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gaz de schiste

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Iphigénie
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MessageSujet: gaz de schiste Dim 10 Avr 2011 - 13:37

Rappel du premier message :

Je relaie une info de ma région d'origine!
Encore une attaque contre notre planète, et notre avenir!
Voici le lien du blog pour plus d'infos: ici

Maintenant cela ne se passe plus qu'aux Etats-Unis ou au Canada, cela arrive en France,

Des forages étaient sur le point de démarrer en région parisienne, les maires s'en sont aperçus ils ont pu retarder le drame qui allait se produire.

L'Hérault se bat actuellement contre la même chose mais rien n'est gagné,

Et maintenant, ils arrivent sur la Côte d'Azur !!! Regardez le tracé sur le plan ci-dessous,

Si ces forages ont lieu :
- vous pourrez dire adieu aux touristes et à toute votre économie locale,
- l'air ne sera plus respirable,
- l'eau ne sera plus potable,
- se baigner ne sera plus non plus possible
- vos maisons et appartements ne vaudront plus un centime sur la Côte d'Azur, ceux qui ont des crédits ne pourront pas se reloger ailleurs
- les produits des cultures deviendront des poisons
- la terre sera souillée pour des centaines d'années

Vous pensez que j'exagère, et qu'une telle chose ne peut pas se passer, eh bien cela se passe déjà, nous sommes au point de basculement de la situation,

Je me suis rendue à la 1ère réunion organisée à Salernes le 12 mars.

Nombreux étaient les maires du Var, ils étaient outrés de n'avoir été prévenus par personne de ce qui allait arriver sur leur sol,

En fait dans un texte de Loi, le sol appartient à l'Etat !!!

Donc l'Etat (nos hommes politiques que nous élisons pour défendre nos intérêts) peut faire du sol ce qu'il veut sans que l'on ait rien à dire,

Voyez à qui nous avons laissé notre pouvoir de vote !!!

Certains de nos élus vont empocher des dessous de table énormes alors que tout un pans de l'écomie va être sacrifié et que des régions entières vont se retrouver sinistrées.

Et comme en France, aucune personnalité politique n'est punissable de ses décisions, ils ne risquent rien...

Aucun élu du 06 n'était présent à cette réunion à Salernes alors que la zone de forage est prévue jusqu'à Grasse, peut-être n'ont-ils pas été encore informés,

Et c'est ce qui est gravissime, c'est que les élus locaux ne sont même pas informés, beaucoup sont informés par l'action des collectifs qui se battent contre les pollueurs.

Une décision sera prise le 15 avril, notre sort va se jouer à cette date.

Je vous demande de considérer ce message, d'aller vous informer comme je l'ai fait, et de diffuser l'information comme je le fais.
Nous ne pourrons pas tous nous permettre de nous enfuir de la zone contaminée s'ils arrivent à leurs fins, par contre, vous pouvez agir maintenant, et non pas demain, car demain il sera trop tard,
Pourquoi dire NON au GAZ DE SCHISTE
>
> Tout d’abord, qu’est-ce que le gaz de schiste ?
> Il s’agit d’un gaz non conventionnel, contenu dans des roches sédimentaires argileuses situé entre 1 et 3 km de profondeur.
Comment l’extraire ?
> Ce gaz est obtenu non par forages dans des poches réservoir étanches mais par des forages multiples dans des roches sédimentaires et argileuses compactes. Des forages verticaux sont réalisés à quelques centaines de mètres de distance, des charges explosives créent des brèches qui sont ensuite fracturées par la forte pression d’un mélange composé d’eau, de sable et de composants chimiques. Sous cette pression, le gaz de schiste remonte et est capturé en surface.
Gaz de schiste : dangers et pollutions :
> - Eau : les quantités d’eau utilisées sont énormes (10 000 m3 à 20 0000 m3 par injection – plus de 10 injections par forage). L’eau hyper polluée est ensuite récupérée mais une partie, souillée par les nombreux additifs chimiques ajoutés, se disséminera naturellement dans la nappe phréatique avec les conséquences nocives évidentes pour l’ensemble de la chaine alimentaire et notre santé.
> - Paysages : Nous vous laissons imaginer l’impact désastreux de l’exploitation du gaz de schiste sur nos paysages varois, infrastructures immenses, aller et retour de dizaines de camions, construction de pistes, agrandissement - de routes, …
> - Santé : Dans cette technique de forage, plus de 250 produits chimiques sont utilisés. Ceux ci sont souvent toxiques, voire cancérigènes. Des relevés aux Etats Unis montrent l’existence d’acide nitriloacétique, du naphtalène, du formaldéhyde mais en plus des traces de métaux lourds comme le benzène et des dérivés du pétrole …

Patricia
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MessageSujet: Re: gaz de schiste Sam 15 Juin 2013 - 12:55

J'suis pas sûre que le gouvernement n'ait pas déjà flanché...
http://www.romandie.com/news/n/_Hydrocarbures_le_gouvernement_debloque_plusieurs_demandes_de_permis52150620131109.asp a écrit:
Hydrocarbures: le gouvernement débloque plusieurs demandes de permis


PARIS - Le gouvernement a commencé à débloquer des demandes de permis en souffrance pour l'exploration pétrolière et gazière, via quatre arrêtés publiés samedi au journal officiel.

Le secteur pétrolier se plaignait depuis le début de l'année d'un blocage des demandes d'attribution ou de modification de permis d'hydrocarbures.

L'Union française des industries pétrolières (Ufip) avait ainsi affirmé début février que quelque 120 demandes étaient au point mort, au risque selon les industriels d'étouffer toute une activité.

Samedi, quatre arrêtés ont été publiés au JO: le premier autorise la prolongation du permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dit Permis du pays du Saulnois, ainsi que sa mutation (changement de titulaire) au profit des sociétés Lundin International SA, GDF Suez E&P France SAS et Diamoco Energy SAS, conjointes et solidaires (Moselle).

Le deuxième autorise la mutation de la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dite Concession de Vic-Bilh au profit des sociétés Vermilion REP SAS et Vermilion Exploration SAS, conjointes et solidaires.

Le troisième arrêté autorise la mutation de la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dite Concession de Dommartin-Lettrée au profit des sociétés Lundin International SA et Vermilion Exploration SAS, conjointes et solidaires.

Enfin, le dernier arrêté prolonge le permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dit Permis de Montargis à la société Essence de Paris SAS (Loiret).

Mardi, un arrêté au JO avait également autorisé la prolongation de la validité de la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dite Concession d'Ile-du-Gord à la société Petrorep SA (Seine-et-Marne).


(©AFP / 15 juin 2013 11h07)
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Andromaque
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MessageSujet: Re: gaz de schiste Dim 16 Juin 2013 - 22:41

déprimant...
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MessageSujet: Re: gaz de schiste Dim 28 Juil 2013 - 9:14

http://www.yves-paccalet.fr/blog/ a écrit:
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement gaz-de-schiste…
Publié le 14 juillet 2013 par Yves Paccalet

Il y a le serpent de mer : de temps en temps, il sort la tête de l’eau. Il y a le serpent de terre : on l’appelle « gaz de schiste ». Il nous siffle aux oreilles de façon récurrente. En France, il a une bouche : celle de notre ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Delphine Batho s’est fait virer du ministère de l’Écologie parce qu’elle en contestait le budget. À intervalles réguliers, Arnaud Montebourg interpelle les médias pour leur dire l’exact contraire de la ligne officielle du gouvernement sur la question des gaz de schiste : et il est toujours en fonction. Preuve, primo, qu’il pèse politiquement plus lourd que Batho ; et, secundo, que le président de la République et son Premier ministre ne tiennent pas, en le faisant partir, à injurier l’avenir de leurs relations avec les grands groupes pétroliers et gaziers.

