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nucléaire

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matali
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MessageSujet: nucléaire Mer 18 Avr 2012 - 9:44

L'outil de Greenpeace pour savoir où on en est et où on va...

http://energie-climat.greenpeace.fr/facenuke-le-reseau-social-des-femmes-et-des-hommes-du-nucleaire-francais a écrit:
Energie / Climat | le 13 avril 2012
FaceNuke: le réseau social des femmes et des hommes du nucléaire français

Greenpeace publie aujourd’hui FaceNuke , réseau social des femmes et des hommes du nucléaire en France.

Cet outil est une cartographie des personnalités, des organisations, une visualisation du réseau social qui compose aujourd’hui la politique énergétique de notre pays. Le système FaceNuke permet ainsi de visualiser les personnalités connues et moins connues, les enchevêtrements d’entreprises, d’associations…




FaceNuke, c’est une cartographie dans laquelle l’internaute est libre de naviguer et d’explorer à sa guise la galaxie du nucléaire. La conception de cet outil est partie de la liste des membres des organes de décision des grands groupes industriels (conseils d’administration, de surveillance, comité de direction). Ensuite, les interconnexions de chaque personne ont été étudiées avant d’être cartographiées.

Un système autonome, qui se forme, se reproduit et s’autogère

FaceNuke donne à voir une sorte d’État dans l’État, qui décide de la politique énergétique de la France depuis 40 ans. C’est un univers d’experts et de technocrates dans lequel il est possible de faire carrière de 18 à 77 ans : des grandes écoles aux associations de défense du nucléaire, en passant par les postes clés dans les grands groupes énergétiques, les centres de recherche ou encore les cabinets ministériels.

Quelle est la taille et l’ampleur des réseaux (connus et visibles) de l’ex patronne d’Areva Anne Lauvergeon, ceux du Président et candidat Nicolas Sarkozy, qui nomme la plupart des responsables ? , ou encore d’un expert très médiatique comme Elie Cohen
Qui sont les personnes de l’ombre, au pouvoir immense, qui sont les “passerelles” entre groupes, entre groupes industriels et partis politiques, entre partis et associations ?


Les connections entre les personnalités, qui sont le cœur et la source de cette cartographie, sont : un mandat actuel ou récent (environ cinq ans) dans un conseil d’administration, de surveillance, un poste de direction dans un grand groupe, la présence dans un centre de recherche, l’adhésion à une association ou encore un mandat dans une autorité de régulation, etc. ; un mandat passé significatif ; l’adhésion ou un mandat actuel dans une organisation politique ; l’adhésion ou un mandat passé à une organisation politique ; la formation.

D’autres critères auraient pu être pris en compte, tels que les liens financiers entre fondations, associations et entreprises, ou encore les relations entre les députés et élus locaux qui hébergent des sites nucléaires sur leurs circonscriptions… Le nombre de critères retenus pour établir ces connections et choisir les personnes qui figurent sur la carte a été volontairement limité pour permettre la lisibilité du résultat final.

Cet outil n’a donc pas vocation à l’exhaustivité. Mais il est appelé à évoluer dans les semaines à venir, et les internautes sont d’ailleurs invités à nous communiquer leurs commentaires, les liens qui pourraient manquer ou toute autre suggestion afin de nous aider à améliorer l’outil. Nous vous invitons donc à nous les proposer dans l’espace de commentaires ci-dessous.

Pourquoi rien ne change depuis 40 ans

La visualisation de ce système explique l’inertie de la politique énergétique française. Centré autour de l’industrie, entouré d’élus, d’associations chargées de promouvoir l’énergie nucléaire, de former la relève et de recaser les anciens cadres, il a fonctionné jusqu’à aujourd’hui quelle que soit la majorité politique au pouvoir.

Le citoyen a été systématiquement tenu à l’écart des décisions énergétiques depuis les années 1970.

Une impulsion politique pour faire sauter le verrou du nucléaire

S’il n’est qu’un maillon de la chaîne, le pouvoir politique occupe une place importante dans ‘facenuke’, car c’est lui qui est à même de réorienter la politique énergétique. C’est aussi le Président de la République qui nomme des acteurs clefs de la filière.

Amorcer la transition énergétique, par une décision de sortie du nucléaire et la fermeture progressive des centrales nucléaires, est la seule attitude responsable pour le prochain Président. C’est ce que font nos voisins européens. C’est précisément la décision politique allemande de sortir du nucléaire qui a amené les industriels de l’énergie mais aussi le secteur de la recherche à se réorienter massivement vers les renouvelables et les économies d’énergie.

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MessageSujet: Re: nucléaire Mer 18 Avr 2012 - 9:47

Et sur le sujet :
http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/04/17/les-documents-qui-prouvent-le-flirt-nucleaire-entre-paris-et-tripoli a écrit:
« Mensonge éhonté » 17/04/2012 à 18h05
Les documents publics qui prouvent le flirt nucléaire entre Paris et Tripoli

« Il n’a jamais été question de vendre une centrale à M. Kadhafi ! [...] c’est un mensonge éhonté », s’est agacé Nicolas Sarkozy ce mardi sur France Inter, démentant les accusations d’Anne Lauvergeon, ancienne patronne d’Areva, selon laquelle jusqu’à l’été 2010, Paris était prêt à vendre un réacteur au dictateur libyen.
(...)
1
Le mémorendum du 25 juillet 2007
(...)
2
Le discours présidentiel du 3 juillet 2008
(...)
3
L’accord franco-Libyen du 8 juillet 2008
(...)
4
Le partenariat stratégique du 21 octobre 2010
(...)

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MessageSujet: Re: nucléaire Mer 18 Avr 2012 - 10:24


Citation :
Amorcer la transition énergétique, par une décision de sortie du nucléaire et la fermeture progressive des centrales nucléaires, est la seule attitude responsable pour le prochain Président.
On verra...

En tout cas, le Président potentiel, même si c'est l'un de ses objectifs à terme, pour gagner, je pense qu'il n'a pas "intérêt" à l'exprimer clairement dans sa campagne.... pour ces raisons justement.

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(Sur les produits laitiers : aident-ils vraiment à consolider nos os ? Sur certains additifs alimentaires qui foutent en vrac notre sensation de satiété, sur les différents labels alimentaires et leur réel gage de qualité, en passant par les soit-disant bienfaits du tofu ou encore des compléments alimentaires...)...
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MessageSujet: Re: nucléaire Mer 18 Avr 2012 - 10:45

C'est un de ses objectifs à terme ?
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MessageSujet: Re: nucléaire Mer 18 Avr 2012 - 15:32




Dès qu'un homme politique, sauf de l'extrême gauche, "touche" à ce sujet, le débat devient très très vite houleux alors....

Rien qu'Hollande, quand il dit explicitement vouloir fermer qu'une seule centrale pour des raisons de sécurité........... tout de suite tous les hommes politiques partisans du nucléaire lui ont tombé dessus et ce fût du n'importe quoi, le traitant de fou et d'irresponsable quasi....l'accusant ainsi de vouloir porter atteinte à l'économie et à l'indépendance énergétique du pays et patati et patata......

Alors franchement....même si réellement il voulait réorienter la politique énergétique du pays, à mon sens, stratégiquement, il a tout intérêt à ne rien en faire paraître en fait....

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MessageSujet: Re: nucléaire Lun 30 Avr 2012 - 18:49

http://owni.fr/2012/04/27/limage-des-irradies-quon-nous-cache/ a écrit:
L’image des irradiés qu’on nous cache
Le 27 avril 2012 Claire Berthelemy et Sabine Blanc

En une seule image, OWNI propose un état des lieux global des contaminations provoquées par les installations nucléaires françaises au cours des dix dernières années. La France, par tradition, dissimule ces données chiffrées. Derrière lesquelles tentent de vivre, ou survivre, les fantômes de la contamination. Sur OWNI, aujourd'hui, plusieurs articles sont consacrés à cette maladie honteuse, bien de chez nous.
(...)
***
Du point de vue de la santé mentale, la solution la plus satisfaisante pour l’avenir des utilisations pacifiques de l’énergie atomique serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s’accommoder de l’ignorance et de l’incertitude…
Rapport de l’OMS de 1955, Cité par Jacques Ellul, in Le bluff technologique, p 294

***


“Légère irradiation d’un expérimentateur”, “perte de protection biologique dans un local de travail”, “accident de niveau 1 sur une échelle qui en compte 7”. Si un profane survole les rapports de l’Autorité de sureté nucléaire (ASN), chargée du contrôle des installations nucléaires françaises, il ne s’inquiètera pas des contaminations touchant les salariés du secteur.

RAS, nucléaire : rien à signaler, pour reprendre le titre du documentaire d’Alain de Halleux. À partir des avis d’incidents disponibles sur le site sous une forme particulièrement indigeste, OWNI a ré-exploité ces données pour visualiser, en une seule et même image, les contaminations produites par le nucléaire français. C’est l’image ci-dessous. (...)

(...)

On ignore aussi dans la plupart des cas le radioélément impliqué. Information pourtant importante puisque selon le radioélément, les effets seront plus ou moins forts et longs. De même, on ne sait pas systématiquement si l’accident a lieu pendant un arrêt de tranche ou une autre période de maintenance, durant lesquels le recours à la sous-traitance est très majoritaire : EDF sous-traite à plus de 80% sa maintenance, et les sous-traitants sont trois fois plus touchés par les accidents du travail.
(...)

