celui d'un adulte. Normalement l'enfant est programmé pour exprimer ses carctéristiques males après la puberté, pas seulement le développement de son appareil génital et des traits de son physique, mais aussi dans la mise en place au niveau du cerveau des caractères du comportement masculin. Chez les singes, un déficit des hormones males compromet la perception de l'espace, plus développée, dans l'espèce humaine, chez les hommes que chez les femmes, de leur capacité d'apprentissage et d'acuité visuelle, nécessaires par exemple à un bon apprentissage de la lecture. (59) Il va sans dire que les clichés du comportement sexuel peuvent aussi être influencés par un imprégnation hormonale précoce. Le enfants mâles soumis durant la grossesse au diéthylstilboestrol (DES), hormone synthétique ayant sur les animaux des effets analogues aux phyto-oestrogènes du soja, présentent des testicules plus petits que la normale lors de la puberté (60)

Les troubles de l'apprentissage ont acquis chez les garçons les caratères d'une épidémie. L'alimentation avec les produits dérivés du soja, qui a commencé vraiment dans les années 1970, ne peut pas être ignorée en tant que cause "probable" de ces développements tragiques.

Quant aux filles, elles deviennent pubères beaucoup plus tôt que la normale, suivant une récente étude publiée dans le journal Pediatrics . (61) Les enquêteurs ont remarqué que 1 % des filles présentent à présent des signes de puberté, tels que le développement des seins et des poils du pubis, dès l'âge de 3 ans. A l'âge de 8 ans, 14,7 % des petites filles de race blanche et presque 50 % des petites noires présentent l'un ou l'autre de ces caractères, parfois les deux. De nouvelles données montrent que les oestrogènes présents dans l'environnement comme les PCB et le DDE (provenant de la destruction du DDT) peuvent provoquer un développement sexuel précoce chez les petites filles. (62) Dans l'étude Premature Thelarche effectuée à Porto-Rico, l'aliment associé avec un développement sexuel précoce n'était pas le poulet aux hormones, comme cela a été raporté par la presse, mais les formules d'aliments infantiles à base de soja. (63)

Les conséquences d'une enfance tronquée de la sorte sont dramatiques. Les petites filles au corps d'adulte doivent faire face à des sentiments et à des désirs pour lesquels ne sont pas bien équipées pour les assumer. Et la puberté précoce des filles est un mauvais présage des maladies du système de la reproduction plus tard dans leur existence, y compris l'absence de règles, la stérilité et les cancers du sein.

Des parents qui sont entrés en rapport avec les Jameses font mention des problèmes associés à l'alimentation avec les formules à base de soja chez les enfants des deux sexes, à savoir conduite émotive extrème, asthme, problèmes immunologiques, insuffisance hypophysaire, troubles thyroïdiens et syndrome de l'intestin fragile, Les mêmes troubles endocriniens et digestifs que ceux qui ont affectés les perruches des Jameses.

Contestations dans les rangs

Les organisateurs du Troisième International Soy Symposium seraient bien pressés de qualifier le Congrès de succès fou. Mais le deuxième jour du Congrès, la London-based Food Commission et la Weston A. Price Foundation de Washington, DC, tinrent une conférence de presse commune, dans l'hôtel même où se tenait le symposium, pour présenter leurs réticences à propos de la formule pour bébés à base de soja. Les représentants de l'industrie restèrent figés à l'énumération des dangers potentiels de cette formule, et devant une pétition de scientifiques inquiets et de parents pour le retrait du marché de la formule pour bébés à base de soja. Sous la pression des Jameses, le Gouvernement néo-zélandais avait fait paraître une mise en garde de santé à propos de cette formule en 1998 : il était temps que le gouvernement américain fît de même.

