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[Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux

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matali
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MessageSujet: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Mer 17 Oct 2012 - 14:55

Rappel du premier message :

L'article répète ce que dit la vidéo...
http://www.challenges.fr/high-tech/20121016.CHA1987/carriere-image-emploi-du-danger-de-vivre-a-l-ecart-des-reseaux-sociaux-Espèce de bouc-twitter-linkedin.html a écrit:
Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux
Créé le 16-10-2012 à 11h44 - Mis à jour à 12h03
Par Jean-Louis Dell'Oro
VIDEOS Les salariés comme les entreprises doivent s'adapter à la révolution numérique et aux nouveaux réseaux, sous peine d'être progressivement marginalisés.
(...)

"Si vous vous ne vous souciez pas des réseaux, les réseaux se soucieront de vous". Plus de dix ans après la publication de "La Galaxie Internet", les propos du professeur de sociologie Manuel Castells sur l'impact des nouvelles technologies n'ont pas pris une ride. En quelques années, le web a bouleversé les relations sociales entre individus et dans le monde du travail. A tel point que les plus réticents aux réseaux sociaux et à internet risquent de rapidement rester sur le bord de la route.

"Dans la Silicon Valley aujourd'hui, quand une personne cherche un emploi, elle envoie son compte Twitter. Les entreprises ne demandent plus de CV papier", confie ainsi Frédéric Tardy, responsable de l'Atelier BNP Paribas à San Francisco et co-auteur avec les journalistes Jean Rognetta et Julie Jammot du livre "La République des réseaux" (Fayard), sorti en septembre dernier. Progressivement, l'identité numérique prend une place prépondérante pour les recruteurs. Et pas que de l'autre côté de l'Atlantique. Cet été, une offre de stage de la marque de sport Quechua exigeait par exemple un score d'au moins 35 sur le site Klout, un outil censé mesurer votre réputation en ligne.

La fin des anciens de l'ENA ?

Une étude de TNS Sofres pour Expectra indiquait ainsi que fin 2011, 51% des recruteurs interrogés recouraient régulièrement aux réseaux sociaux au cours du processus de recrutement. Du côté des employeurs, l'e-réputation est également une arme à double tranchant. Près de la moitié des postulants à une offre d'embauche affirment avoir déjà renoncé à présenter leur candidature après avoir lu sur internet des informations négatives sur l'entreprise, selon un sondage de RégionJobs datant de 2011. De grands groupes comme Danone, qui vient de lancer son premier social Game sur Espèce de bouc pour valoriser sa marque employeur, l'ont très bien compris.

Espèce de bouc, Twitter et consorts vont-ils pour autant remplacer les associations d'anciens élèves d'écoles prestigieuses ou les cercles mondains très select ? "Oui, s'ils ne se numérisent pas", assure Jean Rognetta. "Chacun peut construire son propre réseau" désormais, ajoute-t-il. Le web offre effectivement une grande liberté d'initiative, même si les réseaux construits ont tendance à se désagréger aussi vite qu'ils sont apparus. Les anciens de Polytechnique ou de l'ENA ont donc encore de beaux jours devant eux. Mais ils ne pourront pas rester en marge de la révolution numérique.

Les licenciés Face book

Car comme le rappellent très justement Frédéric Tardy, Jean Rognetta et Julie Jammot dans leur ouvrage, l'identité réelle et virtuelle sont en train de fusionner. A San Francisco, dans les milieux de la high-tech, un email envoyé par une personne qui n'a aucune présence sur LinkedIn est déjà considéré comme un faux ! En parallèle, la sphère privée et la sphère publique sont de plus en plus difficiles à distinguer. Les affaires de "licenciés Espèce de bouc", bien qu'encore très peu nombreuses, se sont multipliées.

En 2009, une caissière se fait licencier pour ne pas avoir informé son patron des disparitions de produits mais également pour avoir dénigré la société sur le réseau social. Le conseil des prud'hommes de Montbéliard a estimé que le licenciement était justifié, indiquant en substance qu'un dialogue sur Espèce de bouc ne constituait pas une conversation privée. Un jugement confirmé par la Cour d'appel de Besançon fin 2011.

"Beaucoup de gens prennent des risques sur le web sans s'en rendre compte. Il y a un apprentissage qui est en cours, qui se fait au fur et à mesure", confirme Julie Jammot. En matière de maîtrise des données et des nouveaux outils, tout le monde ne part donc pas sur un pied d'égalité. Une raison de plus pour prendre le train en marche et éviter de se retrouver marginalisé.
J'adore la conclusion
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Dernière édition par matali le Jeu 18 Oct 2012 - 16:56, édité 1 fois
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matali
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MessageSujet: Re: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Mer 24 Avr 2013 - 10:28

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2012/11/26/Espèce de bouc-google-vecteurs-de-chienlit a écrit:
(...)
Internet n'est pas une société de surveillance

Plusieurs faits, couplés à un traitement journalistique alarmiste, ont fait ressurgir le spectre de Big Brother sur le web. Les internautes ont-ils des raisons de se méfier de l'exploitation de leurs données personnelles ?

