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Champignons japonais

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matali
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MessageSujet: Champignons japonais Mar 26 Mar 2013 - 21:24

J'aime les champignons bien que je les connaisse mal. Je n'ai jamais pu manger un champignon ni même en cueillir un dans les bois ou dans mon jardin...
Faudra faire un topo sur les champignons de nos campagnes ou de Paris...

Là, je suis tombée sur un article tout à fait intéressant sur les champignons japonais (dont le nouveau, en dernier, le pleurote de chez nous)
(sauf le shiitaké, l'auteure ne les apprécie pas plus que ça... pas grave, on trouvera quelque chose en leur honneur)

Et v'là que ça me fait saliver !
http://www.lemanger.fr/index.php/introduction-aux-champignons-japonais/ a écrit:
Introduction aux champignons japonais
(...)

Le buna-shimeji, parfait

Ceux qui sont en photo en tête d’article, ce sont des shimeji, et même des buna-shimeji, en japonais ブナシメジ, en langage de pro Hypsizigus tessellatus. On les cultive au Japon depuis le début des années 70 seulement, au départ uniquement dans la préfecture de Nagano, mais en 1989 c’était déjà le deuxième champignon japonais en terme de quantités produites. Il est devenu un produit de consommation courante, disponible frais et à grande échelle dans les supermarchés.

Le buna-shimeji, comme son homologue blanc le bunapi-shimeji, est à mon sens parfait : il est joli comme un cœur, a une belle forme de champignon classique, tient très bien à la cuisson, garde une certaine fermeté mais pas trop non plus, a la taille idéale pour être mangé entier, et puis il est très bon, il a un goût de noisette.

Il est très utilisé en cuisine au Japon car il se prête à tous les usages : on le retrouve dans les soupes, les plats sautés, ou cuit directement avec le riz pour faire du takikomi gohan. On constate depuis peu un immense engouement pour cette espèce – autrefois les Japonais s’en fichaient un peu, et puis ils ont réalisé qu’il était génial, comme ça, pouf, subitement – dont la production a augmenté de 500% ces dernières années.

L’enoki, croquant et filiforme

L’enoki (エノキ), ou enokitake (エノキタケ), un cultivar du Flammulina velutipes, est l’un des champignons asiatiques connus en France, ce qui est étrange car c’est loin d’être le meilleur. Pourquoi lui plus que les autres ? Parce qu’on le cultive depuis fort longtemps au Japon et qu’il est devenu en 2000 le premier champignon du pays en terme de production, dépassant le shiitake qui dominait le royaume du champignon japonais depuis toujours.


Enoki, long, fin, blanc © CO

Pour vous donner une idée, en 2009, sur 461 107 tonnes de champignons, la production d’enoki s’élevait à 138 501 tonnes, soit un tiers. Il est vendu partout, c’est un peu le champignon de Paris du coin, pas cher et disponible en grande quantité quelle que soit la saison.

C’est grâce à un type de Kyoto que la culture de l’enoki a pu se développer. Traditionnellement, on cultive principalement le shiitake au Japon, et ce depuis le milieu du XVIIe siècle. On utilise pour cela des bûches, ce qui n’est pas très pratique, prend une place folle etc. En 1928, Hikosaburo Morimoto – le type de Kyoto – a trouvé une nouvelle technique propre qui a révolutionné le monde du champignon cultivé : la culture en bouteille.

Il n’a gardé de la bûche qu’un peu de sciure qu’il a placée au fond de bouteilles en verre, et cela fonctionnait tout aussi bien, et même mieux, car les bouteilles individuelles permettaient un meilleur contrôle de la santé des cultures. La sciure était à usage unique, donc très hygiénique, le gain de place était évident, et ainsi on avait directement des portions vendables individuellement, déjà compartimentées, des sortes de touffes de champignons.

Cette technique s’est répandue davantage quand on est passé au polypropylène dans les années 50, c’est à ce moment-là qu’elle est devenue majoritaire. Aujourd’hui, nos enoki viennent encore de bouteilles. Si vous regardez bien lorsque vous en verrez, la base de la touffe contient encore de la sciure et porte la marque de la forme de la bouteille.