Il est admis qu’un être humain doit rester à 37° de température environ. Au-delà, il faut s’inquiéter. Mais admettons qu’un décret indique que la température normale soit désormais comprise entre 37 et 39°, par exemple quand sévit une épidémie de grippe. Une partie de la population cesse d’entrer dans la catégorie des gens atteints de fièvre.

C’est ce qui s’est passé avec le nucléaire, industrie où cette question du thermomètre est au cœur de la controverse scientifique. Les seuils ont en effet été abaissés avec les ans, modulant dans le sens d’un renforcement la notion de dangerosité. En France selon le Code du travail, il était de 50 mSv à partir de 1988, de 30 mSv jusqu’en 2003, puis de 20 mSv, la norme actuelle. À titre de comparaison, le reste de la population ne doit pas dépasser 1 mSv/an/personne dixit le Code de la santé publique.
(...)

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MessageSujet: Re: nucléaire Mer 13 Juin 2012 - 15:21

http://www.bastamag.net/article2470.html a écrit:
Niger
Nucléaire : Hollande veut accélérer la production d’uranium

Par Sophie Chapelle (12 juin 2012)

Le changement en matière de nucléaire ne semble pas pour demain. À l’issue d’une rencontre le 12 juin avec le président nigérien, Mahamadou Issoufou, François Hollande s’est prononcé pour une accélération de la mise en exploitation par Areva de la future mine géante d’uranium d’Imouraren (Niger), prévue fin 2013. « Si ça peut aller plus vite, nous y sommes favorables. Tout ce qui peut être fait pour le développement, pour l’activité économique doit être réalisé dans les meilleurs délais », a ainsi déclaré le président français. De quoi réjouir la multinationale, propriété de l’État français, qui importe du Niger près de 40 % de son uranium. Une fois traité, l’uranium sert de combustible aux réacteurs nucléaires. « Il s’agit là d’une claire perpétuation des mécanismes de la Françafrique, pour le plus grand profit du lobby nucléaire (Areva) et au détriment de la démocratie en Afrique », dénonce l’Observatoire du nucléaire, association créée par l’ancien animateur du Réseau sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme.

Les deux mines actuellement exploitées par le groupe français, dans la région d’Arlit, n’ont plus que dix à vingt ans de production devant elles. Areva s’est donc assuré en 2008 les droits de la mine géante d’Imouraren, potentiellement la deuxième plus grande mine d’uranium du monde (5 000 tonnes par an). La multinationale a prévu d’y investir 1,2 milliard d’euros. Son exploitation fera passer le pays du 6e au 2e rang mondial des producteurs d’uranium, juste derrière le Kazakhstan, où Areva est également implantée.

Radioactivité

Le président nigérien espère une exploitation « gagnant-gagnant » des ressources de son pays. Naïveté ? Mahamadou Issoufou connaît bien Areva : il a été l’un des dirigeants de sa filiale nigérienne, la Somaïr, dans les années 1980 [1]. Il a régulièrement jugé trop bas le prix de vente de l’uranium et assuré qu’il ne ferait « aucun cadeau » à la multinationale. Quoi qu’il obtienne du gouvernement français, les terribles impacts environnementaux demeureront.

De nombreuses études indépendantes ont révélé les boues radioactives et les énormes masses de déchets radioactifs stockées à l’air libre, à proximité de la ville d’Arlit. La contamination radioactive contribue à la désertification et à l’assèchement des nappes phréatiques, sur fond d’exploitation des travailleurs (lire nos articles sur Areva au Niger), au sein d’un pays lourdement frappé par la pauvreté (et le FMI). Par cette déclaration, François Hollande se place dans les pas de ses prédécesseurs qui ont tous soutenu les efforts d’Areva pour assurer la sécurité d’approvisionnement en uranium de la France. Sans jamais respecter les droits des populations locales.

Notes

[1] Lire Areva en Afrique, de Raphaël Granvaud, éditions Agone.
Vive la France !

A ce sujet, vous avez ce film à voir : Qui sème vent
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MessageSujet: Re: nucléaire Mer 13 Juin 2012 - 22:02




Quelle société de..........

La seule chose que l'on peut espérer, c'est que la recherche et la fabrication de "mécanismes", de "structures" pour mettre en œuvre des énergies renouvelables soient vraiment en essor pendant les années à venir pour pouvoir revoir grandement à la baisse ces "besoins" en uranium....

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MessageSujet: Re: nucléaire Mer 4 Juil 2012 - 23:45

Chez nous, le gouvernement est parvenu à un accord... de prolongation.
Deux réacteurs, dans le nord du pays, seront bien arrêtés en 2015, comme le prévoyait l'accord de 2003.
Par contre, dans mon patelin, celui qui devait l'être également a été prolongé de 10 ans
Un réacteur vieux de plus 40 ans, c'est pas raisonnable.
L'argent qu'on va fatalement devoir investir pour rafistoler ce vieux coucou pendant encore 10 ans aurait été plus utile dans l'énergie verte.

Ca me saoule. On ne parle que de pognon et de sécurité d'approvisionnement dans cette histoire... notre sécurité passe après.


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MessageSujet: Re: nucléaire Lun 27 Aoû 2012 - 12:17

Vous l'avez tous entendu hier...
http://www.romandie.com/news/n/_Montebourg_le_nucleaire_est_une_filiere_d_avenir_RP_260820122049-25-232672.asp a écrit:
Montebourg: le nucléaire est une filière d'avenir


PARIS - Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a assuré, dimanche sur BFM TV que le nucléaire est une filière d'avenir tout en reconnaissant qu'il fallait qu'il soit rééquilibré.

Avec une augmentation continue de la consommation des ménages et industrielle, même en maintenant notre parc de centrales actuel, la question est de savoir si nous allons continuer à investir, a-t-il indiqué. Pour ma part, je considère que le nucléaire est une filière d'avenir.

Le ministre a reconnu que s'il ne s'agit pas d'abandonner le nucléaire, il faut le rééquilibrer.

Interrogé sur les promesses du candidat François Hollande de réduire le nucléaire en France, Arnaud Montebourg a affirmé que la réduction (du nucléaire) se conjugue dans une équation à deux chiffres: la quantité de ce que l'on consomme chaque année, qui augmente, et l'offre.

Nous avons besoin d'énergie et pas trop chère, a-t-il dit, et la France a un atout extraordinaire entre ses mains (avec ses centrales nucléaires, ndlr) qui lui a permis de bâtir son industrie.

Grâce au nucléaire, l'industrie française a pu passer les épreuves, y compris les chocs pétroliers, la crise..., a-t-il ajouté, c'est une énergie abordable.

Notre choix d'avoir une énergie pas chère, abordable et en quantité est stratégique, a-t-il insisté rappelant que plusieurs pays européens revenaient vers le nucléaire, même le Royaume uni, droite, gauche confondues.

Nous participerons aux appels d'offres, a-t-il assuré.

Pour sa part, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Delphine Batho, avait également assuré qu'il n'avait jamais été question ni de sortir ni d'abandonner le nucléaire.

S'exprimant à l'Assemblée nationale le 25 juillet, Mme Batho avait affirmé que tous les emplois de la filière seraient maintenus, tout en précisant qu'en matière de démantèlement des installations nucléaires, il y avait une filière industrielle que nous devons développer.

Durant la campagne présidentielle, François Hollande avait promis d'engager la réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% à l'horizon 2025, conformément à l'accord électoral qui avait été négocié dans la douleur entre le PS et les écologistes d'EELV. Ces derniers défendaient une sortie du nucléaire.

Mais le président a martelé, avant et après son élection, qu'il ne fermerait durant son quinquennat qu'une seule centrale, celle de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne du parc nucléaire hexagonal, et qu'il achèverait la construction de l'EPR (réacteur de 3e génération) de Flamanville (Manche). Ce nouveau réacteur est censé entrer en service en 2016.

Le gouvernement devrait lancer à la rentrée un grand débat sur la transition énergétique, dans laquelle pourrait s'inscrire cette réduction de la part du nucléaire dans le système électrique.


(©AFP / 26 août 2012 19h43)
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MessageSujet: Re: nucléaire Lun 27 Aoû 2012 - 18:35

Citation :
c'est une énergie abordable.
....sur le coup, j'ai cru lire : "c'est une énergie adorable" ..... ???

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MessageSujet: Re: nucléaire Mer 29 Aoû 2012 - 1:44

Pour moi, le nucléaire est une forme d'énergie à bannir complètement !
Elle détruit l'environnement et la santé ! Elle coute plus chère (à long terme) que les énergies renouvelables et surtout est moins durable !

Enfin, ceci dit, c'était l'opinion de Mokoko !
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MessageSujet: Re: nucléaire Jeu 6 Sep 2012 - 10:05

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/2635911-l-adieu-au-nucleaire-ressuscite-le-charbon a écrit:
Au lieu de provoquer une explosion des “énergies vertes”, la sortie du nucléaire annoncée par Angela Merkel en 2011 va entraîner la construction de nouvelles — et très polluantes — centrales au charbon. Une option qui ne déplaît pourtant pas aux écologistes.
Łukasz Wójcik

Quand l’un des nos voisins allemands commence une déclaration par : "Les Allemands ont le droit de ...", cela paraît toujours inquiétant. De quel droit s'agit-il donc ? Et bien de celui d'empoisonner l'environnement ! – soutiennent les experts de la Fondation Heinrich Böll dans un récent rapport. L'Allemagne, ayant suffisamment réduit ses émissions de dioxyde de carbone durant les années passées, devrait pouvoir désormais les augmenter. Et pourquoi ne pas tirer son énergie du charbon, quitte à produire une énergie presque aussi polluante que celle produite par la combustion de pneus ? L'Allemagne est en droit de le faire.

