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Sauver les abeilles !

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abeilles82
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MessageSujet: Sauver les abeilles ! Mar 17 Juil 2012 - 21:11

Rappel du premier message :

voici, une vidéo explicative qui fait froid dans le dos !, sur le carnage des produits chimiques de nos chers industriels sur notre écosystème suivi d'une pétition que j'ai signé
http://www.pollinis.org/petitions/video_pesticides.html

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MessageSujet: Re: Sauver les abeilles ! Mar 18 Juin 2013 - 18:21

Les trésors de la ruche

Henri ClémentJun 14, 2013



Henri Clément Porte-parole de l'Union Nationale de l'Apiculture Française avec Nicolas Cardinault Docteur es Sciences, spécialité Nutrition humaine - Directeur Scientifique Pollenergie

Des fleurs, des dizaines de fleurs, des milliers de fleurs. Non. Des milliards de fleurs offertes ou enfouies au cœur de nos montagnes, nos plaines, nos landes nos vallées. Grandes, petites, minuscules, dressées vers le ciel, courbées vers le sol. Jaunes, bleues, rouges, blanches, orangées...

Visitées laborieusement par des milliards d'abeilles discrètes qui y butinent assidument pollens et nectars. Lorsque le beau temps le permet...

Des milliers d'heures de vols pour quelques kilos de miel, pour quelques grammes de gelée royale, de pollen, de propolis.

Cela laisse songeur...

Aucun être vivant sur terre ne nous offre une telle diversité de produits. Et quels produits ! Et dire que sans le travail des abeilles, ces substances seraient irrémédiablement ignorées et perdues !

Fruit du soin apportés à leurs ruches par les apiculteurs tout au long de l'année, ces derniers les récoltent, les conditionnent mais ne leur ajoutent rien et ne leur retirent rien.

Véritable quintessence de la nature, les trésors de la ruche issus du butinage des seuls végétaux demeurent ainsi purs et authentiques. Découvrons les !

Le miel est un aliment particulièrement intéressant dans l'alimentation courante de part sa richesse énergétique apportée par les sucres (principalement glucose et fructose) et sa richesse en vitamines, minéraux et oligoéléments (magnésium, calcium, phosphore, fer, zinc, ...). Il remplacera avec succès le sucre blanc en vous apportant le carburant essentiel (le glucose) au fonctionnement du cerveau et des muscles. Aliment prisé par les sportifs grâce à ses sucres rapidement assimilables, il convient aussi très bien aux diabétiques, mais avec modération, car il n'entraine pas une augmentation aussi importante de la glycémie que le sucre blanc. Ces propriétés antimicrobiennes, anti-inflammatoires et antioxydantes sont largement reconnues pour lutter contre la toux (enfants > 1 an). Enfin, il s'agit d'un excellent agent anti-infectieux stimulant la cicatrisation des plaies et brûlures. Pour cette indication, seul un miel ayant suivi un protocole de fabrication selon des normes microbiologiques rigoureuses pourra être utilisé.

La gelée royale est certainement le complément alimentaire naturel le plus revitalisant pour l'organisme, très utile en période de fatigue physique et mentale ou en période de convalescence. La gelée royale contient de nombreux éléments indispensables qui vont stimuler de nombreuses fonctions vitales de votre organisme. Elle possède une activité antioxydante qui protège les différents organes de l'organisme (foie, reins, neurones) des attaques radicalaires induites par des agents toxiques. La consommation de gelée royale entrainerait également une diminution du taux de mauvais cholestérol, principalement chez les personnes âgées et permettrait de diminuer l'élévation de la glycémie après un repas. Elle exerce une action stimulatrice sur le système immunitaire et sur les cellules souches de la moelle osseuse. Une étude a montré que la consommation de gelée royale favorise et accélère la reconstruction osseuse. Mais attention, s'il existe beaucoup de formes différentes de présentation de ce produit, seule la gelée royale fraîche garde l'intégralité de ses merveilleuses vertus.