Oui et non. C’est tout le problème que je pose dans « La vie privée, un problème de vieux cons ». D’un côté, les internautes ont envie de s’exprimer. Un des points forts d’Internet est la concrétisation d’un droit, la liberté d’expression, que l’on a depuis 1789 mais qui a longtemps été réservé aux journalistes et aux gens de pouvoir. Aujourd’hui, tout le monde peut prendre la parole. C’est une avancée dans le bon sens. Le problème est que des gens ont comme métier d’agréger des données personnelles et peuvent s’en servir à des fins intéressées.

La question n’est pas seulement celle des données personnelles mais aussi celle de la liberté d’expression. Est-ce parce que des gens se servent de façon inappropriée de nos données personnelles que nous devrions nous taire ? Va-t-il falloir brider la liberté d’expression de peur de se voir espionner ? Un parallèle peut se faire avec la libération sexuelle. Pendant très longtemps, il était très mal vu qu’une femme se promène toute seule, se maquille ou porte des minijupes. Des féministes sont arrivées, ont fait la libération sexuelle, et les mœurs ont évolué. C’est désormais acquis et naturel, c’est devenu un droit fondamental dans notre société. Donc oui, il faut avoir peur de l’utilisation qui peut être faite de notre liberté d’expression et donc de nos données personnelles, mais le problème ne vient pas de nous, internautes. Il vient de ceux qui veulent les utiliser à des fins néfastes. Il faut donc faire évoluer notre société de l’information pour qu’il soit considéré comme naturel et normal d’exprimer ses idées sans que cela puisse pour autant se retourner contre nous.

Ce changement doit-il passer par la législation ou par l’évolution des usages et des mentalités ?

Les deux ! Les gens doivent apprendre à gérer leur réputation et à se construire une identité en ligne. Il ne faut pas hésiter à avoir plusieurs profils, à prendre des pseudonymes pour protéger certaines informations qui peuvent nuire. Une évolution de la société de l’information est également nécessaire. Faut-il passer par une évolution législative ? Je ne sais pas exactement comment cela peut se passer. Un groupe de travail au sein de la FING dénommé Identités actives a actuellement une réflexion sur la loi informatique et libertés 2.0. Ils se demandent notamment s’il ne faut pas introduire le droit au mensonge et le droit d’utiliser des outils pour bloquer les logiciels espions et les outils d’agrégation de données personnelles mis en place par certaines sociétés, "services" ou administrations dont le métier est de s'intéresser à nos données personnelles. Cela permettrait de se protéger et de décriminaliser le fait de se défendre.

Quels sont les principaux risques pour les prochaines années en matière d’identité numérique et de vie privée ?

L’absence de conscience politique et de maîtrise de l’Internet de ceux qui décident. Dès le lendemain du 11 septembre, on a commencé à mettre en cause Internet car les terroristes avaient utilisé le réseau pour préparer les attentats. On s’est aperçu depuis que c’était complètement faux. Pourtant, Internet a été placé sous surveillance dans les mois qui ont suivi. On assiste à une diabolisation du web depuis des années. On le voit encore aujourd’hui avec Hadopi. Il y a des atteintes répétées aux libertés qui modélisent une société de surveillance. La société de l’information est pour moi un espace de liberté, pas un espace de surveillance. En démocratie, on parle de présomption d'innocence, pas de présomption de culpabilité, or, sur l'internet, nous sommes surveillés, et présumés suspects. Un autre problème est la prise de conscience des internautes sur ces questions de libertés. Ils doivent exercer une pression face aux entreprises privées qui soit telle que ces dernières ne puissent que respecter leurs clients. Le problème se pose avec Espèce de bouc ou Google. Il est nécessaire d’avoir un contre-pouvoir pour qu’ils ne deviennent pas des « littles brothers ».

Par quels moyens cette prise de conscience peut-elle se faire ?

Il faut que l’information circule, que cela devienne quelque chose de normal. On peut comparer cela à l’exemple de la ceinture de sécurité. Pendant des années, ce n’était pas du tout un réflexe de la mettre. Quand la loi l’a imposé, les gens ont protesté. Quelques années après, c’est devenu un réflexe. Cela doit également le devenir pour les internautes. Cela va aussi passer par des accidents. Certains vont être malheureusement humiliés sur la place publique et voir leur vie privée exposée au grand public. Ce seront des exemples à ne pas suivre. Tant que les gens ne prennent pas les précautions pour se protéger eux-mêmes, il y aura des sorties de route. Je n’ai bien sûr pas envie de provoquer ces accidents. Je constate juste qu’il y en aura et qu’ils vont peut-être aider les gens à prendre conscience des risques. Cette nouvelle technologie fait que la liberté d’expression et de circulation est plus forte que jamais. Cela a été tellement rapide que les mentalités n’ont pas suivi. Nos sociétés doivent donc évoluer pour digérer et encadrer toutes ces libertés offertes. Mais la situation est assez paradoxale. Je m’intéresse aux technologies de surveillance et de vie privée depuis de nombreuses années. Je suis assez défiant envers les gens qui disent « Faites-moi confiance ». Non, on ne peut pas avoir confiance aussi simplement. En même temps, j’ai l’impression que c’est ce que je viens de dire à propos d’Internet… Pour avoir confiance, il faut avoir de la défiance. C’est assez complexe, on ne sait pas comment cela va évoluer. Il y a encore beaucoup de choses à comprendre et à faire. C’est extrêmement important de s’y mettre dès maintenant.

