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épandage aérien de pesticides en France

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Andromaque
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MessageSujet: épandage aérien de pesticides en France Sam 25 Mai 2013 - 1:18

Épandage aérien : ces pesticides venus du ciel
PAR NOLWENN WEILER (25 AVRIL 2013)

Interdits depuis 2009, les épandages aériens de pesticides se poursuivent en France, grâce à des dérogations préfectorales. Les Antilles, l’Aquitaine et la Champagne sont les principales régions concernées. Défaut d’informations, risque de dispersion, contournement de la réglementation : plusieurs associations et élus montent au créneau.

Si vous vous promenez le long d’un vignoble de Champagne, d’un champ de maïs en Aquitaine, ou d’une bananeraie antillaise, méfiez-vous des aéronefs ! Car il n’y a pas que dans La mort aux trousses d’Alfred Hitchcock que l’on pulvérise des pesticides depuis le ciel, au risque d’intoxiquer de malchanceux passants. Aquitaine et Champagne-Ardennes sont les deux régions métropolitaines les plus aspergées en produits chimiques par voie aérienne, derrière la Martinique dont les bananeraies battent tous les records, et devant les rizières de Camargue et de Guyane. Céréales, vergers, betteraves, colza ou tournesol ne sont pas épargnés dans plusieurs régions.

800 opérations d’épandage aérien ont été recensées en France en 2012. En majorité en Outre-mer. « Cela dure quelques secondes, rapporte Fabrice Mirouraud, voisin de châtaigneraies traitées depuis le ciel, et président de l’association corrézienne Allassac ONGF. Les engins arrivent vrombissant, à très basse altitude, ils lâchent leurs nuages empoisonnés et s’en vont. » Son association a porté plainte il y a plus d’un an contre des épandages illégaux (sans dérogation) ou non réglementaires dans 17 communes de Corrèze. « Les pilotes sont des as. Ils larguent les produits pile au bon endroit. Le problème c’est qu’ensuite, ils ne contrôlent plus rien. Et que la volatilité de ces nuages chimiques est très élevée, explique François Veillerette, porte-parole de Générations futures. Il y a donc un vrai risque d’exposition des espaces situés à proximité de la zone d’épandage. »

Interdit depuis 2009

Pourtant interdit depuis 2009 par une directive européenne, l’épandage aérien est toujours pratiqué sur le vieux continent. Via un système de dérogations, qu’accordent en France les préfectures. Selon quels critères un exploitant est-il autorisé à épandre ses pesticides par aéronef ? Quand les végétaux sont trop hauts pour être traités avec un engin terrestre, quand le relief est trop accidenté ou s’il y a des risques d’enfoncement des engins. La rapidité d’intervention sur des grandes surfaces sert aussi d’argument. Un avion ou un hélico traite dix à vingt fois plus vite qu’un tracteur, et 50 à 100 fois plus vite qu’un épandage manuel.

« Cette façon de poser des principes que l’on peut ensuite allègrement contourner, c’est très courant dans le droit de l’environnement », regrette-on au cabinet de Bernard Fau, avocat de l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF), qui traite diverses plaintes contre ces épandages. « Les dérogations sont tellement simples à obtenir que l’on se retrouve avec une règle qui s’applique exceptionnellement », décrit Benoit Hartmann, porte-parole de la fédération France nature environnement (FNE), qui rassemble 3 000 associations.

Jusqu’à dix passages sur la vigne

D’après un recensement publié par les ministères de l’Écologie et de l’Agriculture, 22 régions et 66 départements sont concernés par l’épandage aérien (en 2009). Seules la Normandie, la Bretagne et la Réunion ne sont pas survolés par des engins chargés de pesticides. 100 000 hectares sont soumis aux traitements chimiques aériens, soit 0,3% de la surface agricole utile [1]. Le nombre de passages peut être élevé : jusqu’à dix sur la vigne ou les bananes ! Les produits utilisés ont principalement des actions fongicides et insecticides. Sauf pour le riz, sur lequel on pulvérise plutôt des désherbants. Des traitements aériens sont aussi réalisés sur des forêts et espaces boisés, dans plus de 30 départements, pour chasser les chenilles processionnaires du pin et des feuillus.