De telles déclarations de la part d'un pays considéré comme le chef de file de la révolution de l'énergie renouvelable, devraient susciter l’émoi des écologistes. Mais les écologistes allemands ne se trouvent pas mal, car ils ont eux-mêmes rédigé ce rapport. La Fondation Heinrich Böll est en effet un think-tank du parti Vert allemand. C'est la fin de tout. Les écologistes sont secondés par le ministre de l'Environnement Peter Altmaier, qui a déclaré récemment dans Die Zeit que d’ici 2020, le pays allait assurer 35% de son électricité à partir de sources renouvelables. Mais encore faut-il penser aux 65% restant.

Le début de la révolution verte

Peter Altmaier a beaucoup fait pour le retour allemand au charbon. Aucun autre pays ne construit actuellement autant de centrales alimentées par le coke que l'Allemagne, avec 23 installations. La plupart d'entre elles vont brûler le lignite, le combustible le plus sale des énergies fossiles, avec un impact atmosphérique de 150 millions de tonnes de CO2 de rejets, et tout cela en accord avec les Verts.

Les écologistes allemands sont ils devenus fous ? Oui, en quelque sorte.
Depuis l’annonce, faite par Angela Merkel en mars 2011, quelques jours après l'accident survenu à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, de l'extinction de sept réacteurs nucléaires sur les dix-sept que comptait l’Allemagne, ils n’ont yeux que pour la chancelière. Quant à la décision du gouvernement allemand, officialisée le 30 mai 2011, concernant l’arrêt définitif de toutes les centrales en activité [d’ici 2022], elle a fini de transformer en réalité les rêves des écologistes et a sonné le début de la révolution verte.

La décision de la chancelière d'abandonner l'atome ne relevait pas d’un héroïsme politique particulier, étant donné qu’après la catastrophe de Fukushima, 70% des Allemands étaient opposés à l'énergie nucléaire. Cependant il aurait fallu la faire précéder de prévisions précises, ce qui n’a pas été le cas. Initialement, l'Allemagne devait renoncer à l’atome progressivement, en le replaçant au fur et à mesure par les énergies renouvelables. Au lieu de cela, l’Allemagne va perdre en une seule décennie 20 % de sa production d'électricité.

Pourtant, au départ, tout le monde s’attendait à ce que le gaz devienne le substitut naturel de l’atome. Ces prévisions ont été toutefois déçues en raison d’un système communautaire d’échange de quotas d’émission (SCEQE ou Emission Trading System – ETS) qui n’a pas tenu ses promesses. Ce mécanisme met en place des plafonds des quotas de gaz à effets de serre qu’une entreprise peut émettre et distribue à chaque entreprise, y compris aux producteurs d'énergie, un permis d’émettre du CO2. Les entreprises ayant réduit la quantité de leurs émissions peuvent vendre les quotas inutilisés à des entreprises qui ont dépassé leurs limites.

Quotas de CO2 non utilisés

Avec un ETS opérationnel, le charbon n’aurait eu aucune chance de subsister en tant que source d'énergie, face au gaz naturel, trois fois moins polluant en termes de CO2. Sauf que les créateurs d’ETS n’avaient pas prévu que l’Europe allait sombrer dans une crise économique qui a considérablement réduit la demande en électricité. Ainsi, les producteurs d'énergie électrique se sont retrouvés avec des quotas d'émission de CO2 non utilisés et dont les prix avaient chuté. Actuellement, le prix du permis d'émettre une tonne de CO2 coûte environ 7 euros, alors que, selon l’Institut de Technologie de Karlsruhe, pour que l’électricité issue du gaz naturel soit moins chère que celle tirée du charbon, ce prix devrait se situer autour de 35 euros.

Alors que certaines voix se sont élevées au Parlement pour réclamer le maintien partiel du secteur nucléaire, les Verts se disent favorables au charbon, chose jamais vue dans l'histoire pour un parti écologiste. "Nous sommes prêts à accepter un retour temporaire au charbon comme source d'énergie afin d'épargner à l'Allemagne les effets destructeurs de l’atome. Après tout, ce qui nous importe à tous c'est la protection de l'environnement", a expliqué le chef du groupe des Verts au Bundestag, Jürgen Trittin.

S'agit-il bien de l'intérêt de la planète, ou d'une convergence exceptionnelle entre les intérêts des poids lourds de l'industrie d'énergie et le soi-disant bien-être de notre planète Terre ? Quoi qu'il en soit, ce n'est assurément pas les intérêts environnementaux qui priment, comme en témoigne le triste cas de l'industrie solaire allemande.

Culture de l’ananas

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Allemands adorent l'énergie solaire. Le territoire de notre voisin occidental est chauffé par les rayons de soleil à peu près autant que l'Alaska, et pourtant l'Allemagne dispose à elle seule des installations de cellules photovoltaïques d'une capacité totale quasiment équivalant à la puissance de toutes les autres installations à travers le monde. "C'est comme si les habitants de l'Alaska se mettaient subitement à la culture d'ananas", a fustigé récemment le député de la CDU [conservateurs] Michael Fuchs.

Ces ananas sont extrêmement coûteux pour les Allemands. L'absurdité d'investir dans le secteur de l'énergie solaire a été très clairement décrit dans les publications de l'économiste Joachim Weimann. De son point de vue, si les 9 milliards d'euros, consacrés cette année au secteur de l'énergie solaire, étaient investis dans l'énergie éolienne, on produirait cinq fois plus d'électricité, et jusqu'à six fois plus si les investissements portaient sur l'énergie hydraulique. De même, pour réduire les émissions de CO2 d'une tonne, il suffit investir 5 euros dans l'isolation d'un bâtiment, 20 euros dans une nouvelle centrale au gaz, ou 500 euros dans l'énergie solaire.

En dépit de ces coûts exorbitants, le gouvernement allemand a soutenu pendant des années le secteur, en espérant, comme le soutient Weimann, que les fabricants allemands de cellules photovoltaïques, fortement subventionnés, arrivent à dominer les marchés mondiaux. Mais il y a deux ans, quand il s'est avéré que les Chinois étaient capables de produire des cellules moitié moins chères que les Allemands, Berlin a coupé son aide, entraînant une vague de faillites en Allemagne.

Si les dépenses en faveur des énergies renouvelables étaient engagées dans une logique de protéger l'environnement, l'énergie solaire n'aurait jamais vu le jour en Allemagne. Mais en réalité, la révolution verte allemande ne relève pas tant de l'environnement que du profit et de la volonté de créer des créneaux spécialisés où les entreprises allemandes pourraient devenir imbattables.

Puisque la chancelière Angela Merkel a réussi à convaincre les écologistes en faveur du charbon, elle pourrait probablement tout aussi bien les convertir à l'atome. Mais cela n'aurait aucun intérêt pour l'économie allemande, puisque l'énergie nucléaire est un pré-carré français. La protection de l'environnement doit être avant tout rentable.

Traduction : Lucyna Haaso-Bastin (...)


Et si on commpençait d'abord par réduire la consommation de ces énergies... on verrait qu'il n'y a peut-être pas besoin de produire tout ce qu'on produit et donc de construire des centrales pour cela... Mais bref, remplacer le nucléaire par du fossile... j'm'y attendais pas.
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MessageSujet: Re: nucléaire Lun 17 Sep 2012 - 23:16

Moi non plus, mais je penses tout de même que c'est mieux que le nucléaire !
Moins de vies en danger, surtout ! Ëarwen
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MessageSujet: Re: nucléaire Lun 21 Jan 2013 - 21:02

http://www.bastamag.net/article2858.html a écrit:
Nucléaire
Comment Areva laisse mourir ses travailleurs au Niger

Par Emmanuel Haddad (14 janvier 2013)

Les Français s’éclairent et se chauffent grâce à leur travail : ces centaines de mineurs nigériens qui ont passé 20 ou 30 années de leur vie à extraire de l’uranium pour Areva. De l’uranium qui, importé en France, alimente ensuite nos 58 réacteurs nucléaires. Souvent victimes des effets des radiations, ils souffrent et meurent aujourd’hui dans l’indifférence. Pas question de reconnaître leurs maladies professionnelles. Combien de temps le leader français du nucléaire continuera-t-il à les mépriser ? Reportage.

L’extraction minière d’uranium au Niger serait-elle l’une des activité les plus sûres au monde ? Areva y exploite deux mines depuis le début des années 1970 [1], et emploie aujourd’hui 2 600 personnes. Or, en un demi-siècle, seuls sept dossiers de maladies professionnelles d’employés travaillant dans les mines d’uranium d’Arlit et Akokan, dans le Nord-Niger [2], ont été validés par la sécurité sociale nigérienne. Et sur les sept travailleurs victimes de pathologies professionnelles, cinq sont des expatriés français, indique Ousmane Zakary, du Centre de sécurité sociale de Niamey. Seuls deux mineurs nigériens sont concernés, alors que le personnel nigérien constitue 98% des employés d’Areva sur place.

Une performance sanitaire !