L’enoki est issu de cultures fermées, d’où son absence de couleur – un champignon blanc est un champignon qui ne voit pas la lumière du jour – et on arrête sa croissance assez tôt ; dans la nature, il pourrait devenir bien plus grand.

Ce qu’on mange principalement dans l’enoki de culture, c’est son pied, qui est extrêmement long et fin, alors que son chapeau est minuscule. Et ça aussi, c’est le signe qu’il s’agit d’un champignon de cultures fermées. Voyez-vous, un champignon qui a poussé dans une atmosphère très chargée en CO2 va développer ce type de morphologie. Car oui, la mycologie c’est passionnant.

Et pour être sûr que le pied sera bien long et bien fin, on contraint la pousse des champignons davantage en les enfermant dans un cône en papier qui ne leur laisse pas le choix. En bref, un enoki 100% nature sera très différent : plus grand, avec un petit pied et un grand chapeau brun, on dirait tout simplement qu’il s’agit d’une espèce différente.

Pour revenir à la version cultivée, puisque c’est celle-là que l’on mange, sa texture est assez fibreuse et croquante. On cuisine généralement ce champignon en soupe, c’est un ingrédient quasi-systématique du nabemono, un grand bouillon avec plein de machins cuits dedans, mais on le fait aussi parfois sauter. Il est également utilisé pour faire des yakitori – des brochettes japonaises - enroulé d’une fine tranche de bacon.

En terme d’arômes, ce n’est pas le champignon du siècle. Ce qui a fait son succès, c’est sa texture intéressante du point de vue du cuisinier japonais, sa culture facile et maîtrisée, son faible coût et sa grande disponibilité toute l’année, mais aussi le fait qu’il se conserve très bien.

Le nameko, ambré, baveux, fondant

Le troisième champignon du jour, c’est le nameko, de son nom scientifique Pholiota nameko, en japonais ナメコ. Ici, il est très courant. On l’utilise principalement dans les soupes, notamment la soupe miso et les nouilles soba au bouillon, mais on le fait également parfois sauter. Il est absolument délicieux, et sa jolie couleur ambrée est irrésistible.


Nameko, joli mais baveux © CO

En revanche, il a un aspect un peu dérangeant à première vue, à cause de son côté baveux qu’on devine sur la photo : le nameko est recouvert d’un épais gel gluant qui peut rebuter, mais qui s’évanouit dans un bouillon ou dans une poêle à frire.

On trouve ce champignon partout où il ne fait pas trop chaud en Asie, c’est-à-dire en Chine, en Russie et au Japon principalement. Il est cultivé depuis le début des années 50 et la production nationale est stable et modérée : depuis 22 ans elle est restée entre 21 000 et 26 000 tonnes.

La région d’Iwaki près de la centrale Fukushima-Daiichi en est une grande productrice, et chouette, ce sont des cultures ouvertes. Les champignons du coin ont évidemment été contaminés à grande échelle (bien au-delà de la limite autorisée de 500 béquerels par kilo, avec 4600 béquerels en août et 1360 en octobre, voir l’information ici si vous comprenez le Japonais ou le Google Translate) et donc interdits à la vente en octobre dernier, mais il est fort possible qu’ils soient à nouveau commercialisés vu le récent vent de « solidarité » à l’égard des provinces les plus exposées à la radioactivité.

On trouve le nameko frais dans à peu près n’importe quel supermarché japonais ; vous paierez, pour la quantité visible sur la photo, environ 70 centimes à 1 euro. Il est également disponible à plus grande échelle encore sous une autre forme à laquelle nous ne sommes pas habitués en France : des petits sachets plastique qui renferment une centaine de grammes de minuscules nameko crus dans leur bave, c’est très pratique car cela se conserve longtemps et ne coûte presque rien.

Une fois cuit, le nameko a une texture fondante particulièrement agréable et un léger goût de noisette. C’est un régal. Malheureusement, on ne le trouve que très difficilement en France. Je l’ai parfois vu en conserve à Paris, dans les épiceries japonaises de la rue Sainte Anne, vendu au prix prohibitif de 7 euros la mini-boîte. Un scandale.