Quelles différences d’usage de l’Internet peut-on observer chez ceux que vous nommez « petits cons », à savoir la génération des "digital natives", par rapport aux générations précédentes ?

Dans mon article "La vie privée, un problème de vieux cons", je partais du constat qu’un certain nombre de gens, nés depuis les années 80, ont été habitués à la vidéosurveillance, à la traçabilité des communications, et considèrent que ceux qui ont un problème avec cette inflation de technologies de surveillance et de contrôles sont des "vieux cons". Dans un second article, "Vie privée, le point de vue des petits cons", j’essayais d’expliquer que cette génération de natifs du numérique, les "digital natives", qui sont nés avec Internet, a un rapport à la vie privée et à la vie publique qui est très différent de ceux qui ont grandi avant, et sans. En résumé, leur vie privée est sur Espèce de bouc, parce que c'est là qu'ils retrouvent leurs potes. La vie privée, pour ceux qui ont grandi sans connaître Internet, c’était quand ils voyaient leurs copains, pour aller au terrain de foot, au centre commercial, ou en bas de l’immeuble. Les mêmes, aujourd'hui, s’indignent de voir que Espèce de bouc regorge de données personnelles. Sauf que c’est là où les jeunes se retrouvent entre-eux, c’est leur vie sociale ! Et il faut bien comprendre que cette socialisation relève tout autant de la vie privée que de la vie publique. Il faut bien voir, par ailleurs, que ceux que j’ai appelé les "petits cons" (ceux qui ont un usage intense de l’Internet, qu’ils soient nés depuis les années 80-90 ou comme moi dans les années 70, voire avant) sont des gens qui ont compris que sur Internet, la question n’est pas tant celle de la vie privée que de la vie publique, y compris sur Espèce de bouc. On peut en effet tout à fait avoir une vie privée dans des espaces publics : quand vous rencontrez quelqu’un dans la rue ou dans un café, c’est un espace public. Quand vous commencez à raconter votre vie à votre meilleur ami dans ce café, vous parlez de votre vie privée : vous avez donc une vie privée dans un espace public. Il ne faut pas opposer vie privée et vie publique. Et c'est ce qui se passe sur le Net en général, et Espèce de bouc en particulier. Les utilisateurs sont conscients qu'ils y mènent aussi une vie publique, et ils en jouent, se mettent en scène et en avant.

La banalisation de l'exposition de soi date des années 70-80, pas de l'internet : Andy Warhol avait déclaré en 1968 que "Dans le futur, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale", et tous ceux qui sont nés depuis les années 70 ont été filmés avant même d'être nés, avec l’échographie, puis filmés au caméscope VHS dans les années 80, avant que les années 90 ne banalisent les reality show, les appareils photos numériques et les téléphones portables équipés de caméras. De plus, le rapport aux enfants a complètement changé depuis les années 60 et 70, depuis la libération sexuelle. Avant, il y avait l’autorité du père, et l’enfant devait attendre l'adolescence, voire l'âge adulte, pour être reconnu comme personne à part entière ayant le droit de s’exprimer. Avec la libération des femmes, la révolution sexuelle, et la redéfinition du rôle du père, tout cela a complètement changé : les enfants sont au centre de la famille, au centre de toutes les attentions – médicale, sociale, parentale - et donc sont constamment surveillés, exposés et mis en scène, exposés par leur entourage. Le fait d’être mis en avant, mis sur un piédestal, et d’être photographié, filmé en permanence, c’est quelque chose que tous ceux qui sont nés depuis les années 80 connaissent. Ceux que j’ai surnommés les "petits cons", les natifs du numérique, ce sont ceux qui ont effectivement compris l’intérêt de l’exposition de soi sur Internet ; ils s’en servent pour se mettre en scène, pour donner une bonne image d’eux. Par exemple, comme cette adolescente qui disait "Moi ça ne me pose pas particulièrement de problème de poser à moitié nue, voire nue en photo et d’être montrée sur Internet, si la photo est belle". C’est aussi simple que ça. Parce que l’important, c’est de se faire un nom, d’être beau, et de se faire respecter comme on est.