Le pollen renferme de façon très complète tous les éléments indispensables à la vie. Mais si tous les pollens ont une base de composition commune, leur origine botanique différente leur confère des propriétés santé propres. La très grande richesse nutritionnelle du pollen protéines, acides aminés, glucides, fibres, ferments lactiques (surtout s'il est frais), vitamines, minéraux et autres molécules antioxydantes font que ce produit est très approprié pour rééquilibrer notre alimentation actuelle et pallier à nos subcarences. La consommation de pollen s'avère très utile pour lutter contre les états de fatigue physique et mentale, pour réduire le taux de cholestérol, pour réguler le transit intestinal et pour rééquilibrer l'ensemble de la fonctionnalité du système digestif. La consommation de pollen renforce le potentiel antioxydant de l'organisme et lui permet de mieux faire face aux agressions extérieures. Enfin, consommer du pollen tous les jours au petit déjeuner permettra de mieux réguler votre appétit (limitant les grignotages) et ainsi lutter contre la prise de poids et l'obésité.

La propolis, cette substance résineuse récoltée par les abeilles sur les bourgeons de certains arbres est connue depuis des millénaires pour ses bienfaits thérapeutiques d'où son surnom "d'antibiotique naturel". En effet, depuis, la science moderne a confirmé les activités antimicrobiennes, antivirales, antifongiques de cette substance qui en fait un produit de choix pour lutter contre de nombreux types d'infections rencontrés en oto-rhinologie (grippe, rhume, sinusite), stomatologie (caries) ou dermatologie (herpes, zona, mycoses). Contrairement à certaines idées reçues, la prise de propolis améliore l'efficacité de certains antibiotiques. La propolis possède également des activités anesthésiantes et anti-inflammatoires très intéressantes pour soulager les douleurs inflammatoires (de type arthrosique par exemple). La propolis et son cortège de molécules antioxydantes augmentent le potentiel de défenses antioxydantes de l'organisme. Enfin des études ont montré que la prise de propolis stimulerait le système immunitaire pour le rendre plus efficace. Mais pour être d'usage thérapeutique, seule une propolis de qualité doit être utilisée.

La cire, elle, est un sous-produit de la ruche très appréciée pour ses propriétés physico-chimiques qui en font un ingrédient de choix en cosmétologie, mais uniquement si elle est de très bonne qualité. Elle est préconisée pour nettoyer l'épiderme, nourrir et adoucir le derme et prévenir le vieillissement cutané. On va donc la retrouver dans de nouveaux produits de beauté (pommade, crème antiride, mascara ou lait démaquillant). Elle possède des activités anti-inflammatoires (grâce aux traces de propolis qu'elle contient) et cicatrisantes utiles dans le traitement des plaies et brûlures. Elle est utilisée en odontologie pour réaliser les moulages dentaires. Elle est également très prisée par l'industrie pharmaceutique car elle donne un aspect lisse et brillant aux comprimés et rentre dans la fabrication des suppositoires. Comme jadis, la cire est employée dans la confection des emplâtres pour lutter contre certaines affections rhumatismales ou névralgies. Elle est employée comme agent d'enrobage sous la forme d'additif alimentaire E 901.

Le venin, quant à lui, est surtout employé dans le traitement des rhumatismes. Mais malgré de très nombreuses recherches, on ignore encore les mécanismes mis en œuvre dans les affections rhumatismales chroniques. Le venin d'abeille parait être également efficace dans le traitement de certaines scléroses en plaque. Au terme d'une longue série de piqures, certains patients retrouvent une qualité de vie que les traitements conventionnels n'étaient pas parvenus à leur offrir.

Soulignons enfin que le bilan carbone de l'élaboration d'un kilo de miel, de gelée royale, de pollen ou de propolis, fruits d'une certaine manière de la cueillette, est extrêmement faible et ce d'autant plus si on privilégie une production locale !