Arnaud Montebourg est revenu à la charge en demandant qu’un organisme public (« public » pour caresser le Parti communiste et le Front de gauche) soit chargé de la mise en exploitation des hydrocarbures « non-conventionnels » profonds, dès lors qu’on aura découvert une méthode « écologique » pour les récupérer.

Dans ce genre d’activité, une « méthode écologique » n’est pas une pompe à Shadocks, mais un oxymore. Une contradiction dans les termes. Chacun sait que, pour faire remonter de 1 000 ou 2 000 mètres de profondeur des gaz ou des huiles contenus sous forme de microgouttelettes ou de microbulles dans une roche dure, il n’existe aucun autre procédé que celui qui consiste à fracturer le minéral. À la fissurer à coups d’explosions aquatiques. Et à pomper les combustibles en empêchant les tuyaux de s’obturer, c’est-à-dire en y injectant d’énormes quantités d’eau chaude (bonjour la consommation d’énergie !), additionnée de produits chimiques du genre Destop ou Karsher, sans oublier des antibiotiques contre les bactéries qui ont une fâcheuse tendance à faire bouchon. Pollution des nappes phréatiques et bulles de méthane au robinet !

Arnaud Montebourg sait tout cela, bien sûr. Ses conseillers en écologie le lui disent. Mais, dans le bureau d’à côté, les lobbyistes du pétrole affirment le contraire. Ils ont quasiment la solution, prétendent-ils. Ils feront tout pour ne rien saccager, ils le promettent, vous les connaissez : ils incarnent l’honnêteté même… « Allez, monsieur le ministre : signez là ! Faites abolir cette absurde loi Jacob qui, en France, nous empêche de faire de la bonne recherche, de mettre du carburant dans les pompes ou du gaz dans les tuyaux, de redresser les comptes de la Nation et de relancer cette satanée croissance ! »

Au moment même où Montebourg réclame haut et fort la liberté de forer pour les multinationales de la tête de puits, le débat rebondit ailleurs. Les gaz et les huiles de schiste existent-ils vraiment, et dans des quantités aussi formidables qu’on l’entend dire ? Pas si sûr ! Les estimations sur lesquelles les acteurs et les commentateurs s’appuient, émanent d’un seul et unique organisme : l’United States Energy Information Administration (USEIA), qui nous raconte ce qu’il veut, et qui probablement nous abreuve d’autant d’intox que d’infos.

Selon l’USEIA, les réserves disponibles, dans cent trente-sept gisements appartenant à quarante et un pays, atteindraient 345 milliards de barils pour l’huile et 207 000 milliards de mètres cubes pour le gaz. Les principaux pays producteurs pourraient être la Chine, les États-Unis, l’Argentine, la Russie, l’Algérie, le Canada et le Mexique. La France viendrait assez loin dans le peloton : ses réserves potentielles, naguère estimées à 5 100 milliards de mètres cubes de gaz, ne seraient que 3 900 milliards, avec une grosse décote pour le bassin du Sud-Est. Mêmes déboires pour la Pologne, où certains y ont cru, où l’on a foré une quarantaine de puits, où les grandes compagnies ont montré à quel point elles sont capables de dévaster les campagnes – et d’où, à l’instar d’Exxon-Mobil, elles sont déjà en train de se carapater…

Chiffres bidonnés, réserves rêvées, fric à tous les étages mais saccages et pollutions bien réels : telle est, en résumé, est notre société du développement productif et des hydrocarbures réunis. Arnaud Montebourg s’en fait l’avocat. Mettons qu’il en incarne une caricature à l’encre rose…

Comme, de surcroît, il oublie systématiquement de rappeler qu’en brûlant, les hydrocarbures fabriquent du gaz carbonique, lequel réchauffe le climat de la planète, j’aimerais que cet ami du gaz et des gaziers, ce champion du pétrole et des pétroliers, reçoive ici ma modeste contribution à sa gloire : en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je le nomme ministre d’État du Réchauffement gaz-de-schiste.

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MessageSujet: Re: gaz de schiste Dim 11 Aoû 2013 - 16:19

D'étranges forages américains à Jouarre, en Seine-et-Marne
LE MONDE | 10.08.2013 Par Angela Bolis


La plateforme d'exploration pétrolière de Hess oil France à Chartronges, en Seine-et-Marne.
"Une énorme machine de 30 m de haut au milieu des champs, avec une tête qui monte et descend dans un grondement lancinant." La foreuse que décrit Isabelle Lévy, militante antipétrole de schiste, a commencé début août son travail d'exploration à 3 000 m de profondeur sous les terres de Jouarre, en Seine-et-Marne.

La compagnie américaine aux manettes, Hess Oil, assure rechercher du pétrole conventionnel, parmi les 2 000 forages qui émaillent le Bassin parisien, où la production d'or noir, modeste et déclinante, a débuté voici cinquante ans. Des collectifs locaux sont, eux, persuadés que ses ambitions se portent sur le pétrole de schiste.
Celui-ci est en effet séquestré autour de 2 500 m de profondeur dans la roche-mère, de fait traversée par la foreuse. "Si du pétrole y est présent (...), il sera détecté", admet la compagnie. Mais, selon Didier Bonijoly, directeur adjoint des géoressources au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), "le forage ne pourra que les informer sur la teneur en hydrocarbure de la roche, qu'on connaît déjà. Pas si elle est exploitable. Il faudrait pour ceci faire un test de fracturation, qui est interdit."

"OBJECTIF PRINCIPAL, LA RECONNAISSANCE DU LIAS"

Depuis la loi Jacob de 2011, la fracturation hydraulique, seule technique permettant d'exploiter le pétrole de schiste, est proscrite en France. Dès lors, pourquoi Hess Oil aurait-elle investi environ 100 millions d'euros dans un projet de cartographie complète du sous-sol du Bassin parisien et dans trois nouveaux puits d'exploration, dont celui de Jouarre (12 millions d'euros à lui seul) sans être assurée de leur rentabilité ?

Isabelle Lévy a sa petite idée : la compagnie se tiendrait prête, en cas de revirement législatif, à mettre en marche l'exploitation. La militante en veut pour preuve la déclaration d'ouverture des travaux de forage, dans laquelle est affirmé, comme "objectif pétrolier principal, la reconnaissance du lias", soit la roche-mère.

Le document date de 2010. Un an plus tard, l'exploitation du pétrole de schiste est rendue illégale. Depuis, la compagnie assure avoir repositionné ses recherches sur toutes les couches géologiques, "dans le but de trouver tout réservoir prometteur susceptible de produire des hydrocarbures dans le respect de la loi".

"HYDROCARBURES DE ROCHE-MÈRE"

Pour Marc Durand, docteur en géologie appliquée, cette nouvelle version n'est pas crédible, car les ressources du Bassin parisien en pétrole conventionnel, délaissées par les grandes compagnies, sont d'après lui peu attractives : "Tout l'intérêt n'est fondé que sur les hydrocarbures de roche-mère."

Un rapport rendu en 2012 au ministère de l'environnement estime les réserves de pétrole de schiste entre 3,3 et 4,9 millions de tonnes exploitables par an, pendant vingt-cinq ans. Bien plus que les 900 000 tonnes de pétrole conventionnel produites chaque année, en majorité dans le Bassin parisien.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/08/10/d-etranges-forages-americains-en-seine-et-marne_3459903_3244.html
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MessageSujet: Re: gaz de schiste Ven 29 Nov 2013 - 21:00

Les contre-vérités du rapport parlementaire sur le gaz de schiste
Le Monde.fr | 29.11.2013 à 17h16 • Mis à jour le 29.11.2013 à 18h56 |
Par Marie-Béatrice Baudet et Audrey Garric


Pour la remise, le 27 novembre, du rapport final de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) sur Les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste, les deux rapporteurs Christian Bataille – député PS du Nord – et Jean-Claude Lenoir – sénateur UMP de l'Orne – avaient soigné la mise en scène. Les députés ont dû aller consulter le volume de 254 pages – un exemplaire écrit non photocopiable – dans une salle ad hoc. Quant à la presse, rien avant la conférence de presse de 11 heures. Aucun document remis sous embargo.