L’eryngii, ferme et doux

Voilà un champignon asiatique qui n’en est pas un : l’eryngii ne vient pas du tout du Japon mais du pourtour méditerranéen. Son nom sérieux, c’est Pleurotus eryngii, en japonais c’est エリンギ, et en français on dit de lui que c’est un pleurote (oui, c’est mot masculin, je n’aurais jamais deviné), un pleurote du panicault. En provençal, occitan, niçois et autres patois du midi, on lui donne des noms incroyables : bérigoule, escouderme, canicot, mais également oreille de chardon, argouagne ou encore fougga, et il y en a plein, plein d’autres.


Enryngii, le petit nouveau au Japon © CO

Au Japon, contrairement à chez nous, vous ne trouverez jamais dans la forêt mais on le cultive depuis peu de temps : c’est l’espèce la plus récente ici, et sa production progresse vite ; elle est passée de 6 734 tonnes en 2000 à 37 223 tonnes en 2009. Ce champignon est très apprécié pour sa texture hyper-ferme. On en fait de superbes lamelles qui tiennent admirablement lorsqu’elles sont sautées, son arôme est doux mais pas effacé, bref il est excellent.

Ces quatre espèces de champignons se prêtent toutes très bien à une cuisson à la poêle, je les ai donc faites sauter ensemble pour une super fricassée japonaise. Ils n’ont pas besoin de grand chose : un peu d’huile, un passage sur feu vif durant quelques minutes en remuant souvent, une touche finale de sauce soja (pour le salé) et de mirin (pour le sucré) en assaisonnement, et voilà, c’est prêt, c’est bon, les textures et arômes sont variés.(...)
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MessageSujet: Re: Champignons japonais Mer 27 Mar 2013 - 10:45

japonais
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matali
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MessageSujet: Re: Champignons japonais Mer 27 Mar 2013 - 11:01

Oui mais non... Il y a des japonais qui poussent chez nous
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MessageSujet: Re: Champignons japonais Dim 2 Juin 2013 - 11:22

Contrairement à l'auteure, j'adore les shii-take : je les trouve aussi savoureux qu'aromatiques. Rarement trouvables frais en supermarché (à part pour les occasions spéciales, nouvel an chinois) mais + facilement séché en magasin asiatique (les faire tremper la veille)
Enoki, on avait trouvé ça tellement bof et insipide que je les ai surgelé pour les mettre dans une soupe
’eryngii : pas mal, on a juste regretté que le goût ne soit pas + prononcé.
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matali
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MessageSujet: Re: Champignons japonais Dim 2 Juin 2013 - 11:25

Il y a souvent des shii-take frais en boutique bio... J'en mange plein, je trouve aussi que c'est très bon.
Les autres, connais pas car peu répandus sur les étals effectivement.
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Bernard
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MessageSujet: Re: Champignons japonais Mer 9 Oct 2013 - 11:14

Bonjour,
On connait les champignons pour la cuisine, ceux qui vous font halluciner et puis il y en a d'autres aux qualités méconnues
LE CONDYCEPS
Son principal atout sur l'homme est d'améliorer la capacité respiratoire par le surplus d'oxygène qu'il apporte
Le MAITAKE
il régule la tension, participe à la perte de poids améliore le transit et fait baisser le cholestérol
L'HERICIUM
d'abord employé dans le traitement de l'hépatite B il est ensuite apparu, capable de stimuler la mémoire. Par extension il pourrait ainsi avoir une influence sur la maladie d'Alzheimer.les bénéfices de ses composants agiraient dans le traitement des ulcères et les inflammations du tube digestif
LE REISHI
un des plus anciens champignons à vocation thérapeutique. Utilisé il ya plus de 2000 ans en Chine il stimule l'appétit, capte les toxines lutte contre la neurasthénie, les vertiges les bronchites chroniques en outre son taux de stéroïdes prévient l'artériosclérose
L'AGARICUS
Découvert dans les années 60 dans la région de Piedade ( Brésil) où les habitants ignoraient le cancer et vivaient très vieux L'Agaricus blazei ou champignon de Dieu
fut aussitôt importé au Japon et aux Etats Unis. SEs forts taux en polysaccharides et minéraux essentiels en font un immunostimulant qui agit sur la prostate et les dysfonctionnements érectiles et stimule la libido féminine
Un documentaire sera diffusé sur ARTE à 22 Heures 50 Jeudi 17 octobre 2013 titre: les champignons pourront-ils sauvés le monde
http://www.arte.tv/guide/fr/045547-000/les-champignons-pourront-ils-sauver-le-monde
Amicalement
Bernard
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Mes eaux de parfum artisanales et sans paraben, élaborées à GRASSE avec des huiles essentielles de qualité : http://www-e-sens.wifeo.com./
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matali
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MessageSujet: Re: Champignons japonais Mer 9 Oct 2013 - 12:50