C'est donc à l'occasion de ces 4e APIdays, les Journées Nationales de l'Abeille et de l'Environnement organisées les 20 - 21 et 22 Juin 2013, dans près de 70 villes en France, par l'Union Nationale de l'Apiculture Française et les nombreux partenaires du programme

"Abeille Sentinelle de l'Environnement", que vous découvrirez, ces substances précieuses et de plus en plus rares, afin de mieux les choisir et mieux les employer. Avec toute la passion qui caractérise les apiculteurs. » Pour votre plaisir. Pour votre bien- être. Pour votre santé.






Citation :
-> Plus d'infos sur le programme des APIdays partout en France : www.abeillesentinelle.net
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MessageSujet: Re: Sauver les abeilles ! Mer 19 Juin 2013 - 18:23

Gros blan sur le laboratoire apimab sur France inter
http://www.franceinter.fr/emission-le-zoom-de-la-redaction-les-api-days
API comme Apiculture...
C'est la quatrième édition de ces journées nationales. 70 villes en France célèbrent l'abeille pendant trois jours, et vous invitent à découvrir les produits de la ruche. 

Le miel évidemment !

Mais pas seulement... Le laboratoire APIMAB de Marc Alain Bernard dans l'Hérault utilise  laPropolis pour fabriquer ses produits : bonbons, cosmétiques, produits antiseptiques. La propolis est fabriquée par l’abeille à partir de résine de bourgeons. Elle protège le ruche des maladies, des bactéries et même des prédateurs.

Souris mommifiée par la propolis © APIMAB - 2013
Une souris qui s’introduit dans la ruche est emmaillotée dans la Propolis comme une momie et son cadavre ne se dégrade pas. 

L’apiculture française s’est diversifiée : elle commercialise la Propolis, le pollen, le venin des abeilles et du miel évidemment. Mais de moins en moins... on est passé de 32 000 tonnes en 1995 à 26 000 tonnes aujourd'hui et nous importons du miel. Les causes ? La monoculture, il y a de moins en moins de fleurs dans la nature.
La météo, un printemps comme celui que nous vivons est catastrophique pour les abeilles. Et les pesticides dont on sait aujourd'hui qu'ils fragilisent les abeilles. 

En filmant le comportement des abeilles butinant un champ de tournesol bio et celles qui sont confrontés au pesticide les scientifiques ont conclut que les produits phytosanitaires ont bien un impact sur la santé des insectes. L’abeille domestique est une sentinelle de l’environnement : un indicateur biologique de l'état sanitaire des autres insectes pollinisateurs. Si elle ne va pas bien, les espèces sœurs ne doivent pas être en très bonne santé non plus. 

Or ces bestioles là pollinisent un tiers des fruits et des légumes qui  remplissent nos assiettes 
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MessageSujet: Re: Sauver les abeilles ! Mer 21 Aoû 2013 - 21:10

Invité: Dr Henri Joyeux
Emission: C'est au programme sur France 2

Comment se soigner avec les abeilles, c'est assez rares pour le souligner surtout sur les premières chaînes ! À voir
http://m.youtube.com/watch?v=wm5Z_MBHy10


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MessageSujet: Re: Sauver les abeilles ! Ven 4 Oct 2013 - 16:48

Sauvez les abeilles, ne roulez plus en diesel !!!

http://www.lepoint.fr/auto-addict/actualites/les-abeilles-n-aiment-pas-le-diesel-03-10-2013-1738781_683.php a écrit:
Auto-Addict
Les abeilles n'aiment pas le diesel...