Pourquoi avoir entretenu un tel « suspens » alors que MM. Bataille et Lenoir avaient déjà largement donné le « la » de leurs travaux six mois plus tôt lors de la publication de leur rapport d'étape ? Comme la copie finale, ce dernier appellait dès juin au lancement de forages expérimentaux afin de lancer une exploitation « maîtrisée » du gaz de schiste en France.

« TORQUEMADA DE L'OBSCURANTISME »

En réalité, depuis les déclarations de François Hollande, le 14 juillet, M. Bataille, pro-OGM et pro-gaz de schiste, ne décolère pas. Le chef de l'Etat avait en effet réaffirmé clairement, lors de la fête nationale, qu'il n'y aurait ni « exploration, ni exploitation du gaz de schiste en France » sous sa présidence. Le lendemain, le député PS, avait expliqué « tomber de l'armoire »  après avoir entendu que « François Hollande s'engouffrait dans un discours environnementaliste anti-industriel ». Samedi 3 août, dans un entretien au Figaro, M. Bataille estimait « qu'il fallait remettre les écologistes à leur place », afin que « le cercle de la raison reprenne l'ascendant sur les Torquemada de l'obscurantisme ».

Le rapport final de MM. Bataille et Lenoir, comme leur document d'étape, suscite la polémique. Et pas seulement parce que les deux auteurs préfèrent largement le terme de « stimulation » à celui de « fracturation ». Les deux parlementaires écologistes membres de l'Opecst, Denis Baupin et Corinne Bouchoux, parlent d'un rapport « partial et partiel ». Quant à Jean-Paul Chanteguet, président (PS) de la commission du développement durable de l'Assemblée nationale, il estime que « la majeure partie du travail réalisé est curieusement hors sujet puisqu'elle concerne la fracturation hydraulique, illégale en France ». Et que la conviction des deux rapporteurs sur la maîtrise technologique de la fracturation hydraulique « relève de l'acte de foi et non de la moindre preuve scientifique ». Décryptage des principaux arguments du rapport.

« Une technique ancienne en France »

« La technique de la fracturation hydraulique a été utilisée de façon répétée en France au cours des dernières décennies, sans qu'aucun dommage n'ait été signalé. Elle aurait été utilisée à au moins 45 reprises », avance le rapport. Et de citer notamment quatorze opérations de fracturation réalisées sur le gisement pétrolier de Chaunoy (Seine-et-Marne) par la société Esso REP entre 1986 et 1987, ainsi que quinze autres, sur la même formation, par la société Vermilion, entre 2002 et 2010.

En réalité, sur les 45 fracturations, quarante-trois concernent du pétrole conventionnel. Or, contrairement aux huiles de schiste dispersées dans des roches-mères ultracompactes, le pétrole « classique » s'accumule dans des réservoirs au sein de formations géologiques plus perméables et poreuses. Le forage d'un puits vertical suffit alors à le faire remonter à la surface. Les hydrocarbures non conventionnels, au contraire, nécessitent, le long d'un forage souvent horizontal, de nombreuses opérations de fracturation de la roche, en injectant d'énormes quantités d'eau, de sable et de produits chimiques sous pression – ce que l'on appelle la fracturation hydraulique.

Cette technique peut néanmoins être également utilisée dans le cas des gisements conventionnels. « La roche peut s'endommager après un forage ou avec le temps. Un "effet de peau" peut se créer qui empêche ou rend plus difficile la connexion entre le puits et le réservoir. Pour reconnecter les deux, on peut alors recourir à la fracturation hydraulique », explique François Kalaydjian, directeur adjoint ressources à l'Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN). La technique, désignée sous le nom de « stimulation hydraulique », consiste aussi à envoyer de l'eau, du sable et des produits chimiques sous pression, « mais à des quantités très inférieures à celles utilisées pour récupérer des hydrocarbures non conventionnels ». Surtout, la technique s'emploie de manière très locale, alors qu'il faut fracturer entre quinze et vingt fois le long d'un drain horizontal dans le cas des schistes.

Le groupe pétrolier canadien Vermilion a ainsi procédé essentiellement à des « stimulations hydrauliques ». « Nous en avons réalisé quinze entre 2002 et 2010 pour accroître le taux de production de nos puits de pétrole conventionnel », déclare Jean-Pascal Simard, directeur des relations publiques Vermilion Europe. Deux opérations supplémentaires, menées en juin 2010, ont en revanche bien porté sur un gisement de pétrole de schiste sur le site de Champotran (Seine-et-Marne). Mais elles relèvent davantage de l'expérimentation : deux puits verticaux existants ont été utilisés, et non des forages horizontaux comme aux Etats-Unis. Seul le deuxième a permis de produire du pétrole non conventionnel... à raison d'un baril par jour. C'est aujourd'hui le seul en France. L'expérience hexagonale en la matière ne coule donc pas de source.

« Une technique qui évolue pour mieux protéger l'environnement »

« La fracturation hydraulique a fait d'important progrès et c'est une technologie, certes industrielle et comportant des risques, mais maîtrisée », assure le rapport. Première de ces avancées, selon les deux rapporteurs : « Les industriels tendent à réduire le nombre, la quantité et la toxicité des additifs. » « Les produits indispensables au procédé de fracturation sont tous non toxiques, précise le rapport. Les autres produits – biocides, surfactant, acides, inhibiteurs de corrosion et de dépôt – ne sont pas indispensables. Ils permettent toutefois de préserver les équipements et d'optimiser la fracturation. »

De fait, si certains industriels tels qu'Halliburton se targuent d'avoir limité ces additifs chimiques au profit de substituts non toxiques – agréés par l'agroalimentaire –, la tendance reste pour l'instant marginale. « L'évolution n'est pas spectaculaire, reconnaît Roland Vially, géologue à l'Ifpen. Ce sont des produits plus chers. Il n'est donc pas évident que l'ensemble des opérateurs les choisissent, à moins d'encadrer les fluides de fracturation par une législation plus stricte. » « Il est impossible de généraliser car il y a autant de fracturations hydrauliques que de compagnies, confirme un industriel européen. Les compagnies américaines continuent d'utiliser les additifs les plus efficaces. »

Malgré l'ouverture d'un site Internet d'information sur le sujet, FracFocus, il reste difficile de connaître aujourd'hui la composition des fluides de fracturation. En 2010, un rapport rédigé par la commission de l'énergie et du commerce de la Chambre des représentants américaine annonçait que l'exploitation du gaz de schiste avait nécessité, entre 2005 et 2009, l'utilisation de plus de 2 500 produits pour la fracturation hydraulique, contenant 750 substances chimiques, dont 29 sont connues ou suspectées pour être cancérigènes, ou présentant des risques pour la santé et l'environnement.

« Au-delà des additifs chimiques, le rapport occulte les polluants qui remontent à la surface avec le gaz, en provenance des couches géologiques, et que l'on ne maîtrise pas : des hydrocarbures comme du benzène ou toluène, et même des traces de radioactivité », dénonce François Veillerette, président de l'ONG Générations futures.

Autre conséquence pour l'environnement : les quantités d'eau utilisées. Le forage d'un puits requiert ainsi 10 000 à 20 000 m3 d'eau. « Les progrès techniques réalisés permettent d'optimiser le placement des fracturations et ainsi de minimiser la quantité d'eau nécessaire », assure le rapport. « Il y a des baisses sur certains forages, de l'ordre de 10 % à 20 %. Mais pour le moment, les volumes d'eau utilisés restent importants », juge Roland Vially.