Et hop un autre article, parce que moi j'aime de plus en plus les champignons... D'ailleurs je devais me lever tôt ce matin pour aller en chercher mais j'ai oublié...
http://soignez-vous.com/2005/01/01/champignons-mdicinaux-la-phytothrapie-non-verte-4 a écrit:
Champignons médicinaux : La phytothérapie « non verte »
01 janvier 2005 - 01:00 - Maladies- Par La rédaction - Commentaires (41)

   On dit qu’ils seront à l’origine d’un véritable renouveau de la pharmacopée mondiale au cours de ce siècle. Les experts parlent même d’une « révolution non-verte ». Les champignons sont des êtres vivants tout à fait singuliers : ce ne sont ni des végétaux, ni des animaux. Mais ils sont partout et totalement indispensables au processus de la vie, comme à celui de la mort. Dans le monde entier, on étudie aujourd’hui leurs propriétés médicinales étonnantes, en particulier, dans le traitement des maladies dégénératives et du cancer, mais aussi pour venir à bout de nombreuses pathologies moins lourdes.

   Quelle est la véritable nature des champignons ?

Inclassables dans les autres catégories d’espèces vivantes, ils sont fascinants. Ce sont en effet des êtres dépourvus de chlorophylle et les biologistes ne les considèrent pas comme des végétaux. On pourrait dire qu’ils sont plus proches des insectes ou des crustacés que des plantes puisque leurs parois cellulaires comportent, comme eux, de la chitine, mais jamais de cellulose. Ils ne sont pas doués de mouvement comme les humains et les animaux mais on sait qu’un seul et unique individu peut coloniser des surfaces très étendues (le plus grand organisme vivant connu à ce jour est un champignon qui couvre une surface de 880 hectares et a au moins 2 400 ans).

Bien que différents, les champignons n’en sont pas moins intimement liés au cycle de vie de tous les autres êtres vivants, que ce soit par symbiose (vie commune avec un autre organisme vivant), par saprophytisme (digestion de la matière organique qui permet aux éléments nutritifs de retourner à la terre) ou au travers du parasitisme (le champignon s’attaque à un organisme en mauvaise santé et hâte sa fin). Les champignons sont partout autour de nous… et nous sont indispensables.

Les champignons ont été longtemps associés au diable et à la sorcellerie. On les a pris pour des êtres fantastiques habitant les forêts. Bien des peuples ont aussi utilisé leurs propriétés hallucinogènes pour accéder à une autre dimension du réel. Aujourd'hui encore, ils sont considérés par bien des gens comme des organismes inutiles en raison de leur faible valeur nutritionnelle, on craint le poison que certains d’entre eux renferment dans leur chair, ils sont réputés toxiques même quand ils sont comestibles car ils concentrent les métaux lourds, les pesticides et la radioactivité. Conclure que les champignons sont à écarter de tout usage serait une bien belle erreur eu égard aux connaissances traditionnelles asiatiques comme aux découvertes modernes.

En Occident, la mycothérapie (soins par les champignons) est une nouvelle science avec des connaissances imparfaites et des bases qui s’étoffent à peine. Pourtant, elle est aussi vieille que l’homme : la découverte, il y a 15 ans, dans un glacier des Alpes, du corps d’un homo-sapiens européen vieux de plus de 5 000 ans (baptisé ötzie), a permis de découvrir qu’il employait à des fins médicinales des morceaux de polypore du bouleau (Piptoporus betulinus). Or, ce champignon est réputé posséder des propriétés antibiotiques et cicatrisantes et de nouvelles études laissent supposer des propriétés immunostimulantes.