L’extraction d’uranium ne serait-elle pas plus dangereuses pour la santé des travailleurs que la culture d’oignon ou de mil ? Les Français, dont une large part de l’électricité est produite grâce au minerai nigérien – qui alimente un tiers des 58 réacteurs nucléaires – doivent-ils se réjouir de l’attention portée par Areva à la santé de ses salariés ?« Les mineurs d’uranium sont exposés à des radiations ionisantes tant par irradiation externe qu’interne. Ils sont exposés dans les carrières d’uranium, les mines souterraines, les usines d’extraction de l’uranium, mais aussi à leur domicile et en ville », décrit pourtant Bruno Chareyron, directeur du laboratoire de la Commission d’information et de recherche indépendantes sur la radioactivité (Criirad). L’organisme a réalisé de nombreuses analyses sur la présence de gaz radioactifs dans l’air, l’eau et l’alimentation à Arlit. Dans cette zone, 35 millions de tonnes de déchets radioactifs sont empilés à l’air libre depuis le début de l’exploitation. Au gré du vent, du gaz radon et ses dérivés s’en échappent. Des substances « classées cancérigènes pour l’homme par l’IARC [Centre international de recherche sur le cancer] dès 1988 », précise l’ingénieur en physique nucléaire.

Pas de suivi médical pour les anciens mineurs

Pourquoi n’y a-t-il pas plus de maladies professionnelles déclarées ? Soit Areva est effectivement exemplaire, soit ces maladies professionnelles sont dissimulées, écartées des études et des statistiques. Au Centre de sécurité sociale de Niamey, la capitale nigérienne, Ousmane Zakary esquisse une réponse. C’est le médecin des filiales d’Areva en charge de l’extracion (la Somaïr et la Cominak) qui doit alerter la sécurité sociale de l’existence d’une maladie professionnelle au sein de son personnel. Puis un médecin du travail mène une contre-expertise. Or « de nombreux ouvriers se plaignent que le médecin de la Cominak leur pose des problèmes pour déclarer leur maladie professionnelle. On essaye de leur cacher leur situation de santé », témoigne Ousmane.

Pire : seuls les mineurs en activité peuvent recevoir une prise en charge sanitaire de l’État nigérien. « Il n’y a pas de suivi médical pour les anciens mineurs. Pourtant les maladies liées à la radiation se déclarent souvent des années plus tard, décrit Ousmane. « Il y a quatre ans, le directeur adjoint d’Areva au Niger et son DRH sont venus pour en savoir plus sur la situation des anciens mineurs ». Cette visite n’a rien changé : les anciens travailleurs des mines d’uranium du Niger ne sont toujours pas couverts par leur ancienne entreprise ou par l’État.

« Ils sont tous morts ! »

Pourtant, les témoignages de malades ou de familles d’anciens mineurs décédés affluent.« Mon mari faisait partie des premiers agents de la Somaïr. Tous ses collègues sont morts, de cancers, de problèmes de reins, de foie… Parmi ceux qui sont restés, beaucoup sont malades ou paralysés. Mais on ne peut pas dire que c’est lié directement à l’irradiation, il aurait fallu faire des études ! », se désole Hamsatou Adamou, sage-femme, responsable de la maternité du centre médical d’Arlit, puis de la Cominak.

Elle participe chaque semaine à la réunion de l’Association des anciens travailleurs du secteur minier et leur famille (ATMSF), créée en 2009 par Boureima Hamidou. Cet ancien échantillonneur de la Cominak, victime de ce qu’il considère comme un licenciement abusif, cinq ans avant sa retraite, a décidé de se mobiliser pour les mineurs. Dans le local exiguë de l’association, des sexagénaires patientent, tous atteints de paralysie, souffrant d’insuffisance rénale ou de troubles pulmonaires. Des survivants. La plupart des mineurs d’Arlit et Akokan qui ont travaillé entre les années 1970 et 1990 pour le compte d’Areva ne sont plus là pour témoigner. « Ceux qui ont pris leur retraite début 1990 n’ont pas tenu deux ans. Ils sont tous morts ! C’était comme une épidémie ! », décrit Cissé Amadou, qui a travaillé vingt ans comme cadre pour la Somaïr à Arlit.

De l’uranium à pleines mains

Ancien ouvrier de la Cominak, Mamane Sani fait partie de ces chanceux qui ont survécu. Mais à quel prix… C’est l’heure de la prière. Le frêle homme vêtu de son boubou ne parvient pas à laver son pied gauche, selon le rituel musulman des ablutions. Depuis 1992, il est paralysé du côté gauche. Une maladie qui s’est déclarée « trop tard » pour être reconnue. La Cominak n’a pris en charge aucun frais de santé, malgré 25 ans passés à travailler pour la société minière. Dans son travail, Mamane était au contact direct avec le « yellowcake », un concentré d’uranium qui, une fois enrichi, permet de produire de l’énergie nucléaire.

Plusieurs anciens mineurs pointent l’absence de protection : « Je maniais directement l’uranium. Au début, les gants, on ne savait même pas ce que c’était. Il n’y avait pas non plus de masques. Tout ça est venu après », raconte Islam Mounkaïla, président de l’ATMSF, et opérateur de fabrication dans l’usine de transformation de la Cominak pendant 20 ans. Des témoignages assez éloignés des déclarations d’Areva, premier employeur privé du pays, qui affirme avoir « intégré la sécurité comme une composante de son métier et [mettre] en place une politique de prévention depuis le début de son implantation au Niger. »

Areva condamnée pour « faute inexcusable »

Areva a bien créé un comité de santé et sécurité au travail… En 1999, 45 ans après l’ouverture de sa première mine. Le port de gants et de masques de protection est aujourd’hui obligatoire pour tous les travailleurs miniers, souligne Boureima Hamidou, qui dénonce cependant le manque de formation chez les employés. Un progrès bien tardif. « Pour une maladie professionnelle reconnue chez un salarié français ayant travaillé au Niger, combien de morts et de malades dus à la radioactivité – rendus invisibles par les choix d’organisation du travail – chez les travailleurs du Niger et dans la population riveraine des mines et des usines d’uranium dans ce pays ? » s’interroge Philippe Billard, de l’association Santé sous-traitance du nucléaire-chimie. L’ancien « nomade du nucléaire » réagissait à la mise en accusation d’Areva, devant le tribunal des Affaires sociales de Melun, concernant le décès de Serge Venel, cadre de la Cominak de 1978 à 1985, mort d’un cancer. Areva a été jugée coupable de « faute inexcusable » par la justice française. L’entreprise s’est empressée de faire appel.

Vers une action juridique d’envergure ?

Islam Mounkaïla, le président de l’ATSMF, se souvient bien de Serge Venel : « C’était mon chef opérateur. Nous étions beaucoup plus exposés que lui : en tant que mécanicien, il n’intervenait qu’en cas de panne ou d’incident, tandis que nous étions en permanence en contact avec le minerai », explique-t-il, entre deux crises de toux. Si les anciens mineurs nigériens ont souffert des mêmes pathologies que celle qui a emporté Serge Venel, une action juridique d’envergure serait envisageable pour obtenir réparation. « S’ils dédommagent la veuve de Serge Venel, nous sommes des milliers de personnes au Niger à partager son sort, en pire », avertit Boureima, qui attend avec impatience le résultat du procès en appel, qui aura lieu le 4 Juillet 2013 à la Cour d’appel de Paris.

Ce procès servira-t-il la cause des travailleurs nigériens ? « La jurisprudence du Tribunal des Affaires de sécurité sociale de Melun pourrait parfaitement être transposée (…). Dans ce cas, la juridiction compétente serait le Conseil de Prud’hommes, en considérant, comme l’a fait le tribunal de Melun, que la société Areva était leur co-employeur. Cette demande pourrait être présentée par les travailleurs eux-mêmes ou par leur famille en cas de décès », explique l’avocat Jean-Paul Teissonnière, spécialisé sur ces questions.

Toujours aucune trace de maladie liée à l’uranium

Une véritable bombe à retardement qu’Areva s’est empressé de désamorcer en créant en décembre 2010 l’Observatoire de Santé de la région d’Agadez (OSRA), en réponse aux revendications croissantes de la société civile d’Arlit, de Médecins du Monde et de l’association Sherpa. Ces ONG dénoncent depuis 2003 les atteintes à l’environnement et à la santé des travailleurs des mines d’Areva au Gabon et au Niger. L’objectif : offrir « un suivi post-professionnel des anciens collaborateurs exposés à l’uranium », décrit Areva sur son site internet. Avec une consultation médicale – examen clinique, radiographie pulmonaire pour ceux exposés au minerai, analyse sanguine – tous les 2 ans. L’OSRA doit également assurer un suivi sanitaire des populations de la zone minière, avec une analyse des données indépendantes et scientifiques (registres médicaux des maladies constatées, rapports des hôpitaux, études de cas…) disponibles. Et doit conduire « une étude sur la mortalité des mineurs de 1968 à 2005 afin d’assurer une totale transparence sur l’impact sanitaire de l’activité minière actuelle et passée ».

Transparence, donc. Mais après un an de consultations médicales, toujours aucune trace de maladie liée à l’uranium ! « Nous avons relevé quatre dossiers problématiques, dont deux révélant des anomalies. Après analyse, le comité médical de l’OSRA a indiqué qu’il n’y avait pas de lien avec l’exposition à l’uranium, mais nous avons souhaité les prendre en charge tout de même. Et là, on entre dans l’action de santé publique, car on leur un offre un suivi médical, même s’il s’avère qu’ils n’ont pas de maladie professionnelle », se félicite Alain Acker, directeur médical d’Areva.

Le sable, plus dangereux que l’uranium...