Enfin, concernant la pollution des nappes phréatiques, régulièrement pointée par les opposants au gaz de schiste, elle n'est pas due à la fracturation hydraulique, assure le rapport, mais « à des défauts de cimentation des puits ou des déversements en surface ». S'il n'est effectivement pas possible, en l'état des connaissances scientifiques, d'incriminer la technique de fracturation hydraulique elle-même, reste que l'exploitation du gaz de schiste pollue bel et bien les eaux souterraines depuis des années. En juin, une étude publiée par le biologiste Robert Jackson dans la revue de l'Académie des sciences américaine mettait ainsi en évidence de fortes teneurs en méthane des eaux souterraines prélevées autour des puits de gaz non conventionnel dans le nord-est de la Pennsylvanie.

Lire : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/24/en-pennsylvanie-des-nappes-phreatiques-polluees-par-le-gaz-de-schiste-jusqu-a-un-kilometre-autour-des-puits_3435325_3244.html


« Des fuites de méthane plus faibles qu'il n'était craint »

« Les éventuelles fuites de méthane associées à la production d'hydrocarbures non conventionnels représentent un enjeu environnemental essentiel : compte tenu de l'importance de l'impact du méthane en tant que gaz à effet de serre, des chercheurs ont calculé qu'une fuite de 3,2 % anéantirait les effets bénéfiques de la réduction de la consommation de charbon vis-à-vis des émissions de gaz carbonique », indique le rapport.

Les défenseurs du gaz de schiste mettent en effet en avant ses « vertus climatiques » : à énergie produite équivalente, ce gaz émet trois à quatre fois moins de dioxyde de carbone (CO2) que le charbon, la source d'énergie qu'il tend à remplacer outre-Atlantique. Problème : cet hydrocarbure non conventionnel émet par contre beaucoup plus de méthane (CH4), un gaz à effet de serre dont le potentiel de réchauffement est trente-quatre fois supérieur à celui du CO2.

Pour minimiser cet impact, le rapport de l'Opecst cite une étude de l'université d'Austin (Texas), publiée en septembre, qui « conclut que les fuites au stade de la production de gaz non conventionnel sont de 0,42 %, soit un taux nettement inférieur aux estimations précédentes ». Sans préciser que ces travaux ont fait l'objet de critiques : ses auteurs ont notamment été accusés d'avoir choisi des sites non représentatifs de l'ensemble des bassins de production et d'avoir occulté les puits anciens ou abandonnés, également émetteurs de CH4.

Surtout, la majorité des travaux menés sur le sujet soulignent des taux de fuite de méthane bien supérieurs. En août, des chercheurs de la National Oceanic and Atmospheric Administration ont ainsi conclu que 6,2 % à 11,7 % du gaz naturel produit finit dans l'atmosphère, après une campagne de mesures aériennes dans l'Utah. Dernière étude en date : des mesures publiées, le 25 novembre, dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences montrent que les Etats-Unis produisent 50 % à 70 % plus de méthane qu'estimé par l'Agence de protection de l'environnement américaine. Et la plus grande part de cet écart provient des activités pétrolières et gazières.

Lire : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/11/27/les-emissions-americaines-de-methane-sont-sous-estimees_3521092_3244.html

« Des alternatives possibles à la fracturation hydraulique utilisées à une échelle industrielle »


Les rapporteurs et les industriels l'admettent : la fracturation hydraulique reste la technique la plus efficace et la plus couramment utilisée dans le monde. Les auteurs du rapport mentionnent néanmoins plusieurs alternatives. Notamment la fracturation par arc électrique, dont ils reconnaissent qu'elle est toujours au stade de la recherche et développement. Et qu'elle n'est donc pas, « pour le moment », une piste viable. Certains industriels se montrent plus radicaux, expliquant qu'elle ne le sera jamais.

MM. Bataille et Lenoir préfèrent mettre en avant « une technique opérationnelle et prometteuse : la stimulation au propane », dont le principal avantage est « évidemment de ne pas faire usage d'eau ». Une opération pouvant être de surcroît, selon eux, « réalisée avec moins d'additifs, voire aucun additif ». Même s'ils reconnaissent que le principal inconvénient de cette technologie est qu'elle « implique des quantités importantes (plusieurs centaines de tonnes) de propane inflammable », ils soulignent qu'elle est d'« un usage ancien » et que « la société canadienne Gasfrac a réalisé, de 2008 à 2013, près de 1 900 opérations de ce type en Amérique du Nord, principalement au Canada ». Si ces opérations ont bien eu lieu, le rapport oublie de mentionner qu'elles ont majoritairement concerné (85 %, selon un industriel du secteur) des réservoirs de tight gas – soit des hydrocarbures non conventionnels de réservoirs compacts –, et non du gaz de schiste.

Enfin, si des compagnies comme Ecorpstim – l'une des premières à s'être félicitée des conclusions du rapport de l'Opecst – expliquent développer un propane non inflammable, ce dernier n'a jamais encore été utilisé dans le cadre de la fracturation d'une roche-mère.
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MessageSujet: Re: gaz de schiste Sam 30 Nov 2013 - 10:39

Tout ça pour ça... se donner autant de mal pour cacher des vérités que finalement tout le monde connaît... et être payé pour... z'ont peur de rien.
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MessageSujet: Re: gaz de schiste Ven 17 Jan 2014 - 17:56

http://www.gazdeschiste-nonmerci.fr/ a écrit:
PETITION pour que l'Union Européenne interdise les gaz et huiles de schiste !

La Commission Européenne s'apprête à rendre, le 22 janvier prochain, des recommandations très peu contraignantes pour les Etats membres qui souhaiteraient exploiter les gaz de schiste.

Ces Etats n'auront en effet qu'à rendre un « tableau de bord » prouvant qu'ils respectent les mesures environnementales (contrôle des débits d'eau, des émissions de méthane...).

Bien moins contraignantes qu'une directive, ces recommandations vont laisser la porte ouverte aux gaz de schiste et fermer celle de la transition énergétique car :

   Ces mesures ne sont en aucun cas juridiquement contraignantes pour les industriels,
   C'est un pas de plus vers la légalisation des gaz de schiste en Europe,
   Ces mesures sont en contradictions avec les objectifs climatiques de l'Union Européenne,
   Ces recommandations font la part belle aux lobbies industriels, au détriment de notre environnement et de notre santé.

L'exploration comme l'exploitation des gaz et huiles de schiste est désastreuse :

   Pour notre eau car une fracturation hydraulique nécessite l'équivalent de six piscines olympiques d'eau ajouté à quelques 700 produits chimiques dont 600 nocifs pour la santé.
   Pour nos paysages puisqu'il faut ériger un puit tous les 200 mètres environ. Aux Etats-Unis où l'exploitation est en cours, cela signifie jusqu'à 30 000 nouveaux forages de puits par an.
   Pour notre climat car elle entraîne jusqu'à 9% de fuites de méthane sur tout le cycle de production et qu'au delà de 2,5% de fuites de méthane, cette énergie deviendrait plus polluante que le charbon. Cela entraîne également des gaz à effets de serre, ce qui contribue fortement au réchauffement climatique.
   Pour notre santé par la pollution de l'eau, de l'air et de nos sous-sols.

À l'heure de la transition écologique, il est urgent de sortir des énergies fossiles et de se tourner vers la sobriété, l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Nous exigeons que l'Union Européenne interdise l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste, quelle que soit la technique utilisée !



Pétition :

   à l'initiative de l'association Agir pour l'Environnement,
   en partenariat avec France Libertés.