Ces jeunes ont-ils conscience que plus tard, cela pourrait leur nuire ?

Ceux qui débarquent sur les réseaux sociaux ne sont pas complètement conscients de tout cela. En même temps, et au vu du nombre d'articles et de reportages consacrés à la question de la vie privée sur Espèce de bouc, difficile de croire qu'il puisse encore être possible de ne jamais en avoir entendu parler même si, depuis un an et demi que cette histoire de "droit à l’oubli" tient le haut du pavé, il m’arrive fréquemment, quand je suis interviewé, d’être pris à partie par le journaliste ou un employé, qui vient me voir en aparté, horrifié, car son enfant est sur Internet et qu’il a peur des pédophiles. Internet n’est pas le royaume de la pédophilie et des cyber-terroristes, il faut arrêter avec cette diabolisation de l’Internet, qui passe aussi par cette thématique du "droit à l’oubli".

J’ai commencé à faire cette enquête sur les "petits cons" et les "vieux cons" suite à la polémique suscitée par Edvige. L’argument soulevé par les défenseurs de ce fichier policier, à destination des services de renseignements, était de dire qu'ils ne comprenaient pas où était le problème puisque de plus en plus de monde publie des données personnelles sur Espèce de bouc. C’est de la novlangue, comme dirait George Orwell ! Un fichier policier censé identifier les suspects n’a strictement rien à voir avec le fait je m’exprime sur Espèce de bouc pour partager un lien, une vidéo ou raconter ce que je viens de manger. Il y a d’un côté quelque chose qui relève de la liberté d’expression et de l’exposition de soi, et de l’autre un fichier de suspects.

Les fichiers policiers, administratifs ou sociaux, mis en place par des politiques ou des administrations afin de surveiller les gens, c’est de la société la surveillance, alors que quand je décide de m’exprimer sur un blog ou un réseau social, c’est moi qui décide de m’exprimer, c'est de la transparence, de la liberté d'expression. C’est comme la différence entre le fait d’être vidéosurveillé à son insu et le fait de choisir d’apparaître dans un film. La société de surveillance, c’est le modèle de Big Brother, c’est quelqu’un qui décide de surveiller d’autres personnes. Internet n’est pas la société de surveillance, puisqu’il s’agit de gens qui décident de s’exprimer. C’est antinomique. Le Net est de l’ordre de la transparence, pas de la surveillance. A force de se focaliser sur Internet qui serait de la société de surveillance et sur le faux débat du droit à l’oubli, ça permet de faire passer plus simplement la vidéosurveillance, la biométrie, les fichiers policiers, le croisement des fichiers sociaux, toutes ces choses que je dénonce. Et il n'est pas anodin de remarquer que c'est précisément suite au scandale Edvige que le débat sur le "droit à l'oubli" a été initié. Or, paradoxalement, on trouve très peu de gens victimes de ce que l'Internet reflète d'eux, alors que, et pour prendre ce seul exemple, un rapport de la CNIL a révélé l'an passé que plus d'un million de gens, blanchis par la Justice, sont toujours fichés comme "suspects" dans le fichier STIC de la police. Les véritables victimes de cette absence de "droit à l'oubli" ne sont pas sur le Net.

Concrètement, y a t-il des moyens d’échapper à cette société de surveillance ?

Sur Internet, oui. Le gouvernement français s’est enfin décidé à expliquer aux chefs d’entreprises ou aux universitaires qui travaillent sur des données sensibles comment sécuriser leur ordinateur pour éviter de faire l’objet d’actions d’espionnage de la part de sociétés ou de services de renseignements étrangers. L’espionnage économique et industriel est une réalité. C’est ce qu’on appelle l’intelligence économique, la guerre de l’information. Maintenant, quand vous allez aux Etats-Unis par exemple, la douane est tout à fait habilitée à saisir votre ordinateur et faire un duplicata de votre disque dur, et elle le fait couramment. C’est de l’espionnage industriel. Le gouvernement s’est enfin saisi de la question et a publié deux modes d’emploi il y a quelques mois. Il y a donc des moyens : il faut sécuriser son ordinateur, chiffrer une partie voire l’intégralité de son disque dur, chiffrer ses communications si l’on veut vraiment qu’elles restent confidentielles. Il y a des outils qui permettent de le faire, des outils de cryptographie notamment, et ce n’est pas si compliqué à utiliser, il faut juste décider de s’y mettre (cf mon "petit manuel de contre-espionnage informatique"). Le problème c’est que jusqu’à présent les pouvoirs publics comme les prestataires de services ne se sont pas pressés pour en faciliter ou en promouvoir l'utilisation.