Dans un rapport [3], Greenpeace met pourtant en évidence une pollution radioactive dans l’air, dans l’eau et dans les nappes phréatiques, et un manque de sensibilisation de la population à Arlit, où « le taux de mortalité des maladies respiratoires (16%) est deux fois plus élevé que la moyenne nationale (8,5%) ». Areva réagit en publiant son propre rapport, Areva et le Niger, un partenariat durable. On y apprend que « la communication de Greenpeace repose essentiellement sur les peurs du public et la désinformation », tandis que les affections allergiques sont dues « aux actions agressives du sable pour les yeux et les poumons et non à l’activité minière comme le laisse supposer Greenpeace » !

Quand le journaliste Dominique Hennequin revient du Niger et du Gabon avec un reportage à charge, Uranium, l’héritage empoisonné, diffusé sur la chaîne Public Sénat, il est rappelé à l’ordre par le porte-parole d’Areva pour avoir osé affirmer que l’accueil organisé par la société minière lui rappelait la Corée du Nord… Mais comment parler de transparence, quand l’OSRA est financé à 100 % par Areva ? « Moins d’un tiers des anciens travailleurs des mines a été recensé : 472 à Arlit et 39 à Agadez. Sur ce tiers, seule une centaine a reçu une visite médicale, décrit Cissé Amadou, l’ancien cadre de la Somaïr.

Opération de communication

« Le pire, c’est que les visites ont été supervisées par le docteur Barazé, médecin de la Cominak pendant des années. Comment un docteur qui n’a jamais relevé de pathologie liée à l’irradiation chez des ouvriers, qui ont tous trépassé deux ans après leur départ de la mine, pourrait revenir sur son diagnostic aujourd’hui ? », poursuit Cissé Amadou. Après trois ans de partenariat avec l’OSRA, l’association Sherpa a annoncé le 18 décembre 2012 son retrait. Pour l’ONG, la nouvelle direction d’Areva a « réduit pour l’essentiel l’exécution des accords à une opération de communication, sinon d’affichage. ». L’avenir de ce « dialogue exemplaire et sans précédent entre des Autorités nationales, les organisations non gouvernementales (ONG) et un partenaire industriel responsable », selon les mots d’Alain Acker, directeur médical d’Areva, semble bien compromis.

Pour Bruno Chareyron, de la Criirad, le suivi post-professionnel de l’Observatoire de santé est de toute manière biaisé, Areva ne prenant en compte qu’une « liste périmée et incomplète » de maladies professionnelles induites par la radioactivité, estime l’ingénieur. « Les connaissances actuelles sur les effets des expositions chroniques à de faibles doses de rayonnement montrent que les atteintes à la santé concernent de nombreux types de cancers et l’ensemble des fonctions vitales. Il peut s’agir d’atteintes cardiovasculaires, de maladies rénales ou d’affections neurologiques, et pas seulement de cancer broncho-pulmonaire, de sarcome osseux ou de leucémie. » Autant de mots posés sur les maux d’Islam, qui souffre de « lourdeur dans la joue, la main et le genou droit », de Mamane, à moitié paralysé, d’Aboubacar Ilitimine, foreur à la Somaïr depuis 1976, qui souffre d’insuffisance rénale… Comme de nombreux anciens travailleurs miniers nigériens.

Ces anciens travailleurs pourraient aussi faire jouer leur « préjudice d’anxiété », pour obtenir des dommages et intérêts, comme ceux reconnus [4] pour les salariés non malades exposés à l’inhalation de poussières d’amiante. « Dans l’hypothèse où le lien de causalité serait trop difficile à établir, nous pourrions envisager devant le Conseil de Prud’hommes des demandes au titre du préjudice d’anxiété lié à une exposition fautive à la radioactivité, dans des conditions de danger que l’employeur, en l’occurrence Areva, ne pouvait ignorer », expose Jean-Paul Teissonnière. L’avocat, spécialisé sur les questions sanitaires vient d’obtenir entre 5.000 et 30.000 euros de dommages et intérêts pour les salariés de la société Eternit non malades exposés à l’amiante. Qu’elle soit juridique ou politique, la solution qui permettra aux anciens travailleurs miniers nigériens d’obtenir une prise en charge médicale doit être trouvée au plus vite.

Emmanuel Haddad

Lire aussi : L’industrie nucléaire française procède à un véritable pillage au Niger

Notes

[1] Du temps de la Cogema, qui fait partie d’Areva.

[2] Gérées par les sociétés Somaïr et Cominak, dont Areva est l’actionnaire principal respectivement à 63,4% et 34%.

[3] Abandonnés dans la poussière

[4] Par la chambre sociale de la Cour de Cassation du 11 mai 2010

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MessageSujet: Re: nucléaire Dim 10 Fév 2013 - 11:33

Un article pour ceux-celles qui veulent en savoir en peu plus sur le nucléaire en France, faire une espèce de bilan : http://lesmoutonsenrages.fr/2011/03/17/en-savoir-un-peu-plus-sur-lenucleaire-en-france/

extraits
Citation :
61 réacteurs nucléaires en France proches de la population et une information aux riverains qui laisse à désirer, l’inquiétude monte en France et que le cours EDF vacille. Le nombre de centrales nucléaires en France (20 en 2010) continue d’augmenter. Le Réacteur Pressurisé Européen (EPR) et ses 1600 mégawatts est en construction sur le site de Flamanville.

http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/plus-de-1-000-incidents-nucleaires-recenses-en-france-en-2010-16-03-2011-1307011_240.php a écrit:
PARIS (Reuters) – Le nombre d’incidents et d’anomalies sur des centrales nucléaires en France a doublé en dix ans et on en a recensé plus de 1.000 en 2010, selon un rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) cité mercredi par Europe 1.

(...) En France, plus de 1.000 incidents ont été recensés l’année dernière, pour la majeure partie sans importance. Seuls trois incidents de niveau 2 ont été recensés, mettant en cause des défaillances importantes des systèmes de sécurité », peut-on lire sur le site internet d’Europe 1.

(...) Le gouvernement a annoncé mardi qu’il allait procéder à un contrôle des mesures de sécurité de toutes les centrales.

http://www.danger-sante.org/risque-nucleaire-accident-nucleaire/ a écrit:
(...)
Une sécurité nucléaire totale est-elle possible aujourd’hui ?
Aucune installation nucléaire n’est à l’abri, tôt ou tard, d’une erreur humaine, d’un acte de malveillance, d’un événement climatique ou d’une défaillance technique.

(...)

En cas d’accidents nucléaires majeurs, que se passerait-il ?
Dans un pays aussi peuplé que la France, un accident nucléaire majeur aurait des conséquences dramatiques.
Des conséquences dramatiques : décès, handicaps et maladies, perte de millions d’hectares de sols contaminés pour des siècles…

(...)

L’organisation le 29 avril par les autorités d’une simulation d’accident nucléaire à la base des sous-marins nucléaires de l’Ile-Longue est une véritable mascarade : les simulations d’accident nucléaire, de même que les distributions de pastilles d’iode, sont seulement destinées à faire accepter à la population l’éventualité pourtant intolérable d’une catastrophe nucléaire.

Avec ces exercices ridicules, les autorités reconnaissent néanmoins que le pire est possible. Il peut s’agir d’un drame accidentel ou causé par un acte terroriste, les deux pouvant occasionner un drame équivalent à Tchernobyl.

Les simulations n’apportent pas de réponses à des questions pourtant fondamentales :
- En cas d’accident nucléaire en France, que faire des millions d’habitants de la région ? Comment évacuer des millions de personnes ? Où les évacuer ? Pour combien de temps ?

- Le périmètre de quelques kilomètres concerné par les exercices officiels et les distributions de pastilles d’iode est proprement ridicule : le nuage radioactif de Tchernobyl a touché toute l’Europe !

- à Tchernobyl, 600 000 liquidateurs se sont sacrifiés pour stopper la catastrophe. Qui ira si une catastrophe nucléaire se produit en France ?
21 ans après la catastrophe de Tchernobyl, des zones entières sont évacuées pour des siècles, et des millions de personnes vivent toujours dans des zones contaminées, où la situation continue de s’aggraver: nourriture contaminée par le Césium, des milliers d’enfants touchés par des maladies de personnes âgées (cœur, foie, rhumatismes, etc.)…

Le nucléaire est un risque incomparable à tous les autres. La seule façon de se protéger contre ce risque est de fermer au plus vite toutes les installations nucléaires, et non d’organiser de dérisoires simulations et distributions de pastilles d’iode. Source : Réseau sortir du nucléaire

(...)

Les records de consommation d’électricité consacrent l’échec de l’option nucléaire française

Malgré la nécessité d’économiser l’énergie, la France vient une nouvelle fois de battre son record de consommation d’électricité avec une puissance appelée de 88,9 GW à 19h, lundi 17 décembre et de 88,2 GW, mardi 18 décembre à 19h. Pourtant, si les températures sont fraîches, elles ne sont pas extrêmes. Alors comment expliquer une telle consommation qui contraint la France à importer de l’électricité ?

Cette situation est la conséquence directe du « tout nucléaire » imposé en France depuis trente ans : pour légitimer la construction de 58 réacteurs, EDF et l’Etat ont mis en place le plus grand parc de chauffage électrique d’Europe [1], qui entraîne une surconsommation d’électricité et qui, par ailleurs, est un mode de chauffage ruineux pour les consommateurs. Le chauffage électrique qui obère le pouvoir d’achat des ménages les plus pauvres est d’ailleurs interdit au Danemark dans toutes les constructions neuves.