Le dernier jour du Symposium, la présentation de nouvelles découvertes sur la toxicité du soja fit passer un coup de froid bien oxygéné dans le dos des promoteurs d'un produit lancé à grands renforts de publicité. Le Dr Lon White fit état d'une étude sur les Américains d'origine Japonaise vivant à Hawaii, montrant une relation statistique significative entre la consommation de 2 plats ou plus de tofu par semaine et "le vieilissement précoce du cerveau". 64 Les personnes qui consommaient du tofu entre les deux-âges (middle-aged) montraient une diminution des fonctions cognitives dans la suite de leur vie et présentaient une incidence plus grande de folie et de maladie d'Alzeimer. "Qui plus est", ajoutait le Dr White, "ceux qui avaient consommé le plus de tofu, à l'âge de 75 ou 80 ans, paraissaient 5 ans plus agés". (65) White et ses collaborateurs mettaient cela sur le dos des isoflavones, une découverte qui confirmait des études antérieures montrant que les femmes présentant après la menopause les teneurs les plus élevées d'oetrogènes circulants étaient atteintes d'un déclin de leurs fonctions cognitives. (66)

Les scientifiques Daniel Seehan et Daniel Doerge, du Centre National de la Recherche Toxicologique , ruinèrent les espoirs mis par PTI dans leurs journées en présentant les résultats d'études faites sur les rats, montrant que la génestéine des produits à base de soja provoquait des dommages irréversibles aux enzymes qui réalisent la synthèse de l'hormone tyroïdienne. (67) "L'association entre la consommation de soja et les goitres chez les animaux et les humains est une longue histoire", écrivit le Dr Doerge. "Les preuves que l'on donne des effets positifs du soja appellent une compréhension complète des effets potentiels négatifs aussi."

Le Dr Claude Hugues montra que les rats issus de mères à qui l'on avait administré de la ginestéine présentaient à la naissance un poids inférieur aux contrôles et que la puberté était plus précoce chez les descendants mâles. (68) Ses recherches donnaient à penser que les effets constatés chez les rats "seraient pour le moins la préfiguration de ce qui se produit chez l'homme. Il n'y a aucune raison d'estimer qu'il puisse y avoir des malformations foetales importantes, mais on pourrait se trouver en face de modifications subtiles du comportement psychique, de la fonction immunitaire ou de la teneur en hormones sexuelles." Les résultats" à ce qu'il dit " pouvaient être de peu d'importance, mais aussi à l'origine de graves soucis... Si maman se met à manger un produit qui a le même effet que les hormones sexuelles, it est logique de s'interroger si cela peut avoir une influence sur le développement de l'enfant". (69)

Une étude réalisée sur les bébés nés de mères végétariennes, publiée en janvier 2000, a montré quelles pourraient être ces modifications du développement de l'enfant. Les mères qui avaient un régime végétarien durant leur grossesse avaient un risque 5 fois plus grand de mettre à jour des garçons présentant un phimosis, un défaut du pénis à la naissance. (70) Les auteurs de l'étude concluaient que la cause en était l'exposition aux phyto-oestrogènes des aliments à base de soja, denrée très en vogue chez les végétariens.

Les problèmes rencontrés chez les descendants femelles de mères végétariennes ne se manifesteront probablement que plus tard dans le courant de la vie. Même si l'effet oestrogénique du soja n'est pas aussi fort que celui du diéthylstilboestro(DES), les doses en cause sont bien plus élevées, puisque nous avons afaire là à un aliment et non pas à un médicament. Les filles des femmes ayant pris du DES durant leur grossesse souffrirent de stérilité et de cancer quand elles atteignirent ler vingtième année.

Points d'interrogation à propos du statut GRAS

Tapie à l'arrière plan du tapage publicitaire de l'industrie du soja est la question embarrassante de savoir si c'est légal de considérer les isolats de protéine de sja comme un aliment. Tous les additifs alimentaires non en usage habituel avant 1958 doivent bénéficier du statut GRAS (Generally Recognised As Safe), y compris la caséine extraite du lait. (...)