Le Point.fr - Publié le 03/10/2013 à 17:11
Le diesel est attaqué sur tous les fronts. Dernier en date : les abeilles qui seraient, selon une étude britannique, complètement perturbées par la neutralisation des parfums des fleurs par les polluants du diesel.
Après les pesticides et le maïs transgénique, c'est aujourd'hui les émanations polluantes de la combustion du diesel qui pertubent le comportement, surtout l'odorat, des abeilles. Un insecte aux multiples vertus ! Après les pesticides et le maïs transgénique, c'est aujourd'hui les émanations polluantes de la combustion du diesel qui pertubent le comportement, surtout l'odorat, des abeilles. Un insecte aux multiples vertus ! © PHILIPPE TURPIN / PHOTONONSTOP
Par Jean-Christophe Lefèvre (avec AFP)

Selon le Pr Guy Poppy, biologiste à l'Université britannique de Southampton (dont le nom prédestiné signifie "coquelicot" en anglais, on ne sourit pas), les polluants atmosphériques émis par les moteurs diesel peuvent perturber la capacité des abeilles à butiner en transformant les molécules parfumées dégagées par les fleurs. "Les résultats indiquent que les oxydes d'azote, en particulier le dioxyde d'azote, seraient capables de perturber le processus olfactif grâce auquel les abeilles localisent les fleurs", résume-t-il.

Le diesel sent-il mauvais ?

Pour leur étude, les chercheurs ont utilisé un mélange de synthèse reproduisant les principales caractéristiques du parfum de la fleur de colza : huit éléments chimiques qui provoquent la réaction la plus forte chez les abeilles. Ils ont ensuite soumis ce mélange aux gaz d'échappement produits par un moteur diesel dans un bocal scellé. Au bout d'une minute seulement, deux éléments, l'alpha-farnésène (72,5 % du mélange d'origine) et l'alpha-terpinène (0,8 %) étaient devenus totalement indétectables et le sont restés durant les deux heures de l'expérience. Et la signature chimique de deux des six éléments restants était également considérablement réduite. A contrario, placés dans le même bocal rempli d'air ambiant, les huit éléments du parfum de synthèse restaient parfaitement décelables.

Les scientifiques ont répété l'expérience avec seulement de l'oxyde d'azote ou du dioxyde d'azote, deux gaz très présents dans les émissions de diesel, avec les mêmes résultats. Lorsqu'ils ont présenté le mélange de colza synthétique dégradé par le diesel ou les oxydes d'azote à des abeilles entraînées spécialement à identifier son odeur, elles ne sont pas parvenues à le reconnaître. "Le diesel ne se contente pas d'ajouter un élément au mélange, il modifie radicalement la chimie de tous les éléments volatiles de l'environnement dans lequel l'abeille évolue", affirme Tracey Newman, qui a codirigé l'étude.

Des conséquences inédites

Ce phénomène "pourrait être également néfaste pour de nombreuses autres espèces d'insectes", mettent en garde les chercheurs. Dans le cas des insectes pollinisateurs, dont les abeilles,
"ces effets auraient des impacts économiques et écologiques majeurs, en particulier s'ils se combinent avec d'autres facteurs de stress", insiste l'étude, publiée dans la revue britannique Nature Scientific Reports (en anglais). "La pollinisation est vraiment cruciale pour l'humanité. Environ 70 % des cultures mondiales destinées à l'alimentation en ont besoin, ce qui équivaut à peu près à 35 % de la production alimentaire mondiale", relève Mme Newman. Au niveau global, la valeur économique de la pollinisation, tous animaux confondus, est estimée à 153 milliards d'euros par an.

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MessageSujet: [Article] L'Europe en grave déficit d'abeilles Jeu 9 Jan 2014 - 21:07

http://www.tdg.ch/sante/environnement/L-Europe-en-grave-deficit-dabeilles/story/24930101 a écrit:
ENVIRONNEMENT
L'Europe en grave déficit d'abeilles
Mis à jour le 08.01.2014      

Selon une étude publiée mercredi, l'Europe affiche un déficit de 7 milliards de ces insectes pour polliniser correctement ses cultures.
La situation est grave, «notamment en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie», précisent les chercheurs.