(...)
Or, il est possible de sortir rapidement de cette impasse énergétique. Selon l’étude sur des sorties du nucléaire en 5 ou 10 ans publiée par le Réseau « Sortir du nucléaire » [2], une campagne vigoureuse d’économies d’énergie et d’énergies renouvelables sur 5 ans pourrait diminuer la consommation électrique de la France de 20 %. (...)

Economies d’énergie et énergies renouvelables permettraient à la France d’améliorer réellement son indépendance énergétique et diminueraient sensiblement sa facture énergétique. Ces programmes créeraient en outre beaucoup plus d’emplois que la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville, un investissement inutile et dangereux.

(...)
Vente de nucléaire à la Libye et humanitaire ?

Les marchés envisagés avec la Libye hier dévoilent les véritables intentions du Président de la République. Les raisons humanitaires ou les droits de l’Homme ont bon dos.

Les réseaux de ceux qui veulent vendre du nucléaire français partout dans le monde, à n’importe quel régime, et à n’importe quel prix ont agi avec un cynisme sans limite. La précipitation avec laquelle les choses se sont conclues démontrent bien que cette “affaire” politico-commerciale a été envisagée, voire négociée, bien avant la libération des infirmières.

Et comme d’habitude, on va nous expliquer qu’il n’y aucun risque de passage du nucléaire civil vers le nucléaire militaire. En ce sens, la France joue avec le feu en se faisant, dans le monde, l’agent commercial sans scrupule du nucléaire. La Libye a beau être ré-integrée dans le “concert des nations”, elle n’en reste pas moins un régime non démocratique.
Source :Yann Wehrling, Porte parole national des Verts

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MessageSujet: Re: nucléaire Dim 10 Fév 2013 - 11:40

Et pour finir, êtes-vous sûrs de savoir ce que l'on fait des déchets radioactifs ??

http://www.rue89.com/rue89-planete/2010/01/08/bientot-de-la-radioactivite-dans-nos-objets-de-consommation-132571 a écrit:
08/01/2010 à 20h17
Bientôt de la radioactivité dans nos objets de consommation ?
Sophie Caillat | Journaliste Rue89

L’air de rien, les industriels vont pouvoir, tout à fait légalement, introduire de la radioactivité dans des objets de la vie courante.

C’est ce que permet un discret arrêté signé par trois ministères en mai dernier, et attaqué devant le Conseil d’Etat.

Depuis 2002 et « après une longue bataille », se souvient la directrice de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) Corinne Castagnier, le code de la Santé publique s’était doté d’articles protégeant le grand public contre la présence de radionucléides [éléments qui émettent des rayonnements ionisants] dans les aliments, les biens de consommation et les matériaux de construction.

Des dérogations étaient bien prévues dans un autre article, mais sans l’arrêté définissant leurs modalités, elles étaient inapplicables. La Criirad avait obtenu l’engagement que l’arrêté ne paraîtrait jamais... ce qui est néanmoins arrivé en mai dernier.

Pour la Criirad, l’arrêté est « laxiste ». Il ne fait que « préciser ce qui était déjà possible et mettre des verrous », plaide au contraire le ministère de l’Environnement.

La Criirad a déposé en juillet un recours devant le Conseil d’Etat pour le faire annuler. Un premier rendez-vous entre l’association et les services de Jean-Louis Borloo doit avoir lieu lundi prochain.
Avis défavorable de l’Autorité de sûreté

L’arrêté ouvre la possibilité d’introduire des substances radioactives dans tout, sauf les aliments, les cosmétiques, les bijoux et les produits en contact avec les aliments.

Certes, comme le reconnaît Corinne Castagnier, des substances radioactives étaient déjà disséminées dans le domaine public :

« Il y a du radium 226 dans les paratonnerres, de l’américium 241 dans des millions de détecteurs de fumée âgés ; et chez les particuliers on trouve du radium ou de l’uranium, dans des réveils, des montres, des carreaux en céramique... »

Mais désormais, le plomb et les gravats issus du démantèlement de centrales nucléaires pourraient aussi être réutilisés dans des matériaux de construction, à grande échelle, craint la Criirad.

L’association n’est pas opposée à des dérogations :

« A condition qu’elles soient très restrictives et justifiées par des motifs de sécurité. Par exemple les pacemakers : il faut des sources radioactives, mais c’est mieux que des piles, donc ça se justifie, et c’est traçable... »

L’arrêté précise certes que « l’exposition aux rayonnements ionisants sera maintenue au niveau le plus faible qu’il est raisonnablement possible d’atteindre ».

Mais l’assouplissement des règles de sécurité a de quoi étonner. D’autant plus que cet arrêté a reçu un avis défavorable de l’Autorité de sûreté ucléaire (ASN), instance qui n’est que consultative et qui avait justifié son avis, notamment, par :

« la position de la France en matière de gestion des déchets nucléaires, fondée sur un principe d’absence de seuils de libération des radionucléides »

« l’application du principe de justification (...) qui doit inciter, autant que possible, les industriels à rechercher des méthodes de substitution et de nouvelles technologies permettant de réduire le recours aux rayonnements ionisants »

Les industriels du ciment, très intéressés


Aucune dérogation n’a été accordée pour l’instant, et « l’idée n’est pas de pousser les dérogations », jure le ministère de l’Environnement.

N’empêche, l’Autorité de sûreté nucléaire, chargée d’accorder les dérogations, sait que les industriels sont demandeurs.

David Landier, directeur des activités industrielles et du transport à l’ASN :

« On a eu es contacts officieux, par exemple en vue de faire du ciment bombardé par des neutrons, car la radioactivité permet un dosage très fin du ciment, ou pour le déminage ou la détection de bagages. Il est probable que des demandes officielles nous parviendront prochainement. »

L’Autorité de sûreté jure qu’elle évitera la banalisation des dérogations et dira toujours qu’« il vaut mieux préférer une méthode n’utilisant pas de rayonnements ionisants si elle existe pour produire ce bien. »

Et les déchets nucléaires, seront-ils « valorisables » ?

Pour Corinne Castagnier de la Criirad, le pire est à craindre avec le démantèlement à venir des centrales nucléaires, dont nombre de matériaux pourraient être jugés « valorisables », donc pas considérés comme des déchets au sens de la loi de 2006 sur les déchets radioactifs :

« Normalement, c’est l’Andra (Agence nationale de gestion des déchets radioactifs) qui s’occupe du devenir des déchets, y compris ceux qui sont dits faiblement radioactifs, comme les gravats, les métaux...

Nous craignons que ce qui est valorisable ne soit plus considéré comme déchet au sens de la loi de 2006, et que cela ouvre la porte à l’exposition d’un grand nombre de personnes à une radioactivité non naturelle. A faibles doses, le risque est faible mais pas nul. »

L’Autorité jure qu’elle sera « transparente » et s’opposera à l’introduction de déchets nucléaires dans des objets de consommation ou de construction. La Criirad juge au contraire que :

« Lorsqu’une centrale sera démantelée, des tonnes de plomb légèrement radioactif ou des gravats pourront être utilisés sur le domaine public, parce que valorisable. »

Une pétition contre le recyclage de déchets nucléaires dans le domaine public devrait bientôt être mise en ligne... sauf si, lundi, les ministères reculent ou que le Conseil d’Etat retoque l’arrêté.
Et puis, parce qu'ils sont souvent pionniers, les USA utiliseraient déjà les matériaux radioactifs, déchets dans des centrales, dans la fabrication d'objets du quotidien comme l'argenterie...
http://lesmoutonsenrages.fr/2013/02/10/le-gouvernement-se-debarrasse-des-dechets-radioactifs-en-les-mettant-dans-votre-argenterie/
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MessageSujet: Re: nucléaire Sam 23 Fév 2013 - 20:08

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/02/19/atomique-en-australie-un-aborigene-dejoue-les-projets-de-mines-duranium-dareva/ a écrit:
19 février 2013
ATOMIQUE – En Australie, un Aborigène déjoue les projets de mines d’uranium d’Areva

Face aux 14 000 tonnes d'uranium logées dans les terres septentrionales d'Australie, Areva nourrissait de grandes ambitions. Le gisement était estimé à 2 milliards de dollars, selon média australien ABC News. Mais le géant du nucléaire français peut mettre au placard ses permis d'exploitation et ses velléités minières : des Aborigènes ont gagné le combat qu'ils menaient depuis des décennies contre les mines qui devaient être creusées sur leur territoire de Koongarra, rapportent un article d'un blog de Mediapart ainsi qu'un communiqué de l'Observatoire du nucléaire.

Après la découverte de gisements d'uranium en 1970, cette zone d'une douzaine de km2 avait été exclue du parc national de Kakadu, se retrouvant de ce fait privée de protection légale. La bataille de ces Aborigènes, et en premier lieu du propriétaire traditionnel de cette terre, Jeffrey Lee, a permis de la classer l'année dernière au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco, puis de la réintégrer pleinement, en février, au parc national.

En 2011, une délégation australienne avait ainsi fait le voyage jusqu'à Paris pour rencontrer le comité de l'Unesco et le convaincre de classer le site, rapporte un article d'ABC News. Selon le média australien, "le gouvernement a déclaré que le géant de l'énergie Areva avait formellement demandé que la nomination de Koongarra soit retirée de l'agenda de la rencontre". Le journal avance également que l'Aborigène a reçu "d'énormes pressions" pour cesser d'entraver les projets miniers d'Areva, et aurait pu devenir "l'homme le plus riche d'Australie" s'il avait cédé. "Il est légitime d'estimer que ces offres d'Areva relevaient de la corruption, pas nécessairement sur le plan juridique mais assurément sur le plan moral", accuse l'Observatoire du nucléaire.

