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[Article] Au Chili, l’algue rouge de l’agar-agar menacée de disparition

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matali
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MessageSujet: [Article] Au Chili, l’algue rouge de l’agar-agar menacée de disparition Dim 13 Nov 2016 - 19:36

https://www.goodplanet.info/actualite/2016/11/13/chili-lalgue-rouge-de-lagar-agar-menacee-de-disparition/ a écrit:
Coihuín (Chile) (AFP) – C’est une algue rouge qui permet de fabriquer l’agar-agar, un gélifiant prisé des végétariens, mais au Chili, l’un de ses principaux producteurs mondiaux, elle est désormais menacée d’extinction après des années de surexploitation.

Sur la plage de Coihuin, dans le sud du pays, les pêcheurs-agriculteurs, aidés de vieilles carrioles tirées par des chevaux, sont en pleines semailles de l’algue Gracilaria chilensis, qui pousse dans le sable de cette baie caressée par les eaux froides de l’océan Pacifique.

Une fois transformée, l’algue donnera naissance à l’agar-agar, un gélifiant végétal utilisé en cuisine et dans l’industrie agroalimentaire pour faire des gelées, confitures, glaces et bonbons. Au cours des dernières années, elle a rencontré un grand succès : les végétariens et les adeptes de religions interdisant la consommation de porc la préfèrent à la gélatine d’origine animale.

Le Chili, l’Espagne et le Japon, les trois principaux producteurs mondiaux, représentent 60% de la production mondiale, selon le gouvernement chilien et l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Le pays sud-américain en exporte chaque année 1.800 tonnes, presque entièrement destinées au marché asiatique (Japon, Chine, Thaïlande).

Près de Puerto Montt, à environ 1.000 kilomètres au sud de Santiago, l’algue rouge est au coeur d’une activité encore très artisanale, où l’on sème à la main, sans l’aide d’aucune machine.

« D’ici quinze jours, on pourra faire la première taille », explique Carlos Leiva, l’un des pêcheurs. « Après, on va faire encore deux ou trois récoltes jusqu’à février-mars », affirme le pêcheur.

Cette algue « a pour propriété de pouvoir vivre enterrée dans le sable », souligne Alejandro Buschmann, directeur du Centre de recherche et développement en ressources et environnements marins (i-mar). « Il y a très peu d’algues qui peuvent le faire, cela la rend unique », souligne-t-il.

Carlos Leiva se souvient avoir commencé enfant, comme la plupart de ses collègues, à récolter ces algues, mais depuis cette époque, la surexploitation a presque été fatale à l’un des grands produits d’exportation du pays.

Car si avant, il suffisait de se pencher pour ramasser cet « or rouge » qu’offrait généreusement la nature, désormais il est obligatoire de le semer d’abord.

« Il y a des années, tout ça était rempli, (les algues) arrivaient jusqu’à nos genoux, même jusqu’à la ceinture », raconte, nostalgique, un autre agriculteur-pêcheur de Coihuin, Pedro Soto, en montrant l’immense étendue de sable où est cultivée l’algue.

« Il n’y avait pas un seul endroit » sans ces filaments rouges. « Cette année, il y en a moins », déplore-t-il.

« Pratiquement toutes les algues (rouges qui se trouvaient naturellement sur la côté sud chilienne, ndlr) ont disparu », regrette aussi Alejandro Buschmann.

L’an dernier, une étude de la Faculté de sciences biologiques de l’Université catholique du Chili, en partenariat avec le CNRS français, a mis en garde contre le « danger d’extinction » de cette algue qui était déjà utilisée comme aliment ou traitement traditionnel il y a près de 15.000 ans, par les premiers habitants du sud du Chili.

La surexploitation n’est pas la seule en cause : un ver qui se nourrit de cette algue et les résidus polluants des fermes à saumon locales ont également mis en péril cette activité artisanale qui fait vivre actuellement quelque 2.000 personnes.

« La pisciculture a fait que la plage s’est remplie d’excréments de saumons », pénalisant la production d’algues, explique Pedro Soto.

Les prix ont également chuté
: le kilo mouillé de Gracilaria chilensis se vend environ 70 pesos (0,10 centimes de dollars), contre 400 dans les années 1980.

Outre son usage dans le domaine alimentaire, l’agar-agar, qui est fabriqué à 65% à partir de cette variété d’algue, est utilisée dans la cosmétique, les colorants textiles, l’industrie plastique… Le gélifiant est également populaire au Japon comme coupe-faim dans les régimes.

Le long de ses 4.500 kilomètres de côtes, le Chili produit d’autres types d’algues, en exportant au total 6.000 tonnes chaque année. En 2015, cette activité a généré 246 millions de dollars en exportations, selon l’Institut de la pêche (Ifop).