Il est clair qu’il faut d’abord être sensibilisé à la question et ensuite décider de s’y mettre et apprendre à utiliser ces outils. Mais on l’a vu avec le débat sur l’Hadopi : énormément de gens ont commencé à se demander comment sécuriser leur ordinateur pour éviter d’être espionné. Et ça fait peur aux services de renseignement. En Grande-Bretagne, avec le projet similaire à Hadopi, les services de renseignements ont expliqué que de plus en plus de citoyens vont chiffrer toutes leurs communications donc qu’il va être de plus en plus difficile pour eux d’arriver à savoir qui sont les terroristes, à identifier les criminels, et à pouvoir écouter les gens dans le cadre d'enquêtes de police judiciaire.

A partir du moment où on souhaite pouvoir surveiller tout le monde, à considérer tout le monde comme suspect et mettre en place toute une usine à gaz (ce qu’est l’Hadopi), on va créer des erreurs. Le paradoxe de l’Hadopi, c’est qu’il nous appartient de démontrer notre innocence. Dans un Etat de droit, on est présumé innocent, et c’est à l’accusation de prouver notre culpabilité. Avec l’Hadopi, c’est l’inverse. La réaction d’un grand nombre d’internautes va donc être de prendre leurs dispositions pour se protéger.

Comment voyez-vous le futur de cette surveillance ? Est ce que les internautes vont trouver les moyens de combattre, ou va-t-on assister à une surenchère de dispositifs?

J’ai tendance à considérer qu’Internet est moins une partie du problème qu’une partie de la solution, au sens où c’est un contre-pouvoir du fait de la liberté d’expression, car ce ne sont pas seulement les personnes autorisées qui sont amenées à s’exprimer : les gens peuvent apprendre à se protéger et peuvent dénoncer cette société de surveillance. Les gens sur Internet sont de plus en plus conscients.

L’Internet est un très bon contre-pouvoir face à cette société de surveillance. Maintenant, concernant la société de surveillance hors Internet, on est dans une mécanique infernale où plus ça va, plus il y a de technologies, plus il y a de lois qui placent les gens sous surveillance et qui en font des suspects potentiels. Je ne sais pas du tout quand la machine va s’enrayer, quand l’on va remettre l’accent sur la liberté et non sur le sécuritaire. Si mon hypothèse, à savoir le parallèle entre la libération de l’expression et la libération sexuelle, entre cette révolution de l’information et les bouleversements entraînés notamment par les féministes et homosexuels dans les années 70 est vraie, j’ai tendance à penser qu’à terme, les internautes vont gagner. Voire qu'on a déjà gagné...
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matali
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MessageSujet: Re: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Mer 3 Juil 2013 - 20:57

hé hé hé
http://www.leparisien.fr/societe/Espèce de bouc-a-failli-etre-un-critere-d-entree-a-dauphine-29-06-2013-2939423.php a écrit:
Espèce de bouc a failli être un critère d’entrée à Dauphine
L’université parisienne a tout annulé hier : un professeur avait convoqué des candidats à passer l’oral en présentant leur profil Espèce de bouc, ce qui est illégal.

Christel Brigaudeau | Publié le 29.06.2013, 15h22

Couac. Pour mieux découvrir les hobbies et le caractère de ses futurs étudiants, un professeur de la très sélective université Paris-Dauphine a pris une initiative aussi iconoclaste qu’éphémère. Il a demandé aux 59 candidats à son master de gestion de se présenter à l’épreuve orale, la semaine prochaine… avec une copie de leur profil Espèce de bouc.

L’enseignant, qui espérait mettre un peu de sel dans le jeu très convenu des entretiens de motivation, a connu une grosse déception. La direction de l’université a fait machine arrière, hier. « L’idée de l’enseignant, qui est par ailleurs un excellent professeur, était naïve et légalement pas acceptable », admet le président de l’université, Laurent Batsch.

Sur le plan du droit, « la règle générale veut que la demande d’informations soit proportionnée et cohérente avec l’objectif que l’on poursuit, expose Paul Hébert, chef des affaires juridiques à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Les recruteurs, par exemple, ne peuvent poser de questions qu’en lien avec le poste pour lequel la personne candidate. Demander à des étudiants leur profil Espèce de bouc va au-delà et crée un risque de discrimination, si les informations que l’examinateur recueille ne correspondent pas à ses mœurs. »

Hier, la direction de Dauphine a écrit aux étudiants pour faire son mea culpa. « Quand on fait une connerie, on le reconnaît », affirme Laurent Batsch. La nouvelle soulagera sans doute la soixantaine d’étudiants concernés (sur 6000 candidats aux masters de Dauphine). « Ce serait un peu la panique si un examinateur demandait à voir ma page Espèce de bouc, réagit Jessica Ohayon, élève de licence et membre du syndicat étudiant Unef à Dauphine. J’ai beau faire attention à ce que je publie sur les réseaux sociaux, je pense que ce qui y figure est privé. Ce n’est pas sur cette base qu’on doit évaluer un élève. »

C’est pourtant sur cette base que beaucoup sont « castés » par les employeurs quand ils entrent sur le marché du travail. Le phénomène a pris une telle ampleur que nombre de grandes écoles incluent désormais dans leurs cursus des cours sur les vertus et les dangers d’Internet. Mais aucune école, jusqu’ici, n’avait songé à en faire un critère de sélection.