Quoi qu'il en soit, Jeffrey Lee a fait savoir, sur le site australien The Age, que "le fait que les Blancs m'offrent ceci ou cela ne m'intéresse pas", et qu'il n'était pas "intéressé par l'argent. J'ai un travail. Je peux acheter de la nourriture, je peux aller pêcher et chasser". Sur le site Environment News Service, il explique aussi : "J'ai dit non aux mines d'uranium à Koongarra, car je crois que la terre et les croyances propres à ma culture sont plus importantes que l'exploitation minière et l'argent. L'argent va et vient, mais la terre est toujours là, subsiste toujours si nous nous en occupons, et s'occupera toujours de nous."

Se trouvent à Koongarra de l'art rupestre aborigène, des sites sacrés, des roches ocres et de la brousse. Dans la conception aborigène du "temps du rêve", explique Environment News Service, le site abrite aussi la demeure de Namarrgon, être mythique qui manie la foudre, et "ancêtre créateur responsable d'un spectaculaire orage électrique sur le plateau d'Arnhem". L'électricité, déjà...

Raffa


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MessageSujet: Re: nucléaire Dim 3 Mar 2013 - 16:06

En fait, c'est compliqué de sortir du nucléaire on dirait... en Allemagne, après le charbon, ils investissent dans le gaz de schiste...
http://www.lepoint.fr/economie/l-allemagne-dit-oui-aux-gaz-de-schiste-sous-conditions-26-02-2013-1632641_28.php a écrit:
L'Allemagne dit oui aux gaz de schiste, sous conditions

Le Point.fr - Publié le 26/02/2013 à 12:12

Berlin voit dans ces ressources, qui seraient très importantes sur le territoire, une façon de remédier à l'abandon de l'énergie nucléaire.

Moins de nucléaire, donc plus de gaz. Selon un document des ministères de l'Économie et de l'Environnement que s'est procuré l'AFP mardi, le gouvernement allemand a prévu d'autoriser l'extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique ("fracking"), mais sous conditions. Le texte prévoit d'interdire le fracking dans les zones d'eaux protégées et de sources minérales, une concession à l'opinion publique allemande qui se méfie de cette technique controversée en raison des risques qu'elle fait peser sur l'environnement, notamment sur les nappes phréatiques.

Des études d'impact sur l'environnement devront en outre être effectuées avant chaque projet d'extraction. "Les réserves nationales d'hydrocarbures vont nettement contribuer à la sécurité d'approvisionnement et à la stabilité des prix (énergétiques) en Allemagne", alors que le pays fait face à l'énorme défi de l'abandon du nucléaire d'ici 2022, affirment les deux ministères. Jusqu'à 2 300 milliards de mètres cubes de gaz naturel pourraient être extraits du sous-sol allemand, selon des estimations des ressources qualifiées de "très importantes" par les ministères, alors que l'Allemagne consomme 86 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an.

En France, la fracturation hydraulique est interdite depuis 2011, mais des techniques d'extraction alternatives sont à l'étude. Les États-Unis en revanche y ont massivement recours, ce qui a fait chuter les cours du gaz naturel dans le pays.

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MessageSujet: Re: nucléaire Lun 4 Mar 2013 - 11:18

Un nouveau jeu de Greenpeace sur le Plan Particulier d'Intervention en cas d'accident nucléaire... CLIC !

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MessageSujet: Re: nucléaire Dim 14 Avr 2013 - 10:49

http://www.7sur7.be/7s7/fr/2765/Environnement/article/detail/1613792/2013/04/12/Des-futs-de-dechets-nucleaires-dans-la-Manche.dhtml a écrit:
Dans la Manche, devant la côte française, des fûts remplis de déchets nucléaires datant des années 50 et 60 et toujours intacts gisent au fond de la mer. L'information a été dévoilée par la télévision franco-allemande Arte. A l'aide d'un sous-marin téléguidé, deux fûts ont ainsi été filmés à 124 mètres de profondeur, à quelques kilomètres seulement de la côte française.

Pour les organisations gouvernementales, ces fûts constituent un danger latent car le rayonnement peut atteindre la chaîne alimentaire. Auparavant, on pensait que les fûts étaient rouillés et ouverts, et qu'ainsi les déchets radioactifs étaient dispersés dans l'océan, les rendant inoffensifs. Le reportage d'Arte montre qu'il n'en est rien. Les déchets sont bien intacts au fond de la Manche.

Les gouvernements compétents ne voient aucune raison d'agir. Selon eux, cela concerne une quantité faible et modérée de déchets radioactifs.

La Grande-Bretagne a immergé des fûts jusqu'en 1982 dans la Manche et dans d'autres lieux au nord de l'océan Atlantique. D'autres pays, parmi lesquels la Belgique, la Suisse et l'Allemagne, ont utilisé cette technique interdite depuis lors.

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MessageSujet: Re: nucléaire Sam 5 Oct 2013 - 13:04

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2013/10/03/Tricastin-%3A-Nous-sommes-dans-une-situation-pr%C3%A9-Fukushima a écrit:
Tricastin : Nous sommes dans une situation pré-Fukushima

Par admin le jeudi 3 octobre 2013, 09:06 - Tricastin - Lien permanent

Depuis vendredi 27 septembre l’usine Eurodif du Tricastin menace la France. A l’arrêt depuis juin 2012 et par ce que les nucléocrates veulent procéder à des démantèlements rapides pour cacher au plus vite leur forfait et continuer leur sinistre business de mort, les manoeuvres d'extraction de l’uranium en cours se passent très mal. Une fuite radioactive se poursuit. Pendant ce temps-là, depuis 2 mois, la fuite de Tritium se poursuit à la centrale nucléaire EDF

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DH : 04 10 2013 -> Areva-Eurodif Tricastin : opérations de pré-démantèlement toujours suspendues sur le site

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Pendant plus d'une trentaine d'années, Eurodif a contaminé jour et nuit l'air et l'eau de la région dans son activité d'enrichissement de l'uranium par diffusion gazeuse, uranium en provenance du Niger et du Kazakhstan. Au total, un quart de l'uranium mondial a transité par cette installation dont la production totalise plus de 200 millions d’UTS (unité de travail de séparation) pour disséminer le nucléaire à la surface du globe (une centaine de réacteurs en France et à l'étranger.) A elle seule, l'usine d'enrichissement Eurodif/Georges Besse a vampirisé pendant  30 ans trois des quatre réacteurs nucléaires de la centrale EDF voisine. Centrale à bout de souffle mais que EDF s'entête à faire tourner. En plus des 130.000 tonnes d'acier à récupérer qui constituent Eurodif/Georges Besse, le démantèlement nécessite la récupération de l'uranium résiduel hautement radioactif. Mais le démantèlement : aucun pays ne sait le faire et les techno-fanatiques du nucléaire jouent en permanence aux apprentis-sorciers. C'est donc sur le tas et dans les menaces permanentes sur la population, sur les ouvriers et sur le territoire que le lobby nucléaire se fait la main.


Tricastin : Nous sommes dans une situation pré-Fukushima
( Communiqué de Presse du jeudi 3 octobre 2013 – 8h30 . Collectif antinucléaire de Vaucluse / CAN84 . 180 Chemin de la Parisienne 84740 Velleron . collectifantinucleaire84@hotmail.fr  . www.coordination-antinucleaire-sudest.org )

Depuis vendredi 27 septembre l’usine Eurodif du Tricastin menace la France. A l’arrêt depuis juin 2012 et par ce que les nucléocrates veulent procéder à des démantèlements rapides pour cacher au plus vite leur forfait et continuer leur sinistre business de mort, les manoeuvres d'extraction de l’uranium en cours se passent très mal. Une menace radioactive est en cours avec risque de dispersion de produits radioactifs dans l'atmosphère. Près de 1000 personnes, salarié-es du site nucléaire, ont été éloignées de la zone.

L’usine devait être fermée en 2010 mais le gouvernement de l’époque décida de prolonger son activité pour répondre au exigences de profits du lobby nucléaire.

Déjà le 9 février 2012 une inspection a révélé un incident lié à l’intégrité des barrières de confinement de la matière radioactive à l’usine d’enrichissement de l’uranium Eurodif du Tricastin. Et quelques jours plus tard une série de défaillances est constatée à la Socatri : un conteneur a été sur-rempli de 12 500 kilos d’hexafluorure d’uranium (UF6) au lieu de la limite fixée à 12 000 kilos radioactifs.

5 jours plus tard, le 14 février 2012 les inspecteurs de l'ASN constatent que les conditions climatiques extrêmes ont endommagé les réseaux d’eau industrielle, d’eau potable et d’incendie et rendu temporairement inutilisable le réseau d’air respirable. L’Autorité de Sûreté Nucléaire elle-même constate que l'organisation mise en place par la SOCATRI-Areva est inadaptée, que l’entreprise nucléaire n’a pas mis en place de surveillance particulière du bon état des points bas des rétentions ni du bon fonctionnement de leurs détecteurs de niveaux, que l'entreprise nucléaire ne s’est pas doté de moyens supplémentaires pour contenir une éventuelle pollution.

Le 30 juin 2012 à partir de 13h15, sur l’installation nucléaire de base (INB) n° 93 exploitée par EURODIF PRODUCTION, un conteneur à paroi mince rempli d’UF6 a été mis en chauffe dans une étuve et a du être interrompu le 1er juillet à 12h00 au vu des pressions mesurées dans le conteneur qui risquait de basculer en phase liquide, phase interdite car très volatile s’accompagnant d’un accroissement de volume important à très haut risque. Un énième dysfonctionnement classé au niveau 1 de l’échelle des incidents et accidents nucléaires "INES".