La descente aux enfers des abeilles

Depuis plusieurs années, les populations d'abeilles diminuent dans les pays industrialisés. Pour faire face à l'hécatombe, diverses actions sont menées.
L'Europe affiche un déficit de 13,4 millions de colonies d'abeilles, soit 7 milliards de ces insectes, pour correctement polliniser ses cultures, estiment des chercheurs de l'Université de Reading (Royaume-Uni).

Selon les conclusions de l'étude publiée mercredi dans la revue Plos One, en raison du développement des cultures oléagineuses notamment utilisées dans les agrocarburants, les besoins de pollinisation ont crû cinq fois plus vite que le nombre de colonies d'abeilles entre 2005 et 2010.

D'où, aujourd'hui, une situation de déficit: «L'Europe a seulement deux tiers des colonies d'abeilles dont elle a besoin, soit un déficit de 13,4 millions de colonies, l'équivalent de 7 milliards d'abeilles», indiquent les auteurs.

Le cas de la Grande-Bretagne très préoccupant

Dans la moitié des 41 pays étudiés, «il n'y a pas assez d'abeilles pour polliniser correctement les cultures, notamment en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie», précisent les chercheurs. Le cas de la Grande-Bretagne est particulièrement préoccupant avec moins d'un quart des abeilles nécessaires à la pollinisation.

En France et en Allemagne, entre 25 et 50% des colonies d'abeilles nécessaires sont présentes. Du coup, soulignent les scientifiques, l'agriculture est de plus en plus dépendante des pollinisateurs sauvages (bourdons etc), des espèces qui peuvent se révéler vulnérables, notamment dans le cas de monocultures.

«Une catastrophe à moins d'agir maintenant»

«Cette étude montre que la politique européenne en matière d'agrocarburants a pour conséquence imprévue de nous rendre plus dépendants des pollinisateurs sauvages», relève Tom Breeze, l'un des auteurs de l'étude.

Selon son collègue Simon Potts, «nous allons vers une catastrophe à moins d'agir maintenant: les pollinisateurs sauvages doivent être mieux protégés». «Il y a une déconnexion entre les politiques environnementales et agricoles en Europe: les agriculteurs sont encouragés à cultiver des oléagineux, mais il n'y a pas suffisamment de réflexion sur la manière d'aider les insectes à assurer la pollinisation», estime M. Potts.

(afp/Newsnet)

Créé: 08.01.2014, 23h20
Voilà, entre autres, ce qui doit être mené au débat sur l'agroécologie en Europe...
http://www.lespetitesmagies.com/t16298-transition-vers-l-agroecologie-vifs-debats-a-l-assemblee
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MessageSujet: Re: Sauver les abeilles ! Mer 19 Fév 2014 - 19:29

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/13/en-france-la-production-de-miel-est-en-chute-libre_4365160_3244.html a écrit:
En France, la production de miel est en chute libre

Le Monde.fr | 13.02.2014 à 16h18 • Mis à jour le 17.02.2014 à 16h21 | Par Martine Valo

Presque pas d’acacia, de thym ni de romarin, à peine un peu de colza, de sapin, de châtaignier : la récolte de miel est en chute libre en France. Elle n’atteint même pas 15 000 tonnes pour 2013, moins qu’en 2012 (16 000 t) et loin derrière les 33 000 t par an que l’apiculture enregistrait jusqu’en 1995. Compte tenu de l’engouement actuel pour cette activité professionnelle ou amateur, le nombre de ruches est resté stable, aux alentours de 1,3 million. Mais la mortalité des colonies ne cesse de grimper : de 15 % à 30 % en moyenne selon les régions, voire 100% par endroit. Et la situation se dégrade pareillement dans de nombreux pays.