Les Asiatiques, eux n’ont pas perdu ce lien et la mycothérapie est, depuis 2000 ans une des branches essentielles de la phytothérapie extrême-orientale. C’est sans doute pour cette raison que la plupart des champignons médicinaux dont les effets sont confirmés aujourd’hui – tant par l’expérience des praticiens asiatiques que par les recherches dans les hôpitaux chinois et, depuis peu, partout dans le monde – sont issus de la flore d’Extrême-Orient. Et si l’on peut donc, sans risquer de se tromper, recommander l’usage thérapeutique des champignons ci-dessous, d’autres découvertes, non moins importantes, sont sans doute à venir.

   Reishi, le champignon miraculeux

La palme des champignons pourrait être accordée au Reishi (Ganoderma lucidum), un champignon qui croît comme la polypore du bouleau, sur les troncs des arbres. Présent dans tout l’hémisphère nord, il n’a pourtant fait l’objet d’un usage médicinal répertorié qu’en Chine (les premiers écrits Chinois qui le mentionnent, datent de plus de 2 000 ans !). Les Chinois l’ont baptisé « le champignon miraculeux » ou encore « l’herbe porte-bonheur ».

Dans la médecine chinoise traditionnelle, le Reishi est recommandé pour « stimuler l’appétit, calmer les nerfs et combattre l’insomnie ». Si l’on ne devait citer qu’une propriété du Reishi on pourrait se limiter à son action sur tous les problèmes de foie (en particulier les hépatites), ce qui en fait aussi un excellent capteur de toxines. Mais les bienfaits du Reishi sont plus larges. Il permet aussi de lutter contre la neurasthénie, les vertiges, la pyélonéphrite, l’excès de cholestérol, les maladies coronariennes, les rhinites, les bronchites chroniques, les asthmes bronchiques et les gastralgies.
Son analyse chimique a permis de mieux comprendre ses vertus si importantes : les triterpènes qu’il contient (118 différents ont été identifiés) sont responsables de son goût amer, mais ils sont aussi responsables d’une activité anti-cancéreuse par action directe sur les cellules pathogènes. Les polysaccharides du Reishi ont aussi confirmé son intérêt face aux cancers et on a découvert, il y a peu une action combinée avec un groupe de protéines spécifiques aux vertus immuno-modulantes. Enfin, un fort taux de stéroïdes favorise des effets anti-athérosclérose.

Vendu en poudre, il est recommandé d’en consommer 1 à 2 g par jour en infusion (ne pas boire la poudre qui est très amère).

   Maïtaké, le champignon dansant

Les Asiatiques ont le chic pour nous surprendre : une merveille en cache souvent une autre. C’est encore le cas ici puisque après « le champignon qui rend éternel », ils ont découvert le Maïtaké (Grifola frondosa). Son nom signifie littéralement « le champignon dansant » car on faisait une grande fête lorsque les ramasseurs avaient la chance de rencontrer quelques spécimens de ce champignon.

En plus d’oligo-éléments, on a découvert dans le Maïtaké des bêta glycanes particuliers dont on n’a compris que très récemment l’intérêt : ils modifient la réponse immunitaire de l’organisme face aux cellules cancéreuses sans activité directe sur ces dernières. L’activité des cellules « natural killers » ou cytotoxiques est ainsi multiplié par 1,5 à 3 par prise quotidienne de 35 mg à 70 mg d’un extrait appelé « fraction D ». Cette dose ralentit la croissance des cellules cancéreuses et réduit les risques de métastases. Par ailleurs, le maïtaké en poudre engendre d’autres effets bénéfiques, il régule la tension, abaisse le taux de cholestérol et de triglycérides, et facilite la perte de poids. Sa forte teneur en fibres améliore le transit intestinal. Le Maïtaké protège enfin le foie contre l’agression hépatique médicamenteuse grâce à ses propriétés anti-oxydantes.