Déjà l'année précédente, les 4 et 5 août 2011, sur l’installation nucléaire de base (INB) n° 93 exploitée par EURODIF PRODUCTION, un conteneur à paroi mince rempli d’UF6 a été mis en chauffe dans une étuve pendant plusieurs heures afin de transférer par sublimation son contenu alors qu’il n’était pas connecté aux installations. Plusieurs défaillances organisationnelles et humaines ont créées un incident nucléaire : non respect et imprécisions de la procédure consistant à raccorder le conteneur et à effectuer des contrôles de l’étanchéité du raccordement avant sa mise en chauffe, défauts de transmission d’informations, défauts de surveillance des opérations. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a classé au niveau 1 de l’échelle INES cet incident nucléaire et a mené une inspection réactive le 9 août 2011.

Un mois plus tôt, dans la nuit du 18 juillet 2011, sur l’installation nucléaire de base (INB) n°93 exploitée par EURODIF, un conteneur rempli d’hexafluorure d’uranium (UF6) liquide a été manutentionné et entreposé sur le parc des installations en l’attente de la solidification de l’UF6. Le 19 juillet 2011, l’ASN a constaté au cours d’une inspection que le capot de protection de la vanne de ce conteneur n'était pas verrouillé et ne protégeait donc pas la vanne en cas de choc ou de chute lors de son déplacement. Nouvel incident nucléaire classé au niveau 1 de l'echelle INES.

Le 4 juillet 2008, dans un autre unité Areva (la Socatri), une fuite de plus de 74 kg d'uranium liquide (selon la direction 74kg mais en fait plus de 150kg) contamine les rivières alentour. Si, une fois de plus, l’exploitant nucléaire tente d’en minimiser l’impact, la Socatri-Areva sera condamnée par le Tribunal de Carpentras puis par celui de Nîmes. L’eau du robinet de 3 villes au moins du département (Mornas, Carpentras, Avignon) se révèle contaminé au tritium radioactif. Les autorités publiques ne réagiront pas.

Mais Areva n’en a rien à faire et en novembre 2008, quelques heures seulement après une visite de presse vantant les mérites de la future installation Georges-Besse-II..., une  nouvelle fuite de Bore à lieu à Eurodif-Areva.

(autres incidents nucléaires chez Eurodif constaté par l'ASN)


Au dessus des lois, de la démocratie, du peuple

Depuis des années, Areva et EDF et le CEA bafouent la réglementation, ne respectent pas les prescriptions, se comportent comme un Etat dans l'Etat, décident de polluer et contaminer l'air et l'eau chaque jour et chaque nuit, de porter atteinte à la vie et à la santé des français.

Les mises en demeures présentées par l'ASN à Areva et à EDF restent lettres mortes depuis des années. Chaque jour, comme le CAN84 le dénonce, la situation empire.

Encore le 29 Juillet 2013 dernier l’Autorité de Sûreté Nucléaire à mis en demeure 6 filiales d’AREVA, EURODIF Production, COMURHEX, SOCATRI, AREVA NC, SET du site du Tricastin et FBFC du site de Romans-sur-Isère,  de respecter les prescriptions des décisions de l’ASN d'un mois plus tôt (26 juin 2012) et d’améliorer leurs moyens de gestion des situations d’urgence dans le cadre des actions post-Fukushima (ASN: Décision n° 2013-DC-0362 à décision n° 2013-DC-0367)

Depuis le mois d'août  2013 des fuites élevées de Tritium ont lieu à la centrale nucléaire EDF du Tricastin, passant de 15Bq/l à plus de 680Bq/l. Là encore l'exploitant nucléaire ne fait pas face à la situation et le tritium radioactif continu à être rejeté par EDF et a contaminer le canal de Donzère et le Rhône.

Au mois de mars 2013 c'était une ligne THT d'Areva qui explosait au Tricastin. Quelques mois plus tard c'est une autre ligne THT de sortie de la centrale nucléaire EDF qui défaille. Plusieurs mois plus tôt c'est un transformateur qui prend feu.

En 2011, les inspections conduites révèlent l'ampleur de la menace : béton des murs éclaté en nombreux endroits, lacunes en matière de surveillance des activités sous-traitées et du respect des règles de radioprotection, non prise en compte ni validation des modifications dans les opérations, non-respect des plans de qualité lors des interventions, absence de documents justificatifs, balisage non-conforme aux prescriptions radiologiques au dessus de la piscine du bâtiment réacteur (BR), mauvaise coordination entre les intervenants notamment intérimaires, absence d'appareil de contrôle de radioactivité lors de leurs interventions et absence de suivi mensuel de l’ensemble des appareils de radioprotection rendant caduques les mesures de radioactivités, absence de procédures dans le cas d’une indisponibilité prolongée d’une source principale externe,...

Il faut fermer immédiatement et sans condition le site nucléaire du Tricastin

La semaine passée, le 25 septembre 2013, le Collectif antinucléaire de Vaucluse/CAN84 a adressé une mise en demeure à l’ASN exigeant qu’elle prononce la mise à l’arrêt des 4 réacteurs EDF du Tricastin suite aux défaillances à répétition de la centrale.

Tricastin est le plus important site nucléaire et chimico-nucléaire militaro-civil de France et d'Europe.


Tricastin représente aujourd'hui une poudrière atomique qui menace toute la Provence et le pays et les pays limitrophes. Il faut le fermer immédiatement, sans aucune condition suspensive et définitivement.

__

Les syndicats de Areva dénoncent les mensonges et la désinformation de la Direction : Il y a un risque d'explosion et de radioactivité; et une menace sanitaire pour tout le bassin sud de la vallée du Rhône dont Avignon.

Les représentants syndicaux de FO et de la CGT du Comité Hygiène-Sécurité accusent la direction de "désinformation et de mentir par omission" Ils lui reproche de ne pas préciser que l'incident en cours porte sur l'injection de CIF3 (Trichlorure de Chlore), un gaz très dangereux qui peut se liquifier et en cas de pression trop haute : exploser et disperser des particules radioactives.

L'organisation Next-up avec qui le CAN84 procède à des prélèvements et analyses autour du site du Tricastin, suite à la fuite toujours en cours à la centrale nucléaire EDF en proximité des installations Areva, accentue l’action pour connaître la vérité : "Nouveaux prélèvements en cours, les enjeux sont colossaux : Si des résidus de fission (césium, …) issus des défauts (dont fissures) des cuves des réacteurs étaient découverts cela serait une catastrophe non seulement pour la SA-EDF qui devrait fermer immédiatement la CN du Tricastin, mais aussi sanitairement pour tout le bassin sud de la Vallée du Rhône qui serait impacté par une contamination radioactive ingérable notamment pour Avignon !"

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MessageSujet: Re: nucléaire Mar 22 Juil 2014 - 12:38

Pas facile de faire avancer les choses
http://www.bastamag.net/Niger-un-militant-arrete-avant-la a écrit:
Droits
Niger : un militant arrêté avant la visite de François Hollande


par Thomas Clerget - 18 juillet 2014

En visite le 18 juillet à Niamey, capitale du Niger, pour évoquer la situation militaire dans la région du Sahel, François Hollande est interpellé dans un communiqué par Oxfam France et la campagne « Publiez ce que vous payez ». Les ONG demandent la libération du militant nigérien Ali Idrissa, coordinateur de la campagne au Niger, et arrêté ce matin à son domicile par la police locale. Lors d’une conférence de presse tenue hier, Ali Idrissa a critiqué les termes du partenariat entre l’entreprise française Areva et l’État nigérien, principal fournisseur d’uranium des centrales nucléaires françaises. Il a notamment qualifié certains aspects des relations franco-nigériennes de « néo-coloniales ». Quel crime !

Ali Idrissa, également responsable du Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (Rotab), milite dans son pays pour une plus grande transparence de l’industrie extractive, et pour un partage plus équitable des richesses qui en sont issues. La campagne internationale « Publiez ce que vous payez » enjoint les compagnies extractives de rendre public leurs contrats et les montants financiers qui les lient aux gouvernements des pays où elles sont implantées.

Dans leur communiqué, Oxfam France et « Publiez ce que vous payez » appellent le gouvernement du Niger à « libérer immédiatement, sans conditions, Ali Idrissa et à respecter la liberté d’expression et d’association de la société civile ». Les ONG exhortent également le Président français « à faire de la libération immédiate d’Ali Idrissa une priorité de sa visite au Niger, et à remettre les questions de libertés d’expression et d’association au cœur de son dialogue avec les autorités nigériennes ».

[Mise à jour, le 19 juillet] : M. Ali Idrissa a été libéré le 18 juillet, « mais les autorités en charge lui ont indiqué de se préparer à une nouvelle interpellation qui pourrait intervenir après le départ du Président François Hollande, actuellement en visite au Niger », précisent les deux organisations. Une douzaine de membres du Rotab [1] ont également été arrêtés à Niamey le 18 juillet.
Notes

[1] Mme Ousmane Naomie, Mme Solli Ramatour, Mme Naomi Stansley (ROTAB), M. Maikoul Zodi (ROTAB), Halidou Mounkaila (Membre CA ROTAB), M. Mato (MPCR), Boubacar illiassou (Rotab), Yaou (Gardien siege ROTAB), Bozari Boubacar (GREN), Ibrahim Naimayou.

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