Le constat ne constitue pas seulement une mauvaise nouvelle pour les gourmands, c’est aussi un mauvais signe pour la santé des abeilles, pour l’environnement en général et singulièrement pour l’agriculture, dont des pans entiers dépendent des insectes butineurs. « 35 % des ressources alimentaires dans le monde dépendent de la pollinisation, à 80 % des abeilles », a rappelé Henri Clément, porte-parole de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) à l’occasion du bilan annuel de cette organisation syndicale.

ABRICOTS, TOMATES, FIGUES, CORNICHONS

Pourtant, au-delà des périls nombreux et variés, qui menacent les abeilles − conditions climatiques défavorables, varroa et nosema (un acarien et un champignon qui les parasitent), frelon asiatique entre autres −, les membres de l’Unaf ont une fois encore dénoncé leurs principaux ennemis : les pesticides et plus précisément les néonicotinoïdes.

Pour ceux qui élèvent les abeilles, il y a un avant et un après 1994, date d’arrivée sur le marché de cette famille d’insecticides organochlorés neurotoxiques. Après des années d’effort, leur cri d’alerte a fini par être entendu. Un moratoire interdisant l’usage de trois néonicotinoïdes pendant deux ans sur certaines cultures vient d’être adopté dans l’Union européenne, mais il donne lieu à des recours juridiques de la part de plusieurs firmes agrochimiques.

Pendant ce temps-là, d’autres produits utilisant ce type de molécules conquièrent les campagnes à leur tour. Les apiculteurs mettent en cause le thiaclopride et l’acétamipride que l’on retrouve notamment dans différentes préparations sous les noms de Proteus et Biscaya du groupe Bayer pour le premier ; Suprême, Horeme, Bambi, Cazogaze, Equinoxe et Insyst de la marque Certis Europe BV (groupe Nisso Chemical Europe GMBH), pour le second.

Des abricots aux tomates, en passant par les cornichons, les figues, les framboises et les melons, de nombreuses cultures sont traitées de façon préventive avec ces pesticides systémiques, c’est-à-dire présents dans toutes les parties de la plante. Pire, ces substances sont utilisées en toute confiance puisque qu’elles portent toutes deux la mention « abeille » : leur pulvérisation est donc autorisée y compris en période de floraison.

40 ANS D'OBSERVATIONS APICOLES

Jacques Freney, par exemple, produit du miel depuis 1963 dans les monts du Lyonnais (Rhône), une zone d’arbres fruitiers. Voilà donc quarante ans qu’il note avec rigueur tous les faits et gestes de ses colonies d’abeilles, poids du nectar rapporté et taux de mortalité. Celui-ci était de 6 % en hiver jusqu’en 2000, avant de passer à 11 % en 2006. Il s’élève désormais à 29 % de perte toute l’année. « L’an dernier, sur un site, il m’est resté 22 ruches productives sur 122, témoigne-t-il. Elles ne sont pas pleines d’abeilles moribondes, elles sont vides : cela signifie qu’elles n’ont pas été en état de rejoindre la colonie

Ses observations lui ont permis de relativiser l'impact des parasites sur ses abeilles, mais sutout de mesurer celui des néonicotinoïdes. L’apiculteur a prélevé du nectar auprès de ses butineuses pendant la période de floraison des pêchers alentour et l’a confié à Jean-Marc Bonmatin, chargé de recherche au CNRS (Centre de biophysique moléculaire, Orléans, Loiret).

« L’acétamipride agit sur le système nerveux central comme un psychotrope, expose ce spécialiste. Ce composé crée une hyperexcitation qui entraîne la mort de l’insecte. » Or le chercheur est formel : l’envoi de M.Freynet en contenait 2,3 nanogrammes par gramme de pollen. Déceler la présence de substance à cette échelle relève « du défi scientifique », reconnaît Jean-Marc Bonmatin, mais conduit forcément à la question de l’exposition répétée à de faibles doses qui n’est pas prise en compte dans le processus d’autorisation de mise sur le marché.

