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[Article] Le juteux commerce du nid d’ hirondelle

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matali
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MessageSujet: [Article] Le juteux commerce du nid d’ hirondelle Mar 26 Mar 2013 - 19:26

Et moi je pensais aux tagliatelles... non non non, on parle bien des nids d'oiseaux, de vrais nids et donc d'élevage de ces oiseaux pour en bouffer leurs nids et surtout les vendre à prix d'or.
(merci Bubble )

http://www.courrierinternational.com/article/2010/10/29/le-juteux-commerce-du-nid-d-hirondelle a écrit:
MALAISIE • Le juteux commerce du nid d’hirondelle

L’élevage de nids d’hirondelle, destiné à produire la substance nécessaire pour cuisiner un mets recherché, suscite bien des convoitises. Malgré les protestations des écologistes, la Malaisie voudrait bien en faire un véritable secteur industriel, relate The Straits Times.

The Straits Times |    Carolyn Hong |    29 octobre 2010

Reconnu par le gouvernement comme une industrie majeure pour stimuler la croissance économique de la Malaisie, l’élevage d’hirondelles [il s’agit en fait de martinets] est appelé à connaître un essor important, mais cette évolution suscite des inquiétudes au sein de la population, qui redoute ses effets sur l’environnement.

La multiplication de “maisons à hirondelles” au cours des dix dernières années a été très controversée. Le bruit et les excréments des oiseaux ainsi que la laideur des bâtiments ont provoqué la colère des habitants vivant dans le voisinage.

A la fin du mois de septembre dernier, l’élevage d’hirondelles a été classé parmi les 131 secteurs à inclure dans le Programme de transformation économique de la Malaisie, en vue d’orienter vers le secteur privé une économie axée jusqu’ici sur le secteur public.

Selon le président de la Fédération malaisienne des Associations de marchands de nids d’hirondelle, Beh Heng Seong, le chiffre d’affaires annuel de ce secteur avec l’étranger est estimé à 1 milliard de ringgits [233 millions d’euros]. La Malaisie compte, dit-il, entre 40 000 et 50 000 maisons à hirondelles, qui produisent chacune une moyenne de 500 grammes de nids par mois. “Environ 90 % de la production est exportée”, précise le président, et la quasi-totalité est vendue à Hong Kong et à la Chine, où les nids d’hirondelle sont un mets très recherché.

Selon un rapport de 2007 de l’Association des petites et moyennes industries de Penang, la Malaisie est le troisième producteur mondial de nids d’hirondelle après l’Indonésie et la Thaïlande. Son volume de production “est susceptible d’augmenter grâce à un ratio risque/rentabilité relativement favorable et à la demande sans cesse croissante en provenance de pays riches”.

Auparavant, les nids d’hirondelle étaient ramassés dans les grottes où nichaient les oiseaux. Mais, ces dix dernières années, des maisons marchandes inoccupées ont été aménagées en maisons à hirondelles dans de nombreuses petites villes du pays. Face à la croissance rapide de cette activité, les autorités ont publié il y a deux mois des normes visant à limiter la pollution et à maintenir une certaine distance entre les maisons à hirondelles et les autres habitations. Elles ont interdit la création de nouveaux élevages dans les secteurs classés de Penang [île de la côte nord-ouest de la péninsule malaise] et de Malacca [sud-ouest de la Malaisie] et exigé que les élevages existants déménagent dans un délai de trois ans.

Pourtant, certains Malaisiens demeurent inquiets. L’artiste malaisienne Rebecca Duckett-Wilkinson, qui mène une campagne contre l’élevage d’hirondelles à Georgetown [capitale de l’île de Penang], craint que les milliers de maisons à hirondelles qui existent en Malaisie ne nuisent à la santé publique. Il y a trois ans, quand elle a emménagé dans une maison marchande d’avant-guerre située dans l’enclave classée de Georgetown, elle a eu des démêlés avec le propriétaire d’une maison à hirondelles. Ce dernier occupait illégalement le dernier étage de l’édifice et elle a mis deux ans à l’en déloger. Les poutres métalliques de la maison ont dû être remplacées et tout l’étage désinfecté par fumigation. Il a fallu un mois pour que les martinets, qui retournent toujours à leur habitat d’origine, cessent d’y revenir.