A consulter également :

   La lettre ouverte de 248 collectifs et associations aux instances de l'Union Européenne
   Source documentaire : La Commission va émettre des recommandations sur le gaz de schiste
   3 questions à Thomas Porcher auteur du livre "le mirage du gaz de schiste"
   Le site du collectif 07 "Stop au gaz de schiste" très bien documen

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"Gardons nous d'envier les situations les plus hautes, car une cime peut n'être que le bord d'un gouffre. (...)

(...) Existe-t-il une toute-puissance qui ne soit pas menacée d'effondrement et des violences d'un maître ou d'un bourreau ? (...) En une heure de temps, on peut passer du trône aux pieds d'un vainqueur (...) Garde en tête que toute condition est exposée à des revirements et que tout ce qui affecte autrui est susceptible de t'atteindre."

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MessageSujet: Re: gaz de schiste Sam 18 Jan 2014 - 13:29

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/01/17/bruxelles-renonce-a-encadrer-l-exploitation-du-gaz-de-schiste_4349808_3244.html a écrit:
Gaz de schiste : l'UE renonce à encadrer l’exploitation

LE MONDE | 17.01.2014 à 11h36 • Mis à jour le 17.01.2014 à 20h15 | Par Philippe Ricard (Bruxelles, bureau européen)

La Commission présentera, le 22 janvier, des recommandations « a minima ». Londres a mené un fort lobbying pour éviter toute législation.

Les défenseurs de l'environnement espéraient une législation en bonne et due forme, mais le projet risquait de semer la zizanie entre les Etats membres de l'Union. La Commission de Bruxelles a donc renoncé à encadrer par la loi, au niveau européen, l'exploration et l'exploitation des pétroles et gaz de schiste, préférant adresser une simple « recommandation » non contraignante aux capitales européennes. Elle en fera l'annonce officielle, le 22 janvier, lors de la présentation du « paquet énergie climat ».

Cette décision représente un arbitrage défavorable à Janez Potocnik, le commissaire européen chargé de l'environnement, qui voulait limiter l'impact écologique de la fracturation hydraulique des roches renfermant pétrole et gaz de schiste. M. Potocnik était soutenu par les eurodéputés et – plus mollement – par certains Etats, comme la France et l'Allemagne. La première a interdit la fracturation hydraulique sur son territoire depuis la loi du 13 juillet 2011. La seconde la bannit dans les zones riches en eau.

En revanche, le projet suscitait la très vive opposition de pays comme le Royaume-Uni, la Pologne, ou la Roumanie, soucieux, comme aux Etats-Unis, d'engager l'exploitation de ces ressources non conventionnelles pour disposer d'une énergie bon marché.

« PAS BESOIN DE RÉGULATION SUPPLÉMENTAIRE »

Pris en étau entre les deux écoles, José Manuel Barroso, le président de la Commission, et son équipe ont tranché pour une simple recommandation.

« De nombreuses législations environnementales sur l'eau et les déchets miniers, par exemple, permettent déjà d'encadrer l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste », justifie un haut responsable de la Commission : « Il n'y a pas besoin à ce stade d'une régulation supplémentaire. »

Le document, qui sera présenté le 22 janvier et que Le Monde a pu se procurer, préfère donc fixer une série de « principes communs minimaux » afin d'harmoniser les conditions d'extraction des hydrocarbures non conventionnels. Libre à chaque gouvernement d'aller au-delà. Et de légiférer, s'il le souhaite.

La future recommandation préconise une évaluation approfondie de l'impact environnemental de chaque projet avant l'attribution de permis d'exploitation et d'exploration et précise les critères qui devraient conduire au lancement de la production.

« Un site ne devrait être choisi que si l'étude de risques démontre qu'aucune injection directe de polluants dans les nappes d'eaux souterraines ne résulte d'une fracturation hydraulique à haut volume », indique le document. Ce dernier précise aussi dans la foulée certaines « exigences opérationnelles » censées réduire l'impact sur l'environnement – sur l'eau en particulier – des techniques employées afin d'extraire les hydrocarbures. Le texte suggère entre autres d'informer les riverains quand certains produits chimiques sont utilisés, ou pas, sur un gisement : « Une transparence renforcée devrait faciliter l'acceptation par le public » de ces technologies, veut croire la recommandation.

FORT LOBBYING POUR ÉVITER QUE BRUXELLES NE LÉGIFÈRE

La Commission veut cependant pointer les risques liés à l'extraction des gaz de schiste, regrettant le manque de concertation entre les capitales européennes à ce sujet : « Les experts sont d'accord pour dire que les gaz de schiste équivalent à un impact environnemental cumulé supérieur, par comparaison, à celui de l'extraction de gaz conventionnel », observe le rapport à paraître le 22 janvier.

« Les Etats membres ont commencé à interpréter la législation environnementale européenne de manière différente, et certains développent des règles nationales spécifiques, comme des interdictions et des moratoires », analyse la Commission : « Cela conduit à un cadre opérationnel de plus en place fragmenté et complexe au sein de l'Union européenne. »

Le gaz et pétrole de schiste dans le monde.

La Grande-Bretagne, elle, a fait ses choix, s'engageant clairement dans la filière du gaz de schiste, considérant qu'elle est aussi prometteuse que le pétrole de la mer du Nord découvert dans les années 1960. Rien d'étonnant donc à ce que Londres – avec d'autres capitales – ait déployé un fort lobbying pour que Bruxelles ne légifère pas.

« Notre stratégie à court terme est de s'assurer que le paquet climat contienne des lignes directrices robustes, inspirées par le Royaume-Uni, mais pas de proposition législative », écrivait en novembre 2013 le nouveau représentant britannique à Bruxelles, Ivan Rogers, dans un courrier à son gouvernement.

L'ancien conseiller de David Cameron sur les questions européennes se voulait d'autant plus déterminé qu'une éventuelle législation aurait pu être soutenue par le Parlement européen et une majorité d'Etats. « Nos alliés les plus importants sont la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie, et la République tchèque, ce qui veut dire que nous ne sommes à ce stade pas en mesure de rassembler une minorité de blocage, en cas de propositions législatives », écrivait-il. Depuis, son pays a obtenu gain de cause et la négociation tant redoutée par Londres n'aura pas lieu.

Philippe Ricard (Bruxelles, bureau européen)
Journaliste au Monde

Pologne et France, les mieux dotées en Europe

Les réserves d’huiles et de gaz de schiste représentent 10 % de la totalité du pétrole et 32 % du gaz exploitables dans le monde, selon une étude de l’Agence américaine d’informations sur l’énergie (EIA) publiée en juin 2013. Au sein de l’Union européenne, la Pologne et la France seraient les pays les mieux lotis.

Afin d’encourager l’exploitation du gaz de schiste, Londres a accordé aux collectivités locales concernées le reversement de l’intégralité de la taxe professionnelle perçue, ce qui pourrait représenter jusqu’à deux millions d’euros par an et par site.

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MessageSujet: Re: gaz de schiste Mar 21 Jan 2014 - 20:41

http://www.express.be/business/fr/economy/la-revolution-verte-est-depasse-la-commission-europenne-veut-ouvrir-la-voie-au-fracking/201221.htm a écrit:
La 'révolution verte' est dépassée: la Commission Européenne veut ouvrir la voie au 'fracking'
20 janv. 2014
par Audrey Duperron

La Commission européenne veut ouvrir la voie à la pratique controversée de «fracking», affirme le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Selon ce journal, la Commission n’imposera pas de règles strictes pour le «fracking», une méthode pour extraire le gaz de schiste et / ou le pétrole de schiste situé à grande profondeur en créant des fissures millimétriques dans la roche où le gaz est piégé. La Commission édicterait seulement des normes de santé et environnementales minimales.