© AFP
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MessageSujet: Re: [Article] Au Chili, l’algue rouge de l’agar-agar menacée de disparition Dim 8 Jan 2017 - 18:02

J'avais lu ce post avec intérêt, aujourd'hui j'apporte mon témoignage :

J'utilise environ 200 g d'agar-agar en poudre tous les 3 mois (pour faire de l'eau gélifiée anti fausse-route)

Jusqu'à présent je n'avais eu aucun problème d'approvisionnement, mais hier j'ai ramé pour en trouver 200g. Je commandais du bio espagnol, je n'en ai plus trouvé de "bio", mais celui que j'ai trouvé est également espagnol

D'ailleurs je ne sais pas ce qui fait la différence entre bio et pas bio pour l'agar-agar ? Je n'ai pas trouvé d'explication sur le net (mais je n'ai pas beaucoup cherché). Je commandais bio par principe, et le non bio est beaucoup moins cher

Bref apparemment la pénurie nous guette...    aucune envie de passer à la gélatine pour faire l'eau gélifiée
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matali
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MessageSujet: Re: [Article] Au Chili, l’algue rouge de l’agar-agar menacée de disparition Dim 8 Jan 2017 - 19:48

Ta dernière remarque s'entend mais utiliser l'agar agar pour faire un produit ménager par exemple est moins recevable...
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MessageSujet: Re: [Article] Au Chili, l’algue rouge de l’agar-agar menacée de disparition Mar 10 Jan 2017 - 21:11

Effectivement ce n'est pas un produit à "gaspiller" en produits ménagers ou même en cosmétique, d'autres produits sont tout aussi efficaces, voir plus

L'agar-agar est trop précieux pour les alimentations un peu spéciales, merci tout le monde de le préserver pour cet usage

J'ai enfin trouvé mon bonheur, de l'agar-agar bio qui est récolté sur la côte basque. Et par la même occasion j'ai trouvé la réponse à ma question "différence entre bio et non-bio". Voici des extraits de l'article d'un site commercial à ce sujet qui me paraît "vrai" :

"En bio comme en non bio, il est extrait d’une algue échouée sur les côtes. C’est le processus de transformation qui fait qu’il peut être ou non certifié bio, pas l’origine de la matière première. En conventionnel, l’agar-agar peut être mis à sécher des mois durant dans des entrepôts, comme du foin. Il est ensuite désodorisé et blanchi par traitement chimique. En bio, en revanche, l’algue est toujours travaillée fraîche. On n’utilise aucun produit chimique pour la blanchir ni la désodoriser. Certaines étapes ont été particulièrement complexes à adapter…

L’agar-agar est un extrait d’algues rouges. Il constitue la principale alternative végétale à la gélatine animale (rappelons-le, cette dernière est obtenue à partir des os, de la peau et des ligaments des bêtes d’équarrissage, généralement du porc, plus rarement du boeuf).
Biologiquement parlant, l’agar-agar est un polysaccharide constitué essentiellement d’agarose et d’agaropectine, substances dont la présence motive son usage comme gélifiant, épaississant et stabilisant.
En cuisine, on utilise donc l’agar-agar comme un additif, c’est-à-dire en des proportions infinitésimales (de 1 à 8 grammes par préparation). Il permet de réaliser des gelées, des flans ou encore des entremets sans gélatine ni oeufs. Il n’apporte ni odeur, ni goût, ni calories aux préparations. Pour jouer son rôle, il doit seulement être mélangé à un liquide qui sera porté à ébullition puis refroidi.

Notre agar-agar est extrait d’une algue rouge (Gelidium Sesquipedale). Il s’agit d’une variété sauvage peuplant les fonds rocheux de la côte basque, qui prolifère dans une eau classée « haute qualité sanitaire ». Elle se détache naturellement des fonds marins sous l’action de la mer, lors des tempêtes, pour venir s’échouer entre Biarritz et Hendaye quelque part entre septembre et novembre.

Autant dire que c’est bel et bien la nature qui détermine le calendrier, et que le récoltant n’a plus qu’à être fin prêt le jour J ! Pour tout vous avouer, on a voulu aller voir… Mais l’algue a été plus rapide que nous. Et comme elle n’est pas du genre à prendre rendez-vous… C’est raté ! Pour cette fois…

Le Gelidium Sesquipedale étant défini comme une espèce locale non menacée d’extinction, la récolte des échouages n’affecte pas la stabilité de l’écosystème. Si des essais de cultures ont été menés, il s’avère à la fois plus efficace et logique de laisser l’algue se décrocher naturellement du fond de la mer. Elle nous parvient ainsi au top de ses vertus, au meilleur moment pour elle. Des tentatives de cueillette par des plongeurs ont également été abandonnées, les algues ne repoussant pas après leur passage. Quand la mer a terminé son travail, la main de l’homme peut prendre le relais… Et là, c’est du boulot !

1) Fraîchement récoltées sur le sable et encore humides, les algues sont pesées.
2) Elles sont lavées au moins trois fois à grande eau pour en retirer les saletés (sel, cailloux), la chlorophylle et les pigments rouges.
3) Bien proprettes, les algues passent en autoclave pendant 3 ou 4 heures dans une eau à 121 °C, ce qui permet de récupérer une eau de cuisson riche de leurs propriétés gélifiantes. Les algues sont quant à elles recyclées sous forme de compost.
4) L’extrait d’algues ainsi obtenu est filtré sur une fine poudre de coquillages fossiles qui captera ses impuretés.
5) L’agar-agar, brûlant, est refroidi. Il forme alors un gel, que l’on nettoie à son tour dans une eau déminéralisée.
6) Bloqué entre deux plaques perforées sur lesquelles on exerce une forte pression, le gel libère une grande quantité d’eau. Il est ensuite placé dans un séchoir pour être déshydraté à la vapeur d’eau.
7) On récupère alors des paillettes plus ou moins grossières, qui sont ensuite broyées… pour donner la poudre tant convoitée !"


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MessageSujet: Re: [Article] Au Chili, l’algue rouge de l’agar-agar menacée de disparition Mer 11 Jan 2017 - 12:44

Génial, emrci,t rès intéressant.
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MessageSujet: Re: [Article] Au Chili, l’algue rouge de l’agar-agar menacée de disparition

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