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[Petition] Retrait du permis Limonade ! - or guyanais - permis de polluer

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matali
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MessageSujet: [Petition] Retrait du permis Limonade ! - or guyanais - permis de polluer Dim 20 Jan 2013 - 17:27

[center][center]

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/902?ref=nl&mt=1504#more a écrit:
L'or est-il au-dessus de tout, M. Montebourg ?

Créé par décret en 2007, le Parc national de Guyane (dénommé « Parc amazonien de Guyane » ou PAG) est un vaste ensemble de forêt primaire à la biodiversité exceptionnelle et en bon état de conservation. Avec une superficie totale de 3,39 millions d'hectares, il s'agit de la plus grande aire protégée de l’Union Européenne (même si le parc est situé en milieu tropical sur le continent sud-américain).

Parc amazonien de Guyane, laboratoire naturel pour les chercheurs

Le PAG est déjà remarquable par ses paysages variés allant de la forêt marécageuse à la forêt de montagne en passant par les inselbergs. Mais il l'est aussi par sa faune (480 espèces de poissons d’eau douce, 180 espèces de mammifères dont les tapir, singes et jaguar, 300 variétés de reptiles et amphibiens, 720 espèces d’oiseaux ainsi que plusieurs centaines de milliers d’espèces d’insectes) et par sa flore (1 200 espèces d’arbres sont plusieurs centaines d’essences différentes à l’hectare, 85 variétés de palmiers et plusieurs centaines d’orchidées).

Le Parc amazonien de Guyane est bien connu des scientifiques qui y ont investi temps, financements et passion, à l'image du botaniste Scott Mori du New-York Botanical Garden, spécialiste des Lecythidaceae. Il y a coordonné depuis les années 1980 un important travail de recherche dans le secteur où le permis aurifère a été délivré. Il en a publié un inventaire de cette flore exceptionnelle (vascular plants of central French Guiana) dont le dernier des 4 volumes est sorti en octobre 2011.

Si REXMA venait à exploiter des mines d'or dans cette zone, une partie de ce trésor naturel serait détruit. Mais pas seulement, car réalisée en amont et à proximité immédiate du bassin versant de la crique (ou rivière) Limonade, l'exploitation verra inévitablement ses pollutions (dont le mercure) être acheminées via les cours d'eau vers d'autres écosystèmes vulnérables du Parc amazonien de Guyane.

La Charte du PAG

L'espace du Parc amazonien de Guyane est articulé autour de deux zones : une zone dite "coeur" (60% de la superficie totale) et une zone dite "de libre adhésion". L'ensemble des acteurs du territoire (collectivités territoriales, communautés d'habitants, autorités coutumières, services de l'État, acteurs socio-économiques et associatifs) sont en train d'élaborer une charte afin de « définir les orientations pour le développement du territoire et la protection du patrimoine ». Cette charte est en pleine phase de concertation. Les membres d'une Commission d'enquête publique doivent se rendre du 21 janvier au 7 février 2013 dans toutes les communes parties prenantes dans la charte afin de recevoir les observations du public.

REXMA, une lutte de longue date pour les habitants de Saül

Lors de leur passage dans la localité de Saül, nul doute que les habitants manifesteront aux commissionnaires leur désapprobation quant à la possible exploitation de l'or sur leur territoire. Ce ne sera pas la première fois que les habitants de ce bourg complètement isolé dans la forêt guyanaise s'opposera à une décision qui mettrait tout simplement l'existence même de leur commune en péril.

Ils avaient déjà vivement protesté en 2006 quand un Permis exclusif de recherches (PER) avait été accordé à la société REXMA. À l'époque déjà, le ministre délégué à l'industrie François Loos était passé outre les avis défavorables du maire de Saül Hermann Charlotte, de la Commission des mines, et du préfet. Aujourd'hui, l'exploitation menace de leur empêcher l'accès, car pollué et dangereux, au dernier cours d'eau qu'ils utilisent pour leurs activités de chasse, pêche et loisir. Les habitants redoutent aussi la création d'un précédant car ils se demandent comment le ministère pourra dorénavant refuser les implantations d'autres exploitations aurifères dès lors qu'il en a délivré une à REXMA.