Les plans seront présentés mercredi prochain lors d’une réunion de préparation du sommet européen de Mars. Selon les experts, cependant, aucune décision ne devrait être prise avant cet été. Début 2015, une conférence sur le climat aura lieu à Paris, au cours de laquelle un accord mondial sur le climat pourrait être négocié.

Il est peu probable que le Parlement européen soit enchanté par les projets de la Commission. Au début du mois de Janvier, une majorité parlementaire a voté la hausse de la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique d’au moins 30% d'ici 2030, et la réduction des émissions de CO2 de 40% par rapport aux niveaux de 1990.

Pourtant, l’industrie européenne tire régulièrement la sonnette d’alarme sur le retard que l'Europe a pris ces dernières années en matière énergétique sur les États-Unis en raison des énormes investissements que ceux-ci ont réalisés dans le domaine de l’exploitation du gaz de schiste et des forages pétroliers.

La révolution du gaz de schiste aux Etats-Unis a permis d’abaisser les coûts de l’énergie. Désormais, le gaz naturel y est près de 3 fois moins cher qu’en Europe.

Au début du mois d’octobre, John Teyssen, le CEO d’Eon, la plus grande compagnie d'électricité de l'Allemagne, avait averti que l'Europe était désavantagée par rapport aux Etats-Unis sur le plan de l’énergie, et que les écarts de coûts dans ce domaine pourraient contraindre les entreprises du secteurs de l’industrie lourde à quitter le continent.

« L'Amérique a un avantage concurrentiel, contre lequel nous ne pouvons rien, au moins pour quelque temps. Il faudra des années et des années d’innovation avant que nous ne commencions à resserrer l’écart ... »

En Europe, le prix de l’électricité est le double de celui des Etats-Unis. En conséquence, les poids lourds de l’industrie de la Rurh et de la Rhénanie commencent à se délocaliser aux Etats-Unis. BASF construit son nouveau site d’émulsions polymères au Texas.

Récemment, on a appris que la Commission Européenne envisage de supprimer les objectifs obligatoires pour 2020 de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport à leur niveau de 1900 et de tirer 20% de l’énergie de sources renouvelables, et de les remplacer par un objectif non contraignant de 27% d'énergie obtenue à partir de sources renouvelables pour 2030.

Ce changement serait motivé par la dérive provoquée par le subventionnement généreux des énergies vertes qui a fait monter les prix de l’énergie en Europe.

En Europe, le coût de l’énergie a augmenté de 35% entre 2005 et 2012, alors qu’il s’est réduit de 66% aux États-Unis, au cours de la même période, indique la Commission.

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MessageSujet: Re: gaz de schiste Mer 19 Fév 2014 - 11:02

Aux États-Unis, "Énorme incendie de gaz de schiste…"
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MessageSujet: Re: gaz de schiste Mer 19 Fév 2014 - 16:04

Merci pour l'info, je n'avais vu aucun article dessus en effet !

"Depuis l’explosion de deux de ses puits de gaz de schiste en Pennsylvanie, la société Chevron n’a donné aucune explication aux riverains. Pour toute excuse, elle a envoyé au bout d’une semaine d’incendie une lettre sans explication... accompagnée d’un bon d’achat pour une pizza !" => WTF ! ils se foutent du monde ouvertement...

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MessageSujet: Re: gaz de schiste Mer 19 Fév 2014 - 21:15

en plus,ils poussent à la malbouffe ! quel culot
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"Gardons nous d'envier les situations les plus hautes, car une cime peut n'être que le bord d'un gouffre. (...)

(...) Existe-t-il une toute-puissance qui ne soit pas menacée d'effondrement et des violences d'un maître ou d'un bourreau ? (...) En une heure de temps, on peut passer du trône aux pieds d'un vainqueur (...) Garde en tête que toute condition est exposée à des revirements et que tout ce qui affecte autrui est susceptible de t'atteindre."

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MessageSujet: Re: gaz de schiste Jeu 20 Fév 2014 - 0:40

je me suis fait la même réflexion ;-)
Mais aux US, la pizza, c'est le plat sain avec les légumes (la sauce tomate).
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MessageSujet: Re: gaz de schiste Jeu 20 Fév 2014 - 10:12

Ahem... tempé, prépare-toi, on vient s'installer.

http://www.bastamag.net/Gaz-de-schiste-quatre-regions a écrit:
Fracking
Gaz de schiste : la Catalogne interdit à son tour la fracturation hydraulique

par Sophie Chapelle - 11 février 2014

La Catalogne est devenue la quatrième région d’Espagne à interdire la fracturation hydraulique, après la Cantabrie, la Rioja et la Navarre. Jusqu’à présent, le parlement régional catalan refusait chaque licence d’exploration sollicitée par un groupe pétrolier (voir la carte ci dessous). Avant d’intégrer finalement le 30 janvier un changement dans la législation, comme le rapporte El Pais. La loi sur l’urbanisme stipule désormais qu’il « n’est pas permis d’utiliser la technologie de la fracturation hydraulique quand elle peut avoir des effets négatifs sur les caractéristiques géologiques, environnementales, paysagères ou socio-économiques ».

« Les principales raisons ayant motivé cette interdiction ne sont pas environnementales ou sociales, mais purement économiques », relève Ejolt, un réseau d’organisations, d’universités et de laboratoires de recherche sur la justice environnementale. Selon les rapports commandés par le gouvernement catalan (de centre-droit), l’extraction de gaz non conventionnel n’est pas suffisamment rentable et fournirait seulement huit mois de consommation de gaz à la région. Le coût politique d’une autorisation aurait par ailleurs été élevé : de nombreuses municipalités et collectifs sont opposés à l’extraction des hydrocarbures non conventionnels.

L’interdiction en Catalogne survient alors que le ministère de l’Industrie espagnol a autorisé l’exploration dans quatre zones se situant à cheval sur la région autonome et l’Aragon. Le gouvernement central a annoncé qu’il ferait appel de ces interdictions devant la Cour constitutionnelle. Mais l’opposition de l’opinion publique demeure forte : « Dans les Asturies et dans la province de Burgos, plusieurs entreprises de fracturation ont déjà renoncé à cause de l’opposition et de la pression citoyenne », remarque le collectif Ejolt. A l’échelle du pays, plus de 400 villes espagnoles se sont déclarées « Libre de Fracking ».


   Source : fracturahidraulicano.info - Cliquez sur la carte pour voir les détails des permis.

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MessageSujet: Re: gaz de schiste Jeu 27 Fév 2014 - 16:40

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/26/le-patron-d-exxon-mobil-contre-le-gaz-de-schiste-pres-de-chez-lui_4373936_3244.html

Le patron d'ExxonMobil dit non au gaz de schiste... près de chez lui
Le Monde.fr | 26.02.2014 |
Par Stéphane Lauer (New York, correspondant)

C'est l'histoire de l'arroseur arrosé. Celle d'un château d'eau que Rex Tillerson ne veut pas voir aux portes de son ranch, situé à Bartonville, au Texas. Avec une poignée de ses concitoyens, le citoyen américain s'oppose au projet depuis des mois. L'édifice est destiné, en particulier, à alimenter en eau les puits d'extraction de gaz de schiste situés à proximité de cette petite ville prospère proche de Dallas, selon la méthode contestée de la fracturation hydraulique.
La polémique aurait dû rester locale sauf que le propriétaire mécontent, Rex Tillerson, n'est autre que le patron d'ExxonMobil, la plus grosse compagnie pétrolière privée du monde.

UN RANCH ÉVALUÉ À PLUS DE 5 MILLIONS DE DOLLARS
M. Tillerson agit en connaissance de cause dans la mesure où il a investi plus de 31 milliards de dollars (22,5 milliards d'euros) dans l'extraction de gaz de schiste depuis qu'il est à la tête de la compagnie américaine. On imagine le nombre de châteaux d'eau que cela représente. Ceux-ci peuvent pousser comme des champignons chez les autres, mais pas sous les yeux du patron d'Exxon.