Comment s’assurer de ne pas se promener au mauvais endroit au mauvais moment ? La réalisation d’un épandage doit normalement « faire l’objet d’une information du public et des syndicats apicoles au plus tard 48 heures avant le traitement et d’un balisage du chantier » [2]. A l’affichage en mairie s’ajoute une obligation de mention du traitement sur la parcelle elle-même. Mais qui prend la peine de se rendre deux fois par semaine consulter les informations municipales ?

Le grand public n’est pas informé

« Un agriculteur ne peut pas mettre des affiches tout le long d’un chemin qui longe son champ », remarque Sophie Primas, sénatrice UMP des Yvelines, et présidente d’une mission d’information sur les pesticides en 2012. « Dans l’idéal, il faudrait bloquer toutes les routes », ironise François Veillerette, qui assure avoir aperçu à plusieurs reprises, « des gens faire du vélo et des parents pousser des landaus à proximité d’épandages aériens ». « Nous avons beaucoup de plaintes de nos riverains sur ces défauts d’information », confirme Sophie Primas.

Autre problème souligné par la mission sénatoriale : le manque de contrôles « des conditions concrètes dans lesquelles sont réalisés les épandages et dont se plaignent de nombreux acteurs de terrain ». L’interdiction d’épandre à moins de 50 mètres des habitations et jardins ou des points d’eau consommable serait ainsi régulièrement violée, ainsi que l’obligation de s’assurer que le vent ne souffle pas trop fort.

« Constater le massacre sous les avions »

C’est sur la base du non-respect de ces règles liées à la vitesse du vent que Générations futures et Allassac ONGF ont attaqué des pomiculteurs de Corrèze en 2010. Relaxés en mars 2011, les trois prévenus ont affirmé que, vu le mouvement des branches et des herbes, ils pensaient que le vent soufflait en deçà des 19 km/h réglementaires. Les parties civiles se sont appuyés sur un relevé de météo France, selon lequel le vent soufflait à plus de 30 km/h le jour de l’épandage.

Les pesticides tombés du ciel posent aussi de sérieux problèmes aux apiculteurs. « Nous ne sommes jamais consultés ni prévenus à temps », regrette Olivier Belval, président l’Unaf. La loi stipule que les syndicats apicoles doivent être avertis au moins 48 heures avant. « C’est beaucoup trop court pour joindre les professionnels concernés et leur donner le temps de déplacer 200 ou 300 ruches, proteste Olivier Belval. Pour peu que l’info soit donnée la veille d’un week-end, les 48 heures sont vite passées ! On se retrouve souvent sous les avions à constater le massacre. »

Responsabilités partagées

A qui la faute ? A la vingtaine d’entreprises sous-traitantes et à leur flotte de 59 hélicoptères et 22 avions en charge des épandages ? [3] Au donneur d’ordre ? « Aux deux », a répondu le tribunal correctionnel d’Orléans en 2012, en condamnant solidairement l’entreprise chargée d’effectuer le traitement et l’agriculteur qui l’a commandé, suite à une plainte de l’Unaf pour épandage sans autorisation. L’identification du donneur d’ordre n’est pas toujours simple. Il arrive en effet que ce soit les services techniques des coopératives qui déterminent les programmes des traitements.


Pour les producteurs « sous contrats » avec des entreprises privées telle que Bonduelle [4], c’est l’industriel qui décide des traitements. « Chaque mode d’organisation mériterait d’être expertisé au plan juridique pour situer les responsabilités réelles de chaque maillon (donneur d’ordre, opérateur, autres intervenants professionnels) » signalait en 2010 un rapport remis aux ministres de l’Agriculture et de l’Écologie. Qui s’interrogeait aussi sur la responsabilité de l’autorité délivrant les dérogations... En l’occurrence les préfets.

Batailles judiciaires, du Loiret à la Guadeloupe

Dans le Loiret, les apiculteurs de l’Unaf ont demandé l’annulation d’une dérogation pour un épandage contre la pyrale du maïs opéré en 2010. « L’analyse de risque imposée par l’Union européenne n’avait pas été faite », détaille-t-on au cabinet de leur avocat, Bernard Fau. « De plus, le fait même d’autoriser un épandage au motif que les végétaux atteignent telle ou telle hauteur contrevient au principe d’interdiction. Puisque, par définition, un végétal est appelé à atteindre ladite hauteur à un moment donné. Il ne figure nulle part dans le texte européen que la taille des végétaux permet de déroger au principe de l’interdiction. Ce serait trop facile. » La demande d’annulation été rejetée par le tribunal. L’Unaf a fait appel.