La protéine de soja a été introduite dans les aliments infantiles dès le début des années 1960. C'était un produit nouveau, avec aucun historique d'utilisation antérieure. Comme la protéine de soja n'avait pas le statut GRAS, une autorisation était nécessaire avant de pouvoir la commercialiser. Ce ne fut pas le cas et cette autorisation n'a toujours pas été accordée. L'ingrédient- clé des aliments infantiles n'est donc pas reeconnu sans danger.

L'amiante de demain?
(...)

Parce que l'industrie est extrêmement exposée à.... des juristes indésirables qui auront tôt fait de trouver que les plaignants potentiels pourraient se compter par millions et que les poches des industries sont très, très profondes. " L'industrie sait depuis très longtemps que le soja contient des toxines. Au début, les industriels ont raconté que les toxines se trouvaient éliminées au cours de la fabrication. Quand il fut devenu évident que les procédés de fabrication ne permettaient pas de s'en débarasser complètement, ils firent dire que ces substances étaient bénéfiques. Votre gouvernement a donné une revendication de santé pour un produit qui est un poison et l'industrie a menti aux consommateurs afin de vendre toujours plus de soja".

L'industrie, ce sont les marchands, les fabriquants, les scientifiques, les bureucrates, les financiers, les journalistes de l'alimentaire, les fabriquants de vitamines et les détaillants. Les fermiers seront sans doute mis hors de cause, parce qu'ils ont été trompés comme la majorité d'entre nous. Mais il faut qu'ils trouvent quelque chose à cultiver avant que la bulle du soja n'éclate et que le marché ne s'écroule : de l'herbe pour nourrir du bétail, des légumes de rêve et... du chanvre pour fabriquer le papier nécessaire à introduire en justice des milliers et des milliers de procès...

A propos des auteurs

Maria G. Enig, PhD, est expert de réputation internationale dans le domaine de la biochimie des lipides. Elle a dirigé un grand nombre de recherches, aux Etats-Unis et en Israël, sur la composition et les effets des acides gras trans, et a contredit avec succès les assertions gouvernementales selon lesquelles les graisses d'origine animales provoquent le cancer et les maladies cardiaques. Un intérêt récent du monde scientifique et des médias sur les effets négatifs éventuels des acides gras trans a attiré l'attention sur ses travaux. Elle est une nutritionniste diplômée, certifiée par le Certification Board pour les Spécialistes de la Nutrition, témoin-expert qualifié, consultant en nutrition à titre individuel, pour l'industrie, pour les agences gouvernementales et fédérales, rédacteur et co-auteur de nombreuses publications scientifiques, correspondante de l'American College of Nutrition et Présidente de l'Association des Nutritionnistes du Maryland. Elle est l'auteur de plus de 60 publications et présentations, et une conférencière populaire. Le Dr Enig travaille sur le développement de thérapies d'appoint pour le Sida utilisant les acides gras saturés à chaine carbonée de longueur intermédiaire. C'est la mère de trois enfants en bonne santé, élevés avec des aliments entiers naturels comprenant beurre, crème, oeufs et viande rouge.

Sally Fallon est l'auteur de "Traditions culinaires: le livre de cuisine qui défie la nutrition politiquement correcte et les 'dictocrates' de la nutrition" (en collaboration avec Pat Connolly, Directrice de la Price-Pottenger Foundation pour la Nutrition, et Maria Enig, PhD). Elle a rédigé de nombreux articles sur des sujets ayant trait à la nutrition et à ses rapports avec la santé. Elle est le rédacteur en chef du Journal trimestriel de la Fondation Price-Pottenger. Mère de 4 enfants en bonne santé alimentés avec de la nourriture traditionnelle avec beurre, crème, oeufs et viande. On peut se faire envoyer ses publications en contactant la Price-Pottenger Nutrition Foundation, à San Diego, California, USA et sur (619) 574 7763.

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MessageSujet: Re: soja et soja fermenté

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soja et soja fermenté

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