  On prendra environ 1 à 2 grammes de poudre par jour en tisane (attention, ne pas combiner avec la prise d’alcool).

   Shiitake,le champignon du samouraï

Cultivé en Chine et au Japon depuis plus de 1 000 ans, le Shiitaké (Lentinus edodes) est couramment appelé « le champignon du samouraï », car il était réservé au japon à l’Empereur et à ses fidèles serviteurs. C’est aussi une façon imagée de signifier ses vertus fortifiantes remarquables. La consommation de trois ou quatre champignons crus chaque matin pendant une semaine pourra vous faire découvrir combien il est efficace pour le tonus intellectuel et physique et développe la vigilance, l’esprit vif et l’éveil.

Réputé pour allonger la vie, le Shiitake a conquis tous les continents et suscité de nombreuses recherches. On a ainsi découvert que le Shiitake agissait lui aussi comme anti-tumoral en activant un facteur de destruction des tumeurs. Le lentinan, un polysaccharide spécifique de cette espèce, s’est montré doué de plusieurs propriétés dès la fin des années 1970. Depuis, de nombreuses recherches ont été entreprises sur ce champignon et ne cessent de prouver son intérêt face à certains cancers.
Abondamment utilisé en cuisine, il est aisé de le trouver dans certaines régions de France comme en d’autres pays sur les étals des marchés. On le consomme habituellement cuit, mais ses propriétés fortifiantes se font ressentir en le mangeant cru.

   En tisane on consommera 2 grammes de poudre par jour. Mais on peut également se procurer ce précieux champignon sous forme d’ampoules buvables ou de comprimés.

   Enokitaké : en complément de la chimio

Un autre champignon comestible, le Enokitaké (Flammulina velutipes), provoque aussi une forte réaction anti-tumorale. Administré par voie orale, il est surtout utilisé en association avec la chimiothérapie ou la radiothérapie pour renforcer le système immunitaire. L’étude épidémiologique menée dans la province de Nagano, au Japon, a montré que le taux de cancer chez les producteurs de Flammulina velutipes est sensiblement moins élevé que dans le reste de la population de la province. Il semble qu’il y ait un rapport direct entre la consommation du champignon et la santé.

   En tisane, on consommera 1 à 2 grammes de poudre par jour.

   Agaric brésilien le champignon de Dieu

L’agaric du Brésil (Agaricus blazei) pourrait nous faire dire que les Asiatiques ne sont pas les seuls à cultiver et à utiliser à des fins médicinales les champignons. Et pourtant, l’histoire de l’agaric du Brésil nous ramène finalement, en Asie. Ce champignon fut, en effet, découvert dans les années 1960 par des chercheurs Américains qui ont remarqué que les autochtones de la région de Piedade au Brésil jouissaient d’une bonne santé, de peu de cas de cancers et d’une grande longévité car ils consommaient régulièrement ce champignon qui pousse dans les prés. Ils l’avaient baptisé « le champignon de Dieu ». Cette découverte fut annoncée à la communauté scientifique en 1965 et la même année des cultures débutèrent… au Japon. On découvrit en 1980 la présence de plusieurs polysaccharides qui confirmèrent ses propriétés anti-cancer. Des recherches intensives se poursuivent actuellement pour mieux comprendre son action thérapeutique. Depuis 1988, il est cultivé à grande échelle en Asie, et les États-Unis débutent en ce début de nouveau millénaire sa culture à grande échelle.

  Hericium pour la survie des neurones

L’hericium (Hericium erinaceus) est l’un des champigons les plus utilisés dans la pharmacopée chinoise. Il fut d’abord employé dans le traitement de l’hépatite B et pour ses effets hépato-protecteurs. Des chercheurs Japonais ont ensuite découvert qu’il possèdait également la faculté d’accélérer la synthèse du N.G.F. (neuronal growth factor), facteur de croissance essentiel des cellules nerveuses et rétiniennes. Il prolonge la survie des neurones et améliore la mémoire, première faculté déficiente dans la maladie d’Alzheimer. Il est aussi prouvé que ses composants sont efficaces dans le traitement des ulcères, des inflammations et des tumeurs du tube digestif.