La trace la plus ancienne de la demande d'exploitation de la société REXMA date de 2008. À l'époque, celle-ci avait reçu un avis défavorable de la part de M. Frédéric Mortier, directeur du PAG. La publication de l'arrêté ministériel au journal officiel le 11 décembre 2012 a provoqué un tollé général : population de Saül, organismes compétents (dont le Comité français de l'IUCN), politiques (Mme Chantal Berthelot et M. José Gaillou en tête), scientifique (Scott Mori) et associatif (Fédération Guyane Nature Environnement...) Les réactions exprimées étaient unanimes : incompréhension et rejet face au permis aurifère en soi mais aussi face à l'absence de concertation des personnes et organismes concernés.

Les 29 janvier et 7 février 2013, les membres de la Commission d'enquête seront présents dans la localité de Saül. Avertissons-les de notre solidarité avec les habitants de Saül, de notre opposition face à la décision unilatérale du ministre du redressement productif. Par leur biais, demandons aussi au préfet de la Guyane de faire respecter le Code minier en vigueur et de ne pas accorder d'Autorisation d'Ouverture de Travaux Miniers (AOTM) à la société REXMA. Et ce rappel est nécessaire car la préfecture de Guyane vient de communiquer sur l'attribution à REXMA comme étant « le résultat d’une instruction rigoureuse de la part des services de l’Etat en Guyane »...

Informations supplémentaires

(...)

texte de la pétition a écrit:
Monsieur le Ministre,
Monsieur le Préfet,

Par un arrêté paru au Journal Officiel le 11 décembre 2012, le Ministre du Redressement productif a accordé à la société REXMA un permis d'exploitation minière de 10 km2 sur la Crique (rivière) Limonade à quelques kilomètres du bourg de Saül à l'intérieur du Parc amazonien de Guyane.

Cette décision me parait totalement invraisemblable.

Le permis a été délivré dans une zone qui, d'après le Schéma Départemental d'Orientation Minière (SDOM) de la Guyane entré en vigueur le 1er janvier 2012, est interdite à l'exploitation minière.

Il s'agit d'une zone naturelle à la biodiversité remarquable qui a fait l'objet d'études et de divers ouvrages scientifiques, notamment de botanique. Faisant partie de la zone de libre adhésion du Parc amazonien de Guyane, ce secteur est primordial d'un point de vue écologique car, acheminées par les cours d'eau, les différentes pollutions inhérentes à l'activité minière ne manqueront pas de toucher les écosystèmes dans le coeur du parc situé directement en aval.

Enfin, cette décision ne tient pas compte de la délibération du Conseil municipal de Saül datant du 29 janvier 2008 qui acte un périmètre de protection de 10 km autour de la commune au sein duquel aucune exploitation minière ne peut se faire. Or le permis octroyé à REXMA concerne une zone située à moins de 5 kilomètres du bourg.

Les habitants de Saül voient le modèle d'existence et de développement qu'ils ont choisi, basé sur la valorisation touristique et scientifique d'un patrimoine naturel exceptionnel, être mis en péril. Par cette lettre, je tiens aussi à leur manifester mon soutien.

Étant donné ce qui précède, je me demande sincèrement quel organisme ou institution compétente sur ce territoire ont pu donner leur approbation dans le cadre de cet arrêté. Il me semble que la décision a été prise unilatéralement par le Ministère du Redressement productif, sans concertation, et j'en suis consterné.

Je demande à M. le Ministre du Redressement productif de retirer le permis d'exploitation minière dit « Permis Limonade » qu'il a accordé à la société REXMA le 26 octobre 2012.

Je demande à M. le Préfet de faire respecter le Code minier en vigueur en Guyane et en conséquence de ne pas accorder d'Autorisation d'Ouverture de Travaux Miniers (AOTM) à la société REXMA.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, Monsieur le Préfet, l’expression de ma haute considération.

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matali
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MessageSujet: Re: [Petition] Retrait du permis Limonade ! - or guyanais - permis de polluer Lun 21 Jan 2013 - 20:50

http://www.liberation.fr/terre/2013/01/11/or-guyanais-permis-de-polluer_873462 a écrit:
Récit La société Rexma pourra exploiter une zone proche du Parc national. L’impact s’annonce catastrophique.
Par ELIANE PATRIARCA

Il s’appelle Limonade, du joli nom d’une crique de Guyane française, mais recèle tous les ingrédients d’un cocktail explosif pour Arnaud Montebourg. Le 26 octobre, le ministère du Redressement productif a accordé à la société française Rexma le permis d’exploiter l’or alluvionnaire dans le secteur de la crique, à proximité du village de Saül, en lisière du Parc national de Guyane. La publication du permis Limonade au Journal officiel, le 11 décembre, a mis le feu aux poudres : la centaine d’habitants de ce village, situé en pleine forêt amazonienne, à 250 kilomètres du littoral, combat ce projet depuis 2005 et a ressenti cette décision comme un camouflet. Elle a immédiatement rédigé une pétition pour manifester sa colère.