Le Parisien

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MessageSujet: Re: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Jeu 4 Juil 2013 - 9:28

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MessageSujet: Re: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Ven 5 Juil 2013 - 7:46

ben quand même...
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MessageSujet: Re: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Ven 4 Oct 2013 - 16:19

http://www.slate.fr/life/78468/enfant-vie-privee-Espèce de bouc a écrit:
À lire sur Slate.fr

Vie privée et Espèce de bouc: pourquoi je ne poste rien de mes enfants sur le web
par Slate.com
le mercredi 2 octobre 2013

Je ne poste jamais rien sur ma fille sur Espèce de bouc. Absolument rien. C’est le seul moyen de la défendre contre la reconnaissance faciale et autres prospections à but commercial.

Je me souviens très bien de ce post Espèce de bouc. On y voyait «Kate» (un pseudonyme), 5 ans, la fille d’une de mes amies, debout devant sa maison en bikini jaune vif, le panneau indiquant la rue clairement visible derrière elle sur la porte d’entrée. La légende disait: «On part à la plage pour notre week-end annuel de la Fête du travail» et dessous figuraient plus de 50 likes et commentaires de proches –y compris d’une flopée «d’amis» que la mère de Kate connaissait à peine.

La photo avait été téléchargée sur un album Espèce de bouc, où il y avait 114 clichés rien que de Kate: toute propre et emmaillotée le jour de sa naissance, en train d’embrasser son Labradoodle, de faire de la balançoire. Mais il y avait aussi des photos d’elle dans son bain et un moment dérangeant où elle posait vêtue du soutien-gorge rose de sa mère.

Je comprends parfaitement le désir de ses parents de capturer chaque minute de la vie quotidienne de Kate; la petite enfance est tellement éphémère. Mais je sais aussi que ces posts vont affecter la vie d’adulte de Kate, et j’ai conscience de l’impact à plus grande échelle de la création d’une génération d’enfants nés dans le péché numérique originel.

Fin août, Espèce de bouc a de nouveau mis à jour sa politique d’utilisation des données. On peut notamment y lire:

«Nous pouvons suggérer à un ami de vous identifier dans une photo en scannant et en comparant les photos de votre ami à des informations que nous avons rassemblées à partir de votre photo de profil et des autres photos dans lesquelles vous avez été identifié.»

En gros, cela signifie qu’à chaque téléchargement de photo, les parents de Kate aident Espèce de bouc, sans le vouloir, à faire fusionner ses mondes réel et numérique. Des algorithmes vont analyser les gens autour de Kate, les références qui y sont faites dans des posts, et au fil du temps détermineront son cercle d’intime le plus probable.

Le problème, c’est que Espèce de bouc n’est qu’un site parmi d’autres. A chaque mise à jour de statut, vidéo YouTube et post de blog d’anniversaire, les parents de Kate la privent de tout espoir d’anonymat futur.

Cela présente quelques problèmes évidents pour la Kate de demain. La puberté est en soi une période déjà assez difficile à traverser. Pourquoi rendre accessibles à ses éventuels galants de fac des centaines de photos embarrassantes et faciles à trouver? Si la mère de Kate raconte une expérience négative qu’elle vit avec sa fille, cela sera-t-il susceptible d’affecter ses chances d’intégrer une bonne université? Chacun sait que les recruteurs des facs regardent les profils Espèce de bouc et une foule d’autres sites et de réseaux avant de prendre leur décision.

Un autre problème, plus insidieux, hantera Kate jusqu’à son âge adulte et au-delà. Une myriade d’applications, de sites Internet et de textiles intelligents s’appuient sur la reconnaissance faciale aujourd’hui, et l’ère de l’omniprésence de la biométrie ne fait que commencer. En 2011, un groupe de hackers a mis au point une application permettant de scanner un visage pour obtenir immédiatement le nom de la personne et les grandes lignes de sa biographie, directement sur votre téléphone.

Déjà, des développeurs ont élaboré une interface de programmation qui fonctionne pour Google Glass. Si Google a interdit les applications officielles de reconnaissance faciale, il ne peut empêcher le lancement d’applis non-officielles. Il y a beaucoup à gagner à obtenir un accès en temps réel à des informations détaillées sur les gens avec qui nous interagissons.

Le meilleur moyen de s’en sortir est de commencer par ne pas créer ce contenu numérique au départ, surtout pour des enfants. Les parents de Kate ne se sont pas contentés de télécharger une ou deux photos d’elle: ils ont créé une mine de renseignements qui vont permettre à des algorithmes d’en savoir toujours plus sur leur fille au fil du temps. Tout espoir de réel anonymat que Kate aurait pu caresser a été tué par un cours de danse classique diffusé sur YouTube.