“Nous restons entourés de maisons à hirondelles sur trois côtés et il y en a vingt dans le voisinage. Le bruit et les excréments des oiseaux sont un cauchemar”, déplore Mme Duckett-Wilkinson. En tant que membre du Fonds de préservation du patrimoine de Penang, elle a rencontré des experts en agriculture, qui lui ont fait part de leurs craintes que les oiseaux ne mangent tous les insectes pollinisateurs des zones agricoles. “Nous ne connaissons pas le véritable impact de ces élevages sur l’écosystème et ils peuvent représenter un grave risque sanitaire”, explique-t-elle.

La profession souhaite trouver un compromis. La fédération des marchands de nids d’hirondelle a demandé à ses membres d’aménager de nouvelles maisons à hirondelles en dehors des villes. “Si nos recommandations sont suivies, il n’y aura pas de nuisances”, assure M. Beh. Avec un gouvernement qui mise sur la rentabilité rapide du secteur, il faudra attendre les prochains mois pour voir si cette affirmation est fondée.

GASTRONOMIE — Le nid d’hirondelle

La soupe de nid d’hirondelleLa soupe de nid d’hirondelle est un mets apprécié tout particulièrement en Asie, mais on peut en trouver la recette sur des sites culinaires français. En réalité, il ne s’agit pas d’hirondelles, mais de sortes de martinets. Ces oiseaux sécrètent un mucus pour construire leur abri, et c’est cette substance qui est prélevée pour préparer le plat. Plus rarement, selon l’espèce, la totalité du nid peut être mise à bouillir.
La délicatesse et la rareté de ce plat en ont fait un mets réservé aux élites royales en Asie depuis une époque très reculée. La Malaisie a longtemps été le principal pays producteur de nids d’hirondelle, avant la Thaïlande et le Vietnam.

Précisions sur le mets (qui est forcément bon pour tout et contre tout...) :
(je ne connais pas vraiment le site qui a publié cet article mais il me semble correct)
http://www.beurk.com/le-beurk-des-uns-le-miam-des-autres/nid-dhirondelle-un-mets-tres-prise-en-chine-et-en-asie-du-sud-est a écrit:
Nid d’hirondelle, un mets très prisé en Chine et en Asie du Sud-Est

Les rois et les mandarins chinois se réservaient le privilège de manger les nids d’hirondelle, un mets royal très délicat. Récoltés dans des grottes situées aux Philippines, en Thaïlande ou encore au Viet Nam, les nids d’hirondelles sont aujourd’hui très recherchés et réputés pour être un bon fortifiant, repousser la vieillesse, faciliter la digestion, accélérer la convalescence…

Nid d’hirondelle ou nid de martinet

Nid d’hirondelle, mets prisée en Chine, en Asie du Sud-EstManger un nid d’oiseau ne nous viendrait pas à l’idée. Pourtant, en Chine et dans le Sud-Est asiatique, certains gourmets dépensent des fortunes, ne serait-ce que pour manger un bol de soupe de nid d’hirondelle dans un restaurant renommé.

On parle de nid d’hirondelle, mais il serait plus juste de parler de nid de martinet. Seules quelques espèces de martinets secrètent un mucus comestible, qu’ils utilisent pour construire leurs nids. Le nid de ces espèces est partiellement comestible. Et une seule espèce de martinet l’Aerodramus fushipagus (« walet sarang putih » en Indonésien ou « yen-ou » en chinois) produit un nid blanc translucide entièrement comestible. Il est considéré comme un produit de luxe et vendu plusieurs milliers de dollars le kilogramme, vu sa rareté.