   En poudre, prendre 2g par jour en tisane.

   Bunashimeji : un puissant anti-oxydant

Le bunashimeji (Hypsizygus marmoreus) est l’un des comestibles les plus réputés au Japon et a également été étudié. Son action immunostimulante et anti-oxydante a été prouvée et les recherches actuelles portent surtout sur son action préventive contre les métastases. Selon une expérience réalisée il y a peu, les souris nourries avec ce champignon ont sept fois moins de chance de développer un cancer.

   Du champignon blanc pour les problèmes respiratoires

Le champignon blanc (Tremela fuciformis) est utilisé en Chine depuis les temps anciens pour se fortifier et soigner plusieurs formes de maladies en particulier les problèmes respiratoires. De plus, contenant des substances à usage cosmétique, il peut améliorer l’aspect physique de la peau. Il fait partie des champignons gélatineux. Beaucoup de ces champignons possèdent des propriétés médicinales.

   Prendre 1 g de poudre par jour en tisane.

   Armillaire mellea, le protecteur des vaisseaux

On l’utilise pour soulager les douleurs dans les jambes et le lumbago, le rachitisme et l’épilepsie. Pris régulièrement, il peut prévenir des ma-ladies de la vue, des troubles dus à la peau sèche, et il augmenterait la résistance contre certaines infections respiratoires. Des produits composés à base de ce champignon ont montré des effets satisfaisants dans le traitement des vertiges, causés par l’hypertension ou l’insuffisance de l’irrigation sanguine, contre le syndrome de Ménière, aussi bien que dans les désordres du système nerveux. Ils sont efficaces aussi contre l’engourdissement des membres, l’insomnie, l’épilepsie, les maux de tête d’origine vasculaire et les séquelles apoplectiques.

   En tisane, prendre 2 grammes de poudre par jour

   Le Champignon Panicaut fait baisser le cholestérol

Le pleurote du Panicaut (Pleurotus eryngii) constituerait un excellent hypocholestérolémiant. On constate l’absence d’effets indésirables après la consommation de ce pleurote, alors que ce champignon contient une substance qui en provoque. Il suffit de doses faibles pour obtenir des résultats excellents sans effets néfastes.

Ne pas dépasser la dose d’1 g de poudre par jour, en tisane.

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Sur les 15 000 espèces de champignons supérieurs qui existent sur Terre, environ 700 possèdent des propriétés médicinales. Pourtant, les chercheurs pensent que l’on pourrait découvrir un intérêt thérapeutique sur plus de 1 800 espèces de champignons au total. Ces êtres vivants ont donc un brillant avenir thérapeutique et la diversité des espèces qui poussent sur notre propre sol devraient faire des pays européens le creuset de la recherche fondamentale dans ce domaine. À condition que nos décideurs et les professionnels de la santé veuillent bien accepter d’entendre ce que leur disent tous les chercheurs.

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MessageSujet: Re: Champignons japonais Jeu 10 Oct 2013 - 8:42

J'ai adorée cet article Matali j'aime beaucoup les champignons
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MessageSujet: Re: Champignons japonais Jeu 10 Oct 2013 - 12:50

Argh .... je suis au bureau et je mange .... du raisin (je me fais une petite cure grâce à un collègue qui en a rapporté un plein panier ....) ... mais je mangerai bien une OMELETTE AUX CHAMPIGNONS ! pasmonnom 
C'est une idée pour ce soir ! mais ce sera avec des champignons de Paris en boîte ...
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MessageSujet: Re: Champignons japonais Jeu 10 Oct 2013 - 16:07

Champignon de Paris en boîte  allez des frais c'est pas la ruine et pasmonnom
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MessageSujet: Re: Champignons japonais Jeu 10 Oct 2013 - 16:20

... non c'est pas la ruine, c'est juste ... la flemme ...  

Mais sur mon chemin du retour du boulot vers l'arrêt de bus, il y a une nouvelle BIOCOOP qui a ouvert, c'est l'occasion d'y jeter un coup d'oeil ...
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MessageSujet: Re: Champignons japonais Jeu 10 Oct 2013 - 18:29


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Champignons japonais

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