En Guadeloupe, terre blessée par le scandale du Chlordécone [5], le dossier est particulièrement sensible. En décembre dernier, les magistrats de Basse-Terre, en Guadeloupe, ont annulé les arrêtés préfectoraux de juillet et octobre 2012 qui autorisaient des épandages aériens sur des plantations de bananes. Un collectif de défenseurs de l’environnement pointait la toxicité de l’adjuvant utilisé et l’absence d’analyses des fongicides utilisés.

Vers un moratoire ?

Les producteurs de bananes, soutenus par le ministre français de l’Outre-mer, Victorin Lurel, ont déposé de nouvelles demandes de dérogation, dont trois ont été accordées depuis le début de l’année 2013. Au désespoir du « collectif contre l’épandage aérien de pesticides en Guadeloupe ». En métropole, associations et syndicats d’apiculteurs sont sur le qui-vive. Remises aux préfectures fin mars, les demandes d’épandage devraient être rendues publiques dans les jours qui viennent. De nouvelles procédures judiciaires en perspective.

Que pense le gouvernement de la poursuite des épandages ? Opposé au moratoire réclamé par Europe Écologie-les Verts (EELV), le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a assuré en juillet 2012 que son objectif était « d’éviter de manière définitive ces épandages ». Les surfaces concernées « avaient déjà été réduit[e]s de 22% entre 2010 et 2011 », précisait le ministre socialiste. « Les recherches d’alternatives techniques, qui permettent de procéder à des traitements terrestres plutôt qu’aériens progressent, notamment pour les bananeraies », fait valoir de son côté l’élue UMP des Yvelines, Sophie Primas.

Question de rentabilité

Pour supprimer les épandages aériens, accompagner les agriculteurs est crucial. « Le passage au tout terrestre, en l’état actuel des choix de cultures, engendrerait des surcoûts pour la profession agricoles et pourrait fragiliser fortement des filières », note un rapport remis aux ministères de l’Agriculture et de l’Écologie en 2010. Mais seuls le riz, le maïs doux et le maïs pop-corn, ainsi que les bananes « seraient vraiment impactés au niveau économique » par un arrêt des épandages. Le vignoble également, mais « dans une moindre mesure ».

Pour Antonin Pépin, en charge du secteur agricole à la FNE, il faudrait renoncer aux monocultures intensives. Elles épuisent la terre et rendent les ravageurs résistants. « Et pour les endroits où c’est trop compliqué de traiter, il faut peut être simplement envisager d’autres cultures, ou d’autres modes de culture. » C’est peut-être là que le bât blesse. « La persistance de l’épandage aérien est caractéristique de l’incapacité de la France à s’imaginer sans pesticides », estime François Veillerette. Lors du Salon de l’agriculture en février, Stéphane Le Foll a réitéré son souhait de mettre fin aux épandages. Tout en soulignant que « cela prendra du temps ».

Nolwenn Weiler

article complet avec infographie : http://www.bastamag.net/article3054.html
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MessageSujet: Re: épandage aérien de pesticides en France Sam 25 Mai 2013 - 11:53

Andromaque a écrit:
(...) Pour Antonin Pépin, en charge du secteur agricole à la FNE, il faudrait renoncer aux monocultures intensives. Elles épuisent la terre et rendent les ravageurs résistants. « Et pour les endroits où c’est trop compliqué de traiter, il faut peut être simplement envisager d’autres cultures, ou d’autres modes de culture. » C’est peut-être là que le bât blesse. « La persistance de l’épandage aérien est caractéristique de l’incapacité de la France à s’imaginer sans pesticides », estime François Veillerette. Lors du Salon de l’agriculture en février, Stéphane Le Foll a réitéré son souhait de mettre fin aux épandages. Tout en soulignant que « cela prendra du temps ».

Nolwenn Weiler

article complet avec infographie : http://www.bastamag.net/article3054.html
Voilà la conclusion que tout le monde devrait avoir en tête...