Récolter les nids d’hirondelle

Pour  récolter les nids d’hirondelle, les hommes se rendent dans les cavités de falaises en surplomb, particulièrement abruptes et dangereuses et dans des grottes reculées dans la jungle. La cueillette des nids est particulièrement dangereuse et les hommes côtoient souvent la mort pour dénicher ce qu’ils considèrent comme un trésor.

Des populations d’oiseaux en danger ?

Côté biodiversité, deux idées s’affrontent. Les cueilleurs de nids forcent les martinets à fabriquer trois nids qu’ils viennent successivement cueillir. Deux avant la ponte et un troisième lorsque les oisillons sont, d’après les cueilleurs, suffisamment forts. Ils considèrent que cela ne gène pas les martinets. Les ornithologues pensent le contraire, car pour eux, les récoltes massives et le dérangement mettent en péril les populations d’oiseaux.
Dans certains pays, il est aujourd’hui interdit de détruire les nids pour conserver l’équilibre écologique. Le martinet est un insectivore qui consomme énormément de moustiques. Et dans les pays asiatiques tropicaux, les moustiques… il doit y en avoir énormément.

En Thaïlande et en Indonésie, pour faire face à la régression des martinets, des bâtiments sont construits pour accueillir les oiseaux en grand nombre. On y récolte bien sûr les nids. Mais, cela n’empêche pas le déclin de certaines espèces.

Un nid d’hirondelle, comment ça se mange ?

On parle des oiseaux, mais, les nids ça se préparent comment ?
Il faut tout d’abord débarrasser le nid d’hirondelle de toutes ses impuretés et de ses plumes. Puis le faire cuire plus de trois heures dans de l’eau bouillante. Il va alors se déliter en de nombreuses particules de fibres blanches. Cette substance est récupérée pour composer certains plats comme la célèbre soupe de nid d’hirondelle.

Nid d’hirondelle : des vertus médicinales ?

En Chine, comme pour la presque totalité des ingrédients composant leurs plats, les chinois et les habitants de l’Asie du Sud-Est considèrent qu’ils possèdent de nombreuses vertus médicinales ou aphrodisiaques… Et les nids d’hirondelle n’échappent pas à cette croyance : être un bon fortifiant, repousser la vieillesse, faciliter la digestion, accélérer la convalescence, augmenter le métabolisme et l’énergie, faire tomber la fièvre, fluidifier la circulation sanguine, être bons pour la peau et les poumons, pour la beauté du visage. On dit aussi qu’ils soignent la grippe, la toux, l’asthme, les maux de gorge et le cancer…

(...)

En fouillant, je suis aussi tombée sur cet article...
L’inquiétante étrangeté du luxe chinois
Entre les nids d'hirondelle et les ailerons de requin... il y a  le pauvre concombre de mer, tous mangés et surexploités (souvent avec violence) pour des raisons de tradition (des mets d'empereurs, hors de prix, luxueux) et pour des raisons de santé (sont tous aphrodisiaques, anti-cancer et anti-vieillissement). Où l'on apprend aussi, qu'ils sont sans saveur particulière, plutôt insipides.
C'est incroyable en fait.
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Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connaît car tu ne pourras pas t'égarer... (Rabbi Nahman de Braslav)
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MessageSujet: Re: [Article] Le juteux commerce du nid d’ hirondelle Mar 26 Mar 2013 - 22:00

oui, juste incroyable. Les croyances...
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" Il n'y a point de chemin vers le bonheur : le bonheur c'est le chemin." Lao Tseu

"Gardons nous d'envier les situations les plus hautes, car une cime peut n'être que le bord d'un gouffre. (...)

(...) Existe-t-il une toute-puissance qui ne soit pas menacée d'effondrement et des violences d'un maître ou d'un bourreau ? (...) En une heure de temps, on peut passer du trône aux pieds d'un vainqueur (...) Garde en tête que toute condition est exposée à des revirements et que tout ce qui affecte autrui est susceptible de t'atteindre."

Extraits de De la tranquillité de l'âme de Sénèque



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