Le patron d'Exxon craint, avec un certain nombre de ses concitoyens, que les nuisances du château d'eau fassent perdre de la valeur à son luxueux ranch, évalué à plus de 5 millions de dollars. Outre l'aspect esthétique, c'est surtout le va-et-vient des camions transportant l'eau vers les puits d'extraction, qui inquiètent M. Tillerson. On le comprend : depuis 2007, il s'en est déjà ouvert pas moins de neuf à moins de deux kilomètres de sa propriété. Le dernier en date appartient à XTO Energy, un spécialiste du gaz de schiste racheté par Exxon en 2009, ce qui a permis au groupe de devenir le leader américain dans le domaine.

PLAINTE EN NOM COLLECTIF

Trois autres voisins se sont associés au patron d'Exxon pour déposer une plainte en nom collectif en 2013 arguant que « chacun des propriétaires a choisi Bartonville parce que la ville a adopté des réglementations dont le but est de prévenir des constructions indésirables ne correspondant pas à la nature du voisinage », explique le document révélé le 20 février par le Wall Street Journal.

Fin 2013, M. Tillerson avait rappelé à des membres du conseil municipal que s'il avait investi dans son ranch, c'était après s'être assuré que rien ne pourrait perturber son environnement bucolique. Ce scénario digne d'une série télé tombe assez mal, au moment où Exxon s'est lancé dans une campagne pour convaincre que l'extraction du gaz de schiste ne pouvait avoir que des retombées positives pour les communautés locales.

« JE SOUTIENS REX »

Le groupe a pu jusqu'à présent être relativement convaincant au Texas où la densité de population est assez faible, mais se heurte à beaucoup plus de réticences en Pennsylvanie ou dans l'Etat de New York, dont les sous-sols sont également riches en gaz de schiste. Quant aux défenseurs de l'environnement, ils se sont, bien entendu, engouffrés dans la brèche ouverte par cette dispute de voisinage.

Josh Fox, le réalisateur de Gasland, un documentaire violemment anti-gaz de schiste a même pris la tête d'une touchante campagne de solidarité sur Twitter pour soutenir son nouvel ami d'Exxon sous le mot clé : #ImwithRex (Je soutiens Rex).


#ImWithRex Exxon CEO Rex Tillerson is Suing to Stop a Fracking Development http://t.co/dWixyPlBHH #notfromgasland http://t.co/FPy7mjX9jS

— Josh Fox (@gaslandmovie)
M. Fox s'était lancé dans ce combat après qu'un groupe pétrolier lui a proposé de forer au fond de son jardin contre la somme de 100 000 dollars. Il en faudrait sans doute beaucoup plus pour convaincre M. Tillerson, dont la rémunération a atteint 40 millions de dollars en 2012, de finir par accepter le château d'eau.
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MessageSujet: Re: gaz de schiste Jeu 27 Fév 2014 - 17:00

C'est pas possible de défendre ce type et l'environnement en même temps... C'est comme les Obama qui mangent bio et ne font rien contre les OGM (enfin vous voyez l'idée, je ne sais pas exactement où ils en sont).

Les paradoxes étatsuniens...
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MessageSujet: Re: gaz de schiste Jeu 27 Fév 2014 - 23:59

Si tu fais référence à Josh Fox, sa "campagne de soutien" est ironique, heureusement.
Pour les Obama, à leur décharge, il faut dire que leurs timides tentatives pour soutenir le bio ont suscité des déferlantes de haine ; Monsanto avait fait un tollé quand Michèle Obama avait créé son jardin bio.
Je me souviens d'un sondage, l'année dernière, où une majorité d'Américains se disant Républicains avaient répondu que quand ils voyaient un produit où il était écrit "bio", "écologique", etc., ils étaient moins enclins à l'acheter même s'il était moins cher ! Un autre sondage indiquait aussi que seul 1/3 des Américains  s'inquiétaient des problèmes environnementaux et que 60% d'entre eux pensaient que le "bio" était "juste une excuse pour gonfler les prix".
Donc clairement, il y a du boulot pour faire évoluer les mentalités là-bas, et comme les Etats du Sud ont en plus une grande méfiance envers le gvt fédéral, je doute qu'Obama réussisse à faire changer les choses.
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MessageSujet: Re: gaz de schiste Ven 28 Fév 2014 - 10:16

Je pensais plutôt aux "défenseurs de l'environnement"... On ne dit pas ce qu'ils ont fait en s'engouffrant dans la brèche.

Et je doute aussi effectivement qu'Obama fasse changer les choses.
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MessageSujet: Re: gaz de schiste Dim 23 Mar 2014 - 11:33

matali a écrit:
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/01/17/bruxelles-renonce-a-encadrer-l-exploitation-du-gaz-de-schiste_4349808_3244.html a écrit:
Gaz de schiste : l'UE renonce à encadrer l’exploitation

LE MONDE | 17.01.2014 à 11h36 • Mis à jour le 17.01.2014 à 20h15 | Par Philippe Ricard (Bruxelles, bureau européen)

La Commission présentera, le 22 janvier, des recommandations « a minima ». Londres a mené un fort lobbying pour éviter toute législation.
(...)
ça a marché
http://www.bastamag.net/Union-europeenne-pas-d-etude-d a écrit:
Lobbys
Le gaz de schiste sera exempté d’étude d’impact environnemental en Europe

par Maxime Combes - 20 mars 2014

Les lobbys pétroliers et gaziers se frottent les mains. Le 12 mars, le Parlement européen a adopté la révision de la directive portant sur les Études d’impact environnemental (EIE). Et a décidé que les activités d’exploration et d’extraction des hydrocarbures de schiste seront exemptées d’études d’impact environnemental. Une telle étude est pourtant obligatoire pour près de 200 types de projets, tels que la construction de ponts, de ports, d’autoroutes, de décharges de déchets ou d’élevages intensifs.

Ces études, de nature technique, ont été développées depuis les années 1970, et dans certains cas sont devenues obligatoires pour apprécier les conséquences environnementales de la réalisation de projets d’aménagement et d’infrastructures publics et privés qui, par l’importance de leurs dimensions ou leurs incidences sur le milieu naturel, pourraient porter atteinte à ce dernier. Après l’analyse du projet, et une éventuelle consultation publique, une telle étude émet des recommandations afin de « limiter, atténuer ou compenser les impacts négatifs du projet ». Environ 5 000 études de ce type seraient menées chaque année en France.

La fin des « lourdeurs administratives » et « exigences inutiles », selon les lobbys

La nouvelle directive européenne prévoit que de nouveaux facteurs environnementaux tels que la biodiversité et le changement climatique soient pris en compte dans les études. Fruit d’un compromis avec le Conseil européen, où siègent les représentants des États membres, la nouvelle directive a été approuvée par le Parlement européen (avec 528 voix pour, 135 contre et 15 abstentions). Ses promoteurs avancent qu’elle permettra « de rendre les méthodes d’évaluation plus claires, de faciliter la participation du public, d’inclure des règles plus strictes pour lutter contre les conflits d’intérêt, et de limiter les recours aux dérogations ». Par exemple, la nouvelle directive prévoit que les États membres de l’UE devront assurer une « séparation fonctionnelle » entre l’autorité compétente pour mener l’étude et le promoteur du projet. Ce qui semble bien être un minimum !