Avec une organisation italienne et une allemande, l’Unaf s’apprête à lancer le label européen Bee Friendly (ami des abeilles) qui distingue les pratiques agricoles respectueuses des insectes pollinisateurs. L’organisation en appelle par ailleurs au ministre de l’agriculture. Dans une lettre ouverte en date du 10 février, elle demande à Stéphane Le Foll « d’interdire totalement l’usage de tous les néonicotinoïdes, y compris l’acétamipride et le thiaclopride ». Et de réviser sérieusement le processus d’attribution de la mention « abeille »… en premier lieu pour les « produits reconnus comme dangereux pour les abeilles ».

Martine Valo
Journaliste au Monde

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MessageSujet: Re: Sauver les abeilles ! Dim 24 Juil 2016 - 9:33

http://www.goodplanet.info/actualite/2016/07/22/malgre-leffet-de-mode-labeille-villes-ne-remplacera-celle-champs/ a écrit:
Malgré l’effet de mode, l’abeille des villes ne remplacera pas celle des champs

Lille (AFP) – Sur les toits de lycées à Montpellier, de l’Opéra de Paris ou de l’AFP, les ruches s’intègrent certes depuis quelques années au paysage citadin, mais l’apiculture urbaine a ses limites et l’abeille des villes ne remplacera jamais celle des champs.

A Lille, par exemple, un rucher-école municipal, implanté derrière la gare et destiné aux particuliers, connaît un indéniable succès, avec deux ans de liste d’attente, pour une dizaine de ruches.

En adhérant dès 2007 au programme national « Abeille, sentinelle de l’environnement », la capitale nordiste était l’une des pionnières, avec Montpellier, à vouloir défendre farouchement l’insecte pollinisateur et son espace naturel: la ville a ainsi éradiqué les traitements chimiques au profit de produits naturels et cultive ses propres variétés de plantes.

Un an plus tard, elle créera même le premier poste de conseiller municipal délégué à l’apiculture urbaine de France.

Depuis, 80 espèces d’apidés sauvages qui avaient disparu du territoire lillois ont été à nouveau repérées. « En termes de diversité, 2015 est une bonne année avec la découverte de trois nouvelles espèces d’abeilles sauvages patrimoniales dont l’Andrène vague », se félicite Lise Daleux, déléguée écologiste à la nature en ville.

35% de mortalité

Les ruchers en campagne subissent en effet une importante surmortalité: « alors qu’on comptait 5% de pertes dans les années 1990, ce nombre grimpe jusqu’à 35% aujourd’hui », s’alarme Dominique Céna, l’un des porte-paroles de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf).

Cette chute coïncide avec « l’utilisation massive de néonicotinoïdes » (insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes), qui ne seront interdits – partiellement – par la loi biodiversité qu’à partir de septembre 2018, poursuit-il.

Dans ces conditions, les villes, à l’environnement pourtant souvent pollué, peuvent devenir un refuge pour les pollinisateurs qui s’adaptent au bruit ambiant.

« Leur mortalité y est moindre et leur productivité meilleure d’un tiers ! », se réjouit M. Céna.

Malgré tous ces efforts, la ville abriterait aujourd’hui seulement 1% des abeilles: « c’est une belle vitrine qui permet de sensibiliser le grand public, mais cet effet de mode ne résoudra pas le problème », tempère ainsi Jean-Marc Bonmatin, spécialiste des neurotoxiques et chargé de recherche au CNRS.

« Que représentent dix ruches sur le toit d’un bâtiment public face aux 3.000 d’un apiculteur professionnel du sud-est dans un champ ? », avance-t-il.

D’autant que l’environnement urbain n’offre qu’un espace restreint pour accueillir des ruches et la règlementation y reste stricte: un mur de 2m de haut doit protéger les voisins mitoyens et la ruche doit se situer de 3 à 50m d’une habitation ou d’une voie publique.
(...)
© AFP

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