«Miner». La contestation ne cesse de croître. Le 21 décembre, les associations WWF, France Nature Environnement et Guyane Nature Environnement accusaient Montebourg de «miner le plus grand parc national français». Le 8 janvier, la fondation Nicolas-Hulot demandait au gouvernement d’annuler cette «autorisation incompréhensible». Quant au parc amazonien de Guyane, créé en 2007, sa direction vient de réaffirmer son opposition, maintes fois exprimée depuis 2008. Elle rappelle que «plusieurs services de l’Etat [Direction régionale de l’environnement, Direction de l’agriculture et de la Forêt, Office national des forêts] et le préfet de l’époque» s’y étaient aussi opposés. Jeudi, c’est un collectif de scientifiques (1), spécialistes de la biodiversité guyanaise et de l’impact de l’orpaillage, qui a adressé à Montebourg une lettre ouverte, très argumentée, pour l’enjoindre de reconsidérer sa décision.



Au ministère, on rétorque que l’autorisation a en fait été accordée à Rexma le 2 mai par le gouvernement précédent, et que la validation du 26 octobre n’était qu’une formalité obligatoire pour publication au JO. Mais à Saül, la population est tombée des nues. «On pensait en avoir fini avec ce feuilleton», résume Christian Roudgé, coordinateur de Guyane Nature Environnement. Le Schéma départemental d’organisation minière, entré en vigueur en janvier 2012, interdit en effet toute exploitation minière sur le territoire de Saül. Mais la société Rexma a bénéficié de l’antériorité de sa demande de permis, déposée en 2008, et a obtenu une autorisation pour cinq ans. «Le temps de déboiser, polluer les rivières, détruire le cadre de vie des habitants de Saül, ruiner l’activité touristique…» soupire Roudgé.

Le Parc de Guyane s’interroge aussi sur «la cohérence d’une décision qui va faire émerger une activité temporaire et néanmoins durablement dégradante pour l’environnement». L’exploitation aurifère ira aussi à l’encontre de la «solidarité écologique» que la loi de 2006 sur les parcs nationaux impose entre la zone cœur et la zone périphérique de ces établissements publics. La crique Limonade se situe à quelques kilomètres en amont du cœur du parc, et les boues générées par l’extraction de l’or affecteront cette zone protégée. «L’activité aurifère sera à l’origine de la destruction inévitable de milieux naturels et aquatiques jusqu’alors préservés», écrit la direction du parc.

Même si Rexma n’utilisera pas de mercure, désormais interdit pour extraire l’or, «l’extraction entraînera un relargage de cette substance très toxique dans la chaîne trophique», souligne Sébastien Brosse, chercheur en écologie aquatique (université Paul-Sabatier de Toulouse-CNRS), un des signataires de la lettre à Montebourg. Saül a été en effet un haut lieu de l’orpaillage depuis la fin du XIXe siècle, son sous-sol et ses eaux sont gorgés de mercure. Selon l’étude d’impact de Rexma, le permis recouvre une zone de 200 hectares de forêts primaires, qui recèle 16% des espèces remarquables régionales, 127 d’orchidées, 286 d’oiseaux, 52 de batraciens, ou encore 160 espèces de vertébrés protégés ou déterminants… Saül est aussi considéré comme le «château d’eau de la Guyane, ajoute Christian Roudgé. C’est dans cette zone que la plupart des fleuves prennent leur source».

Pêche. L’exploitation aurifère priverait, enfin, les habitants de leur seule zone de pêche, la crique Limonade, et mettrait en péril l’activité économique fondée sur l’écotourisme depuis vingt ans. Le ministère du Redressement productif assure avoir demandé au préfet de Guyane, qui doit délivrer l’autorisation de début des travaux, de «consulter au préalable toutes les parties concernées». En attendant, trois grosses pelles mécaniques sont arrivées chez Rexma, à Saül.

(1) CNRS, Inra, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture…

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