En revanche, le texte voté exempte les activités d’exploration et d’extraction des hydrocarbures de schiste de l’obligation d’une étude d’impact environnemental. Le Parti Populaire européen (PPE) – la droite européenne – a salué un texte qui « permet de réduire les lourdeurs administratives pour les porteurs de projets ». De son côté, l’Association internationale des producteurs de gaz et de pétrole (OGP) s’est réjoui d’une décision qui n’impose pas « des exigences inutiles » et permet « l’évaluation des ressources énergétiques nationales ». Insistant lourdement sur l’intérêt d’explorer les potentielles réserves européenne de gaz de schiste en Europe, le lobby pétrolier et gazier considère que la décision du Parlement est « un pas en avant pour rendre l’Europe plus compétitive ».

De l’amiante pour fracturer la roche...

En première lecture, le Parlement européen avait pourtant introduit les activités d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures de schiste dans la liste des activités obligatoirement soumises à une étude d’impact environnemental, comme l’avait réclamé la société civile. En janvier dernier, craignant que les États membres refusent cette proposition, plusieurs centaines d’organisations de la société civile ont appelé les institutions européennes à « un sursaut de sagesse » (voir notre article). Finalement, la Pologne et le Royaume-Uni, plus soucieux de faciliter les projets pétroliers et gaziers sur leur territoire que de satisfaire aux demandes de la société civile et des nombreuses régions et communes désireuses d’interdire ou encadrer l’usage de la fracturation hydraulique, auront eu gain de cause.

Ce ne sont pourtant pas les preuves qui manquent pour décrire les graves conséquences environnementales de l’usage de la fracturation hydraulique, y compris dans l’étape exploratoire, avant même la phase d’exploitation. Ainsi, une récente étude de l’Office américain de géologie démontre que l’usage de la fracturation hydraulique peut générer des tremblements de terre pouvant atteindre 5,7 sur l’échelle de Richter. Au même moment, la production de gaz issu de la fracturation hydraulique vient d’être stoppée dans le Queensland en Australie où une entreprise ajoutait de l’amiante pour fracturer la roche. Toujours insuffisant pour déclencher une étude d’impact environnemental préalable ?

Maxime Combes

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Ils appellent ça des lourdeurs administratives ?!! Les enfoi... des exigences inutiles ? On voit bien qu'ils ne vivent pas à côté d'une exploitation...
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MessageSujet: Re: gaz de schiste Ven 18 Avr 2014 - 19:43

Gaz de schiste : quelles conséquences sanitaires ?

Le Monde.fr | 17.04.2014 |Par Stéphane Foucart

Que sait-on des effets sanitaires de l’exploitation du gaz de schiste ? Trois chercheurs américains ont tenté de répondre à cette question en passant au crible l’ensemble des travaux publiés ces dernières années sur le sujet. Le résultat de cette synthèse, publiée mercredi 16 avril dans Environmental Health Perspectives (EHP), la revue éditée par l’Institut national américain des sciences de la santé environnementale (NIEHS), dresse un état des lieux paradoxal : « Il y a des preuves de risques potentiels pour la santé publique dus au développement du gaz de schiste », écrivent Seth Shonkoff (université de Californie à Berkeley) et ses coauteurs, tout en notant un manque criant d’études épidémiologiques qui permettraient de sortir du doute sur leur réalité et l’ampleur de ces risques potentiels.
La question sanitaire devient d’autant plus sensible outre Atlantique que, dans la dizaine d’Etats producteurs, le développement rapide des gaz de schiste et de réservoirs compacts, place un nombre croissant d’Américains à proximité d’installations gazières de toutes sortes. Selon une analyse de bases de données publiques conduite en octobre par le Wall Street Journal, environ 15 millions d’Américains vivent à moins d’un kilomètre et demi d’un puits...

EFFETS SANITAIRES
L’une des premières causes d’inquiétude soulevées est celle des adjuvants utilisés dans les fluides de fracturation : réducteurs de frictions, inhibiteurs de corrosion, biocides, etc. « Une accumulation grandissante d’études suggère que les risques de pollution existent par le biais d’une variété de voies de contamination, en particulier durant le transport des eaux de fracturation usées ou de leur entreposage, ou par le biais de confinement défaillant des gaz et des fluides, dues à une mauvaise cimentation des puits », écrivent les chercheurs.
Plusieurs études rassemblées montrent qu’un grand nombre des substances utilisées pour le fracking peuvent avoir des effets sanitaires. « A certaines concentrations, plus de 75 % des produits identifiés sont connus pour affecter négativement les yeux, la peau et d’autres organes sensoriels, le système respiratoire, le système gastro-intestinal et le foie, écrivent les auteurs. Et 52 % ont le potentiel d’affecter négativement le système nerveux, tandis que 37% sont de possibles perturbateurs endocriniens [PE]. » Cette catégorie spécifique est la plus problématique. En effet, notent les chercheurs, les PE sont susceptibles – au contraire de la majorité des substances chimiques – d’agir en perturbant le système hormonal, action possible à très faibles doses au cours de certaines périodes-clés du développement, en particulier la période périnatale.

L'EXEMPLE DU COLORADO
Dans le Colorado, par exemple, des mesures opérées en 2012 dans les eaux de surface et les eaux souterraines, montrent une présence significativement accrue de tels PE dans les zones d’intense activité d’extraction de gaz. « La concentration des substances détectées est suffisamment élevée pour interféreravec les récepteurs humains d’hormones masculines, précisent les chercheurs.Cela suggère que l’activité hormonale des produits utilisés dans le processus de fracturation devrait être testée. »
Les chercheurs abordent également la présence de méthane dans les aquifères – crainte popularisée par les images spectaculaires du film Gasland, montrant des particuliers « allumer » l’eau courante à la sortie du robinet. Loin des polémiques sur la réalité du phénomène, les chercheurs assurent qu’il existe des« découvertes convaincantes » liant l’exploitation de gaz de schiste à « de hauts niveaux de méthane dans des points de prélèvement d’eau potable ». Les auteurs ajoutent cependant que « le méthane est typiquement considéré comme non-toxique et n’est pas l’objet de régulation aux Etats-Unis en tant que soluté ». Aucune étude épidémiologique n’est, toutefois, à ce jour, disponible pour évaluer les effets possibles à long terme d’une exposition chronique à cet hydrocarbure dans l’eau de boisson ou l’air ambiant.

PEU D'ÉTUDES ÉPIDÉMIOLOGIQUES
La qualité de l’air est un autre des sujets de préoccupation soulevés par les chercheurs. « La littérature scientifique suggère que l’exploitation de gaz de schiste émet des polluants atmosphériques parmi lesquels le benzène, le toluène, l’éthylbenzène et le xylène, le formaldéhyde », etc. La noria de camions transportant le fluide de fracturation, lors de certaines opérations, est également une source de pollution de l’air aux alentours des sites de production. Cependant le risque lié à cette pollution demeure difficilement appréciable. Une étude pointe un risque de certains cancers légèrement accru lorsque le lieu de vie se trouve à moins d’un demi-mile (environ 800 mètres) d’un puits, tandis qu’une autre ne distingue pas de risque appréciable.
Une étude épidémiologique récente, conduite dans le Colorado, est parvenue à établir un risque accru d’environ 30% des malformations congénitales cardiaques des enfants dont la mère vit dans les zones les plus proches des sites d’exploitation. Mais la causalité n’est cependant pas fermement établie et le mécanisme d’action non élucidé… De telles études sont encore très rares. « Le manque de connaissance le plus important est le peu d’études épidémiologiques, concluent ainsi M. Shonkoff et ses coauteurs. Il y a grand besoin d’évaluer la force de l’association entre les facteurs de risque, comme la pollution de l’air et la contamination de l’eau, et les conséquences sanitaires parmi les populations vivant à proximité des activités d’exploitation de gaz de schiste. »

Stéphane Foucart
source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/17/gaz-de-schiste-quelles-consequences-sanitaires_4403545_3244.html
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