Sachant à quel point les contenus et les données numériques sont catalogués, mon mari et moi avons fait un choix important avant la naissance de notre fille. Nous avons décidé que nous ne mettrions jamais en ligne aucune photo ou autre information personnelle qui puisse l’identifier. A la place, nous avons créé un digital trust fund [compte numérique en fiducie].

Cela a vraiment commencé pendant que nous cherchions son prénom. Nous avons réduit la liste à quelques choix, que nous avons soumis (avec leurs variantes) à des recherches de domaines et de mots-clés pour voir ce qui était encore disponible. Ensuite, nous avons écumé Google pour voir quel contenu avait été posté avec ces noms, et nous avons regardé si une adresse Gmail avait déjà été créée.

Nous nous sommes tournés vers KnowEm.com, un site que je consulte souvent pour chercher des noms d’utilisateur, même si à la base il sert à enregistrer des noms de marque. Certes, nous avions un prénom de prédilection pour notre fille, mais nous en aurions changé si KnowEm nous avait dit qu’il était peu disponible ou si nous avions trouvé des contenus négatifs associés à notre choix.

Une fois son prénom choisi, nous avons passé plusieurs heures à enregistrer son URL et à l’inscrire sur un vaste éventail de sites de médias sociaux, tous liés à un seul compte mail qui servirait de principale clé d’accès. Nous avons mis mon adresse mail permanente comme clé secondaire –tout comme vous rempliriez des papiers administratifs financiers pour ouvrir un compte à un mineur à la banque. Nous avons construit un système de gestion de mot de passe pour qu’elle puisse stocker toutes ses informations de connexion.

Le jour de sa naissance, notre fille avait déjà un compte Espèce de bouc, Twitter, Instagram et même Github. Et à ce jour, nous n’avons jamais posté le moindre contenu.

Tous ses comptes sont actifs mais privés. Nous fouillons aussi régulièrement les réseaux de nos amis et de notre famille pour enlever toutes les identifications. Ceux qui nous connaissent bien comprennent et respectent notre règle «pas de post sur la petite».

Quand nous estimerons qu’elle est suffisamment mûre (à ne surtout pas confondre avec le moment où elle sera assez grande techniquement), nous lui donnerons une enveloppe contenant son mot de passe. Elle pourra commencer à réaliser en partie son identité numérique, et nous nous assurerons qu’elle prendra toutes ses décisions en étant bien informée de ce qu’il convient de dévoiler d’elle-même, et à qui.

Notre fille ne pourra pas éviter de devenir un personnage public, car dans cette nouvelle ère numérique, nous le sommes tous. J’adore les parents de Kate, ils l’élèvent bien et elle deviendra sûrement une jeune femme épatante. Mais ils lui volent toute possibilité d’avoir, une fois adulte, une personnalité numérique libérée des préjugés et des partis-pris.

Amy Webb

Traduit par Bérengère Viennot
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MessageSujet: Re: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Ven 4 Oct 2013 - 16:47

 
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"Gardons nous d'envier les situations les plus hautes, car une cime peut n'être que le bord d'un gouffre. (...)

(...) Existe-t-il une toute-puissance qui ne soit pas menacée d'effondrement et des violences d'un maître ou d'un bourreau ? (...) En une heure de temps, on peut passer du trône aux pieds d'un vainqueur (...) Garde en tête que toute condition est exposée à des revirements et que tout ce qui affecte autrui est susceptible de t'atteindre."

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MessageSujet: Re: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Sam 5 Oct 2013 - 9:30

Dans la démarche de préparer la clef internet pour la fifille quand elle sera grande... les choses vont surement être très très différentes d'ici là, mais pour le reste non
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MessageSujet: Re: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Sam 5 Oct 2013 - 10:38

Si le début de l'histoire est convenu, c'est bien la suite qui pose question. Entre la recherche du prénom (j'ai pas très bien compris si à la fin le prénom leur plaisait) et l'inscription à tous les comptes possibles, c'est délirant.
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MessageSujet: Re: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Sam 5 Oct 2013 - 15:11

Ils sont quelque peu contradictoires , non ????

Sans etre parano , je suis d'accord avec eux concernant leurs commentaires sur l'enfant prénommée Kate .

Personnellement , j'ai pris mon tél pour sermonner la personne qui s'était permise de mettre mes lutines en photo sur un réseau social SANS me demander mon avis et le leur ....

Il existe le droit à l'image et un article 226-1 du code pénal qui protège celui ou celle qui refuse la diffusion de son image .

J'ai participé avec ma cadette alors qu'elle n'avait que 10 mois à l'élaboration d'un livre sur le "Massage des bébés selon la tradition ayurvédique"...pour les photos , je me suis demandée mon accord    ...mais elle ....plus tard , comment verrait-elle le fait que sa maman ai accepté qu'elle pose nue devant plusieurs personnes et SURTOUT qu'allaient devenir ces photos ??????????? Pourraient-elles etre utilisées à d'autres desseins non scrupuleux ?????????
Nous avons demandé un contrat CARRE ...avons eu des difficultés à etre entendus mais nous n'avons pas laché le morceau tant que nos avenants n'ont pas été écrits ...

Une personne majeure fait ce qu'elle veut de SON IMAGE ....mais attention , l'enfant a SES DROITS et tant qu'il n'est pas en mesure de donner son avis , personnellement ,je reste persuadée qu'il faut etre vigilant ...cela relève du bon sens .

Concernant l'inscription de leur enfant sur les réseaux avant sa naissance  
...alors là , c'est déroutant !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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MessageSujet: Re: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Mer 30 Juil 2014 - 11:15

http://www.legrandsoir.info/l-armee-us-admet-depenser-des-millions-dans-l-etude-de-la-manipulation-des-reseaux-sociaux-washingtons-blog.html a écrit:
(...) The Guardian a rapporté :

[(Les activités d’utilisateurs de Twitter et d’autres services de média sociaux furent enregistrés et analysés dans le cadre d’un projet majeur financé par l’armée US, dans un programme qui couvre des faits similaires à l’expérience controversée de Espèce de bouc afin de déterminer comment contrôler les émotions par la manipulation des fils de nouvelles.

Des chercheurs financés directement ou indirectement par le département de la recherche militaire de Département US de la Défense Militaire, connu comme Darpa, ont impliqués des utilisateurs des plus grands sites internet comme Espèce de bouc, Twitter, Pinterest et Kickstarter, dans des études des connections sociales et de la façon dont les messages se diffusent.

***

Plusieurs des études financées par le Département ont été plus loin que le simple monitoring de ce que les utilisateurs communiquent d’eux-mêmes, et elles ont compris l’envoi de messages à des participant inconscients du fait qu’ils étaient étudiés afin de pister et d’étudier comment ils répondaient.

***
La liste du projet comprend une étude de comment des activistes du mouvement Occupy utilisèrent Twitter ainsi qu’une série d’études pour suivre les schémas répétitifs d’Internet et quelques-unes pour comprendre comment influencer le comportement (goût (I like), suivre, retweeting) sur une série de plate-formes populaires de média sociaux comme Pinterest, Twitter, Kickstarter, Digg et Reddit.

***

Dévoilé en 2011, le programme SMISC [Social Media in Strategic Communication] fut regardé comme un but par l’armée US pour s’améliorer à la fois dans la détection et dans la conduite de campagnes de propagande sur les médias sociaux.

"À l’aide de ce programme, Darpa ambitionne de développer des outils d’aide aux efforts d’un groupe d’opérateurs humains afin de contrer des campagnes de désinformation ou des supercheries avec des informations crédibles.” ["Crédibles" comme dans approuvé par le gouvernement ?]

***

(...)

***

Une des nombreuses études qui regarde comment répandre des messages sur les réseaux est intitulée “Who Will Retweet This ? Automatically Identifying and Engaging Strangers on Twitter to Spread Information” (Qui veut retwitter cela ? Identifier et engager automatiquement des étrangers sur Twitter pour répandre de l’information) et elle fait exactement cela.

Les chercheurs expliquent : “Comme tout le monde est potentiellement sous l’influence des médias sociaux et est capable de répandre l’information, notre travail consiste à identifier et engager les bonnes personnes au bon moment sur les médias sociaux pour aider à propager l’information quand c’est nécessaire.”)]

(...)

Traduction : Dominique

SOURCE : http://www.washingtonsblog.com/2014/07/pentagon-admits-spending-millions-study-manipulate-social-media-users.html

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MessageSujet: Re: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Sam 13 Déc 2014 - 16:04

et hop ! cadeau de Noël :



Merci
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MessageSujet: Re: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Sam 13 Déc 2014 - 19:20

J'ai lu ...

Je ne dis pas le contraire...mais il n'y a pas que Espèce de bouc qui se prete à ce jeu de fichage...etc...tout sur internet ...tu fais une recherche, une pub apparait comme par magie quelque temps après sur le sujet...notre carte bancaire est une véritable mine d'infos ..la SECU vends ses infos , la CAF vends ses infos ...les services publiques vendent leurs infos nous concernant : c'est pas honteux ....

Une différence ( attention, je ne fais l'apogée de Espèce de bouc !!!!!!!! ) : sur FB , tu es plus ou moins maitre des infos que tu veux laisser passer ...par contre , tu n'es pas maitre du fait que la SECU refile tes infos ( j'en ai été victime il y a quelques années concernant une info douloureuse et la Sécu n'a pas contredit le fait de cette divulgation ).....



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MessageSujet: Re: [Article] Du danger de vivre à l'écart des réseaux sociaux Mar 16 Déc 2014 - 18:45

C'est clair. Partout tu es considérée comme un-e client-e donc... ben y a pas de donc, on fait comme on veut.
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