On en parle que des cultures mais il me semble aussi qu'on fai(sai)t de l'épandage aérien contre les moustiques sur le Bassin d'Arcachon et autres zones plutôt marécageuses et touristiques...
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MessageSujet: Re: épandage aérien de pesticides en France Lun 3 Juin 2013 - 10:26

C'est pas encore gagné, même si ça bouge un peu.
En attendant, voilà ce qui se passe en Guadeloupe :

La Guadeloupe manifeste contre l'épandage aérien
Le Monde.fr | 31.05.2013
Par Martine Valo


Non aux épandages aériens de pesticides. Tout ce que la Guadeloupe compte de comités de défense de l'environnement et de la santé – près d'une trentaine d'organisations – a appelé à manifester, samedi 1er juin, à Pointe-à-Pitre, contre le traitement par épandage aérien des plantations de bananes. Ecologistes, médecins, apiculteurs, militants syndicaux et de partis de gauche : l'appel est large. Il a même essaimé en métropole où des apiculteurs de Midi-Pyrénées projettent de se rassembler à leur tour contre cette pratique, devant la préfecture de région à Toulouse, le 8 juin.
Officiellement interdit en France depuis une directive européenne de 2009, sauf dérogations particulières, l'épandage par voie aérienne ne concerne pas que les Antilles. Mais dans ces territoires de taille limitée, qui souffrent aujourd'hui et pour des siècles encore de la pollution aux pesticides d'une partie de leurs sols, de leurs rivières et de leur littoral – en particulier au chlordécone – l'exaspération est sous-jacente. D'autant que l'histoire semble vouloir se répéter.

VICTOIRE INÉDITE

Le 10 décembre 2012, quatre associations locales obtenaient une victoire inédite. A leur demande, le tribunal administratif de Basse-Terre avait décidé d'annuler les arrêtés du préfet de région qui autorisaient les producteurs de bananes à lutter par voie aérienne contre deux espèces de champignons responsables des redoutables cercosporioses jaune et noire. Les plaignants dénonçaient les risques pour l'environnement et pour la santé des populations. Seule une distance de sécurité de 50 mètres des maisons, des écoles et des cours d'eau est prévue, alors que la Guadeloupe est fréquemment balayée par les vents tropicaux. Les journaux locaux ont plus d'une fois rapporté le mécontentement de riverains "aspergés" chez eux.

Arguant qu'ils n'ont pas trouvé de solution plus efficace et que des pulvérisations terrestres feraient courir des risques sanitaires à leurs salariés agricoles, le groupement Les Producteurs de Guadeloupe a déposé – après leurs homologues de la Martinique – une nouvelle demande d'autorisation pour douze mois cette fois au lieu de six. En mars, au moment de l'enquête publique, les opposants se sont à nouveau mobilisés. "Echaudés par la tragédie du chlordécone, nous demandons l'abrogation de cette dérogation et l'organisation d'une concertation sur la politique bananière durable et écologique en Guadeloupe", proclamaient-ils dans une pétition signée par plus de 10 000 personnes – un beau score à l'échelle des Antilles.

ACCUMULATION DE PESTICIDES

La dérogation s'est un peu fait attendre, sans plus : l'actuelle préfète de Guadeloupe l'a accordée le 29 avril – comme son homologue de Fort-de-France. Son arrêté stipule simplement quelques restrictions pour certaines zones où habitations et plantations sont très imbriquées. Comme elles le sont dans la majorité du territoire concerné, rétorquent les associations pionnières qui y voient une raison pour interdire l'épandage aérien. Trois d'entre elles s'apprêtent à déposer un nouveau recours en annulation de cet arrêté dans les prochains jours.

Pour ne rien simplifier, le ministère de l'agriculture a de son côté attaqué la décision du tribunal administratif de Basse-Terre, qui avait donné raison aux défenseurs de l'environnement. "Toutes ces poursuites juridiques vont finir par nous épuiser : en temps, énergie, frais d'avocats", redoute Béatrice Ibéné, vétérinaire figure du Comité contre l'épandage aérien. Avec d'autres professionnels de santé, elle réclame des études sur les éventuels effets cocktail résultant des produits phytosanitaires contre les circercosporioses épandus par avion, sur des terres dans lesquelles d'autres pesticides se sont accumulés depuis les années 1960.

Lire aussi : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/16/guadeloupe-monstre-chimique_3160656_3244.html

"La décision du tribunal administratif a été historique et la présidente du tribunal n'a même pas été mutée ! Personne n'avait jamais gagné contre l'Etat dans les ex-colonies !", s'enthousiasment néanmoins les membres d'un cercle Vigilance citoyenne, qui se réunit depuis cette victoire, deux fois par mois pour débattre de questions de pollution et d'engagement responsable. Dominé par la monoculture intensive de la canne à sucre et de la banane cavendish destinées à l'exportation, c'est le modèle agricole des Antilles françaises qu'ils interpellent. Il n'existe que vingt-huit producteurs bio en Guadeloupe (sur 6 000) et pas un seul ne cultive de la banane. Non pas parce que ce ne serait pas possible sur le plan agronomique, mais parce que l'organisation actuelle du marché n'est pas prête à leur faire une place, explique en substance un représentant de la filière bio, convaincu qu'il est temps de montrer que l'on peut produire autrement dans ce lieu de la biodiversité qu'est encore la Guadeloupe.

Martine Valo
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MessageSujet: Re: épandage aérien de pesticides en France Lun 3 Juin 2013 - 20:13

Merci...
C'est déjà bien d'être informés... J'suis sûre qu'une grande partie de la population ignore les épandages aériens.
Bravo La guadeloupe.
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MessageSujet: Re: épandage aérien de pesticides en France Mar 4 Juin 2013 - 11:50

c'est clair que le manque d'information de la population est flagrant en matière environnementale, y compris chez les décideurs politiques (ce qui est inquiétant).
D'où l'importance de diffuser toutes ces informations.
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MessageSujet: Re: épandage aérien de pesticides en France Jeu 8 Mai 2014 - 13:33

http://www.reporterre.net/spip.php?article5829 a écrit:
Ecologie
L’épandage aérien de pesticides est enfin interdit
Bénédicte Martin (Reporterre)
jeudi 8 mai 2014

C’est une belle victoire de la société civile : le Conseil d’Etat a suspendu le 6 mai les autorisations d’épandage aérien de pesticides en France. La bataille juridique a été menée par des environnementalistes antillais.

La semaine dernière, des associations antillaises étaient venues à Paris pour présenter devant le Conseil d’Etat, une demande d’abrogation de l’arrêté permettant de déroger à l’interdiction de l’épandage aérien de pesticides en France. Nous avions rencontré Béatrice Ibéné, présidente de l’Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la faune des Antilles (ASFA) et porte-parole du mouvement de lutte contre les épandages aériens en Guadeloupe.

Le Conseil d’Etat vient de donner sa réponse : son ordonnance interdit cette pratique en France et condamne les ministères concernés à verser mille euros aux associations.

Malgré leur interdiction par le règlement européen de 2009, les épandages aériens continuaient en France, profitant d’un arrêté ministériel autorisant des demandes de dérogations.

Les Antilles, où l’on cultive intensivement les bananes, se battaient depuis plusieurs années pour empêcher les ballets d’avions au-dessus de leurs têtes. Déjà très touchée par la pollution au chlordécone, la population ne supportait plus de voir les îles saupoudrées de produits phytosanitaires toute l’année, au mépris de la santé des habitants et de la biodiversité exceptionnelle des Antilles.

Depuis 2012, les associations ASFA, EnVie-Santé et AMAZONA œuvrant pour la protection de la nature et la santé des habitants, avaient déposé des recours devant les tribunaux administratifs de l’ile de la Guadeloupe et gagné à chaque fois. Mais les demandes de dérogations aux épandages continuaient et la Martinique restait durement touchée par les pulvérisations de fongicides.

En obtenant, lundi 6 mai 2014, la suspension de l’arrêté par le Conseil d’Etat, les associations font cesser définitivement ces pratiques dangereuses pour la santé publique en se faisant entendre à l’échelon suprême de la juridiction administrative. Les épandages aériens ne pourront plus avoir lieu dans les autres départements français, comme en Bourgogne où des protecteurs de la nature et de la santé bataillaient aussi contre cette pratique. C’est une belle victoire de la société civile.

Texte de l’ordonnance à télécharger

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MessageSujet: Re: épandage aérien de pesticides en France Lun 9 Juin 2014 - 15:12

et les chemtrails dans tout çà ? la géoingénierie pour gérer le rayonnement solaire = épandage de produits toxiques (baryum, etc) dirigés en réalité vers la population (